Lumières changeantes – Photographier dans la rue avec un boîtier basique

La luminosité change vite, trop vite. Le vent chasse un nuage pour aussitôt en amener un autre. L’alternance soleil-nuage rend l’exposition difficile. Quand on ne dispose que du mode manuel, il faut attendre que la lumière revienne et déclencher rapidement. Dans ce genre de situation, je préfère utiliser un reflex argentique du type autofocus avec priorité ouverture par exemple et pouvoir effectuer une mesure rapide et précise, comme l’EOS 3, tout en jonglant avec la molette arrière pour sous-exposer ou surexposer une scène. Les appareils basiques ne permettent pas de gérer l’exposition sans quitter l’œil du viseur ni même la mémoriser. Il faut alors que la luminosité soit constante ou avoir le temps de modifier ses réglages.

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Pellicule APX 100 – Olympus OM 2000 – Zuiko 35 mm

Avec un boîtier du type Olympus OM, Canon AE1 ou Minolta X500, le couple vitesse / ouverture est réglé définitivement pour la lumière du soleil. Le déclenchement peut intervenir dès que le soleil refait son apparition. C’est un choix de paresseux. Je n’ai pas envie de m’enquiquiner avec les réglages de l’appareil à chaque changement de luminosité. Mon but c’est d’être le plus possible libérés de toute contraintes techniques même si je passe à côté d’une belle occasion. Si quelque chose d’intéressant à photographier alors que je me trouve à l’ombre, dans ce cas je m’autorise un déréglage de l’appareil après une nouvelle mesure de l’exposition. Ma main fait office de référence pour calculer l’exposition et je conserve les valeurs ouverture et vitesse tout le temps où je reste dans les mêmes conditions de luminosité. Cela me laisse plus de temps pour choisir un cadrage.

Voilà, c’est ma façon de procéder quand je photographie ans la rue avec un boîtier argentique des années 80.  Je ne recommande pas cette méthode de travail. Chacun procède comme il l’entend. Je ne vois pas pourquoi j’irai imposer mes vieilles manies. D’ailleurs, il n’existe pas une méthode pour photographier dans la rue. Certains vont être particulièrement attentif à l’instant et d’autres vont soigner l’ambiance, les contrastes. Tout dépend de la personnalité du photographe de son expérience terrain, de son matériel et du style recherché. Personnellement, j’aime bien me simplifier la vie. Moins j’ai d’options, mieux je me porte dans l’action et plus j’ai de plaisir à déclencher. Mais je ferais certainement autrement avec un numérique hybride et encore différemment avec un Nikon D810. 

6 réactions sur “Lumières changeantes – Photographier dans la rue avec un boîtier basique

  1. Je n’ai que des vieux appareils manuels (Nikon FM2 Leica CL). En balade, j’ai mon appareil à la main, prêt à tirer ( 🙂 ). À f/8 ou f/11 je me regle sur l’hyperfocale et je fais une mesure de la lumière sur un gris ou sur ma main éclairé un peu comme le reste.
    Une photo se présente, je shoote sans réfléchir. J’ai au moins ça. Ensuite je regle ou je change la profondeur de champ.
    Si la lumière change pendant ma promenade (nuages, passage de rue sombre…), je regle juste la vitesse.

    Je ne sais pas si c’est transposable aux appareils numériques mais c’est d’une rapidité redoutable…

    • Même procédure pour moi : hyperfocale sur les objectifs Zuiko. Diaphragme fermé à F/8 ou F/5,6. Seule la vitesse change. Mais quand le soleil fait des apparitions/disparitions brusques, rien de tel qu’un reflex argentique tel qu’un EOS 3, EOS 30v, EOS 1V ou Nikon F100 / F80 etc …

  2. Merci Fred pour ce partage d’expérience intéressant. Personnellement, j’aime bien travailler avec les vitesses 1/250 voir 1/125. J’adapte l’exposition constamment , la plus part du temp au feeling, en changeant l’ouverture. Lorsque je suis limite avec l’ouverture, je change la vitesse. J’utilise la plupart du temps la même sensibilité (400 iso) et souvent la même pellicule (trix). C’est deux paramètres me donnent satisfaction au niveau de la « plastique » et avec le temps il me permettent assez facilement de juger de l’exposition.

    • Bonjour Jean et merci pour ton témoignage. Cette façon de procéder te permet d’être toujours dans l’action et peut-être d’être au plus juste quant à l’exposition. C’est la méthode que j’emploie lorsque je travaille avec un reflex argentique autofocus comme l’EOS 30v. Parfois il faut se méfier des changements brusques de lumière à cause des vents forts qui poussent les nuages avec une telle rapidité que l’on alterne rapidement du clair au sombre sans crier gare.

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