Vol de photos en milieu public – Johnny Stiletto

La mémoire à l’affût

Le livre de Johnny Stiletto « Shot from the hip » que je viens d’acquérir me sert en ce moment de livre de chevet.

Johnny Stiletto, que tout le monde ne connaît pas, est le pseudonyme, suppose-t-on, d’un photographe des années 80 qui souhaite faire profiter de son expérience tout en restant anonyme. Il est Anglais et cela se voit et se sent dans les écrits qui accompagnent les photos du bouquin. Le ton est très « british » et la langue parfaitement maîtrisée de façon classique donc facile à lire.  Lire la suite

Photographies d’avant – Fuji Superia 200

Pellicule numérisée Lille photo ancienne

J’ai pris cette photo dans un musée de campagne il y a une dizaine d’années avec une pellicule Fuji Superia 200. Je n’ai pas touché à ce film depuis longtemps. Le noir et blanc a pris trop de place dans mes travaux personnels. Les photos de Piotr et d’Isa Gelb me donnent envie de revenir à la photographie plasticienne avec ce genre de pellicule. Un jour, peut-être …

Portrait des années 50 et fausses images rétro

J’ai fait ce portrait avec une pellicule Kodak tri-X 400. Le choix de l’argentique n’avait pas pour but de souligner le thème rétro. Si j’avais voulu faire croire à une photo prise dans les années 50, j’aurais utilisé autre chose qu’une pellicule moderne. Ou alors, j’aurais pu éventuellement recourir à un développement alternatif du film mais là n’était pas mon objectif. C’était lors d’un festival vintage dans le Pas-de-Calais. J’étais venu photographier des passionnés de vieilles bagnoles. La Kodak Tri-X était tout ce qui me restait dans le boîtier. Il a bien fallu faire avec. J’aurais bien aimé réaliser cette photo avec de la Kodachrome, mais faut pas rêver. Ce film mythique ne reviendra certainement jamais.

Portrait noir et blanc style après guerre jeep américaine costume d'époque

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Kodak Tri-X, la meilleure pellicule en photographie de rue

J’ai commencé à photographier dans la rue parce que je ne trouvais pas assez de sujets intéressants pour assouvir ma soif de photographies noir et blanc. Je voulais simplement produire du beau noir et blanc. J’avais besoin de m’entraîner. La rue était un prétexte. Elle m’offrait la possibilité de produire des images sans limite. Au fil des années, photographier dans la rue est devenu une habitude. J’ai rapidement adopté la Kodak Tri-X.

La Kodak Tri-X 400 est parfaite en toutes circonstances. Elle assure même lorsque la lumière est médiocre. Beaucoup de photographes ne remplaceraient pour rien au monde la Tri-X par une autre émulsion. L’attachement est grand. Ses détracteurs lui reprochent son grain trop dur et trop visible. Ceux qui préfèrent les images lisses et propres, passez votre chemin. Son aspect rugueux colle bien à la réalité de la rue. La Kodak Tri-X est certainement la meilleure pellicule en photographie de rue.

 

Photographies noir et blanc sans retouche

Ah, si on pouvait se passer de la retouche de nos images, ce serait un soulagement. La retouche n’est pas une partie de plaisir pour le photographe. Personne n’a envie de perdre son temps en post-production. Nous aimerions être plus souvent derrière l’objectif et ne penser qu’à l’image. Pourtant, la retouche photo est une étape presque obligatoire dans le processus photographique. Une image est rarement considérée définitive temps qu’elle n’a pas subi un lavage, rinçage et essorage. Une fois imprimée sur la pellicule ( ou sur le capteur ), il reste encore pas mal de taff avant d’arriver à un résultat digne d’une impression ou une publication sur le net. Il y a toujours ici et là des corrections ou des améliorations à apporter. Moi, cela me fatigue cette quête de perfection.

Photographie argentique portrait pin-up retro Lille

Si on veut produire des photographies noir et blanc sans retouche, alors il vaut mieux s’appliquer lors de la prise de vue. Malheureusement, certaines situations ne permettent pas d’obtenir une image parfaite directement. Il faut soit accepter les défauts, soit refuser tout bonnement l’image. Pour ma part, j’ai choisi de me contenter des photographies brutes et de laisser tomber les retouches, au moins en ce qui concerne les travaux personnels comme dans cette série de photographies de rues scannées telles quelles. Je ne me vois pas remettre aux clients des images trop sombres ou trop contrastées.

J’ai donc décidé de ne plus corriger les défauts et les erreurs d’exposition de mes photographies noir et blanc. Si une photo nécessite un ajustement des contrastes ou un éclaircissement local, je n’en ferai rien. Elle restera telle quelle. Et si les retouches sont importantes, alors cela signifie qu’elle est ratée. Elle ne mérite donc pas une deuxième chance. Reste le problème des pétouilles sur la pellicule. Seule la bombe à air sec sera autorisée pour débarrasser le film des poussières.