Défi noir et blanc rétro

Je viens de terminer deux films Kentmere en 100 ISO. J’attends de voir ce que vont donner les développements. Je me suis lancé dans une expérience un peu particulière avec ce film. La totalité de la bande a été exposée une première fois avec des textures et des sujets quelconques mais contrastés. J’ai fait un second passage en choisissant des sujets précis. J’espère qu’il n’y aura pas trop de chevauchement entre la première et la deuxième prise. Normalement non. Le chargement de la pellicule est automatisé sur le Canon EOS30v, il ne devrait pas y avoir trop de décalage. Les vues superposées devraient théoriquement s’aligner à peu près. D’habitude, les surimpressions, je les fais vue par vue et avec parcimonie, comme sur la photo des péniches ci-contre. Cette fois, c’est toute la bande qui a été exposée avant de redémarrer à zéro quelques jours plus tard. Je n’ai donc aucune idée des sujets qui vont apparaître et de quelle manière. On verra bien ce que le hasard me réserve. On en reparlera dimanche prochain.

Poursuivre la lecture de « Défi noir et blanc rétro »

Kodak Portra périmée

Kodak Portra portrait famille

Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Le shooting famille du week-end dernier a été réalisé avec de la Kodak Portra périmée. Je n’ai pas prêté attention à la date de péremption. D’habitude, je suis vigilent par rapport à ce genre de chose. Du coup, le résultat n’est pas celui escompté. Les couleurs sont fades. Pourtant la date butoir remonte à l’année dernière seulement. On dirait une pellicule vieille de 10 ans.

Poursuivre la lecture de « Kodak Portra périmée »

Portrait aux couleurs de l’été

J’ai commencé la saison estivale avec des portraits couleurs en argentique. J’aime quand on perçoit les couleurs chaudes de l’été dans les photographies de portraits. L’idéal est d’attendre la fin de journée si on veut faire ressortir la couleur dorée. Je préfère démarrer les séances photo après 19H30 en cette période. Encore une fois, ce sont des photos faciles. Tout est dans la lumière et dans le sourire de mon modèle. J’ai choisi la Kodak Ultramax mais j’aurais pu la remplacer par une Kodak Portra ou même une Kodak Gold. Le résultat aurait été tout aussi bien.

Pellicule Kodak Ultramax

J’ai utilisé le 24-70 F4 sur le Canon EOS 3, pas de second boîtier et un seul objectif. C’est toujours tentant d’embarquer une ou deux focales fixes en plus afin de varier les effets visuels mais on risque de passer à côté de l’essentiel en changeant d’objectif trop souvent. Ma priorité était la lumière. Je devais aussi mettre à l’aise la jeune femme et faire attention à ce que les poses restent naturelles. Les focales fixes sont parfaites pour cadrer juste et mettre en valeur une personne mais avec un 24-70, on passe du grand angle au 50 mm en un tour de poignée. Lors d’une prochaine séance, je reviendrai au Sigma 50 mm ART et peut-être que je jouerai principalement sur la profondeur de champ. Je n’en sais rien. Tout dépend de la situation, de la personne en face ou de l’envie du moment mais je n’en fais pas une règle absolue.

Debuter la photographie argentique en 2020

À l’heure de la « photophonie », débuter la photographie en argentique paraît presque incongru. Qu’est-ce-qui pourrait bien pousser un individu à se lancer dans une activité photo avec des outils archaïques alors que le téléphone portable sait faire la même chose en plus rapide et en mieux selon certains ? Un filtre numérique ne coûte rien et peu de personnes sont capables de voir une réelle différence entre une photographie argentique et une image issue d’un APN. Le passionné sait faire le distinguo mais pas le grand public. Dans le contexte économique actuel, acheter de la pellicule argentique dans le cadre d’une activité professionnelle semble dénué de sens. Pourquoi se lancer dans la photographie argentique en 2020 ? Un photographe déjà équipé qui se refuse d’abandonner un savoir-faire, on peut comprendre mais un jeune qui débute ?

Poursuivre la lecture de « Debuter la photographie argentique en 2020 »
Pellicule Ilford HP5

Ruptures chez ILFORD

Je serai bientôt à court de pellicules noir et blanc Ilford. Je n’ai pas anticipé les problèmes d’approvisionnement. Ilford avait fermé son usine à cause du confinement et je n’étais pas au courant, du coup les revendeurs sont en ruptures de stocks. C’est la première fois que je me retrouve à sec. Il me reste deux pellicules HP5 et une Delta 100 seulement et les séances portraits qui ont repris. À nouveau, je vais devoir changer le fusil d’épaule. Retour à la Kodak TMAX. Ce changement temporaire de référence de pellicules n’a aucune incidence sur le prix de ma prestation et personne ne se rendra compte des légères différences au niveau rendu. Je présente des tirages noir et blanc et c’est ce qui compte. Le process et les matériaux utilisés n’intéressent pas vraiment le client. Parfois, j’oublie de repréciser qu’il s’agit d’une prestation argentique. Certains s’en étonnent pendant le shooting. Non, la seule différence notable réside dans ma façon d’exploiter la pellicule. Les HP5 encaissent bien les écarts d’exposition, la TMAX un peu moins. Il faut y penser, c’est tout.

Poursuivre la lecture de « Ruptures chez ILFORD »

Rollei retro car

Je ne photographie plus les voitures de collection. Il y a encore quelques années, j’allais sur l’esplanade de Lille me pencher sur les belles américaines et les tractions avant. Pourtant, je n’ai jamais été fan de mécanique automobile. Ce qui m’intéressait, c’était le rendu en noir et blanc des chromes et de la tôle. Je trouvais que les pellicules noir et blanc comme la Rollei Retro et ce genre de sujet s’accommodaient bien. Je procédais toujours de la même manière : un petit 24×36 chargé en Rollei, un 50 mm ouvert à F2,8 et je photographiais les calandres, les phares ou les jantes. Ne me demandez pas pourquoi toujours la même ouverture, je ne sais pas. Certainement par fainéantise et parce qu’à F2,8 et à cette distance du sujet au 50 mm, le regard s’arrête sur ce que l’on a visé sans perdre trop de détails en arrière-plan.

Rollei Retro 100

Les mariés pieds nus sur le sable

J’ai emmené les mariés sur le sable de la Côte d’Opale. Ils avaient envie d’une séance photo à la mer après leur mariage. Cela fait partie du contrat. La séance After-Day inventée par les américains a fait depuis quelques années des émules en France.

Les mariés pieds nus sur le sable - Photographies après mariage en noir et blanc - Côte d'Opale

Mariages en noir et blanc dans les Hauts de France

Un sujet photo à chaque coin de rue

Poursuivre la lecture de « Un sujet photo à chaque coin de rue »

Portrait en noir et blanc argentique sur pellicule Kodak Tmax 400

Voici un portrait réalisé au 50 mm avec de la pellicule Kodak TMAX 400. Un portrait au naturel sans artifice ni effet de flou. Je sais, la mode de la faible profondeur de champ persiste encore. On m’a fait la remarque récemment : le photographe doit avoir « une patte graphique ». Je ne suis pas sûr que cette personne sache vraiment de quoi elle parle. Que ce soit pour le plaisir ou pour une commande client, je préfère ne pas tricher. Je photographie les gens en toute simplicité. Le flou / net ne s’impose pas à chaque fois. Personnellement, j’évite de remplir les images avec des effets ravageurs. L’expression de la personne photographiée, son attitude et les bons moments décisifs me suffisent amplement.

Poursuivre la lecture de « Portrait en noir et blanc argentique sur pellicule Kodak Tmax 400 »

Wambrechies en double expo argentique

Ces deux photographies ont été prises en surimpression sur une pellicule Agfa APX 100. C’est une double expo argentique facile à réaliser. La première vue correspond au port de plaisance de Wambrechies et la deuxième, il s’agit de la très ancienne distillerie Clayessens connue pour son Genièvre. Les deux photos ont été faites à 5 minutes d’intervalle. J’avais programmé l’option d’exposition multiple du Canon Eos 30v. J’ai choisi de surimprimer deux vues, l’appareil peut enregistrer 9 vues en surimpression. Ici, le boitier est resté bloqué sur la première prise jusqu’au second déclenchement. Le port de plaisance a été exposé plutôt pour les hautes lumières de telle manière à assombrir le plan d’eau. Les bâtiments de la distillerie apparaissent clairement grâce à la masse sombre de la première vue.