Le mode manuel avec un Canon EOS

Quand on débute en photographie, le mode automatique rassure. On mise sur l’intelligence du boîtier pour ne pas rater les prises de vues. En tout cas, on se dit que le taux d’échec sera moindre qu’avec l’un des modes experts. Malheureusement, les résultats ne correspondent pas toujours à nos attentes avec le tout-auto. Et les photos ne sont pas forcément réussies. Pourquoi ne pas essayer le mode manuel ?

Il ne faut pas avoir peur du mode manuel

Les photographes confirmés utilisent largement la priorité à l’ouverture ou vitesse. Ces modes de prise de vue sont très efficaces sur un reflex Canon. Mais dans certains cas, le mode manuel se montre encore plus pratique. Photographier en mode manuel n’est pas plus compliqué que la priorité ouverture. N’ayez pas peur. Testez le mode manuel à la maison, vous comprendrez l’efficacité de ce mode de prise de vue.

Les expositions peuvent varier fortement dans un même endroit si vous restez en mode automatique ou semi-automatique. La lumière provenant d’une baie vitrée par exemple influence la mesure de l’appareil photo. Si on n’y prend pas garde, on risque la sous-exposition. En tournant le dos à la fenêtre, vous n’aurez pas la même exposition. L’une des solutions serait de choisir une mesure centrale ou mesure spot. On demande ainsi à l’appareil de privilégier le calcul de l’exposition sur la partie centrale de l’image. Les ingénieurs ont pensé à tout. Cependant, il faut tout de même rester vigilant en mode semi-automatique.

photo de mariage 4000 ISO

Si vous photographiez en mode priorité ouverture le soir, vous devez jeter de temps en temps un œil aux vitesses. Il faut s’assurer que la vitesse ne descendra pas trop bas. Cela arrive même avec une sensibilité ISO élevée. Les dernières photos de mariage en soirée réalisées sans flash à 4000 ISO ont été prises au 1/60 de seconde. Les photos floues se produisent entre autres quand la lumière est faible.Vérifiez que vous maintenez votre vitesse supérieure au 1/60 grosso-modo.

Sur certains boîtiers, il est possible d’imposer une vitesse minimale pour éviter les flous. Mais tout le monde ne dispose pas de cette option. Une mesure centrale peut résoudre le problème des lumières en arrière-plan. Par contre, l’uniformité dans les images n’est pas garantie. Certaines seront peut-être trop sombres et d’autres trop claires.

quels réglages mode manuel canon eos

Entre 100 et 400 ISO, une légère sous-ex n’est pas grave. Lightroom gère très bien les niveaux de lumière des fichiers RAW. En Jpeg c’est un peu plus compliqué. Rattraper une image trop sombre en ISO élevé fait apparaître le bruit. Il est important de trouver une mesure correcte avant de déclencher. Le mode manuel avec un Canon EOS simplifie la vie du photographe.

Canon EOS mode manuel

Deux manières de procéder :

  • La première consiste à effectuer d’abord un premier test en mode Av. Le sélecteur de mode de prise de vue positionné sur AV, on choisit une ouverture ( ex : F3,5 ) et une sensibilité ( ex 800 ISO ). On vérifie la vitesse proposée par le boîtier à un endroit précis de la pièce. On évite les lumières parasites comme celles provenant d’une fenêtre. On reporte la vitesse proposée par le boîtier. celle-ci est indiquée dans le viseur ou sur l’écran arrière ( ex 1/125 ). En mode manuel vous réglez donc la vitesse à 1/125 pour une ouverture à F3,5 et une sensibilité à 800 ISO.
  • La deuxième revient au même. On positionne le sélecteur en mode manuel. On choisit une vitesse suffisamment rapide afin d’éviter le flou de bouger. On tourne la molette ouverture jusqu’à ce que le repère gradué du contrôle de l’exposition soit sur zéro par exemple.

photographier en mode manuel avec Canon EOS

Si vous vous approchez d’une source de lumière comme un lampadaire, il faudra faire à nouveau la mesure de la lumière.

En travaillant avec le mode manuel de votre reflex Canon EOS, toutes les images prises au même endroit auront un rendu identique. Le mode manuel avec un Canon EOS est simple à utiliser.

Cours photo individuel dans le Nord. Photographe mariage professionnel Nord

Toutes ces explications valent aussi pour les autres marques de reflex. Cela va de soi. Que l’on soit Nikon, Sony ou Pentax, le principe reste valable. J’ai volontairement parlé de mode manuel sur un reflex Canon EOS parce que je suis un adepte invétéré de la marque rouge. 

Inspiration photo : créer un certain style de noir et blanc

Olympus OM et Ilford HP5

Il y a le photographe qui supprime les couleurs et puis il y a celui qui créé son propre style en noir et blanc.

Voilà comment j’aimerais que mes photos noir et blanc soient tout le temps : baignées de lumière. Grâce à cette lumière généreuse on obtient des noirs profonds. Mon propos peut vous sembler obscure mais c’est pourtant clair. Le style ici recherché est une photographie aux contrastes élevés. C’est la lumière qui créé les ombres. J’aime quand le noir et blanc est dur. Pour obtenir cette densité de gris et un noir charbonneux, j’expose pour les hautes lumières. Je sais, je vais à l’encontre des recommandations en noir et blanc argentique. En pratique, il faudrait toujours exposer pour les ombres mais je préfère créer mon propre style de noir et blanc.

Une photo noir et blanc ne se créé pas en supprimant les couleurs. La véritable photo noir et blanc est issue d’un film argentique

C’est rigolo parce que au moment où j’écris ces mots, je reçois un mail de mon ami Patrice, grand amateur de photo en noir et blanc, qui m’explique vouloir exploiter un peu plus ce style de noir et blanc. Exposer pour les hautes lumières mais sans exagération revient à faire baisser les niveaux de gris dans des valeurs plus denses que la moyenne. Il faut alors accepter les ombres bouchées. Et si on va trop loin dans la sous exposition, on perd toutes nos chances de récupérer des détails dans les ombres. Un film trop clair est synonyme d’une forte sous-exposition. Alors attention à ne pas partir dans les excès.

En réalité, je ne créé pas un style de photo en travaillant le noir et blanc de la sorte. Ce serait prétentieux de ma part. On ne créé rien, on adopte une façon de travailler. Je me suis inspiré des photographes que j’apprécie, c’est tout. J’applique la méthode presque systématiquement. Si le contraste voulu ne peut pas être obtenu parce que la lumière est médiocre alors on peut employer une autre méthode : amener la lumière artificielle. J’utilise peu souvent le flash mais c’est un excellent allié si on veut apporter du contraste quand tout est plat.

Dans ce cas de figure, je préfère utiliser le flash en mode manuel. Je reprends le même principe de fonctionnement qu’en lumière naturelle. La lumière du flash étant la source de la lumière principale, j’expose pour le flash. Le flash est par exemple maintenu à 1/8 de sa puissance. L’exposition est calculée à l’aide du Sekonic L308S. L’ouverture est déterminée en fonction de la quantité de lumière délivrée par le flash. C’est simple, rapide à mettre en œuvre et efficace. 

Si le dosage de la lumière est bon, le recours à Photoshop est quasiment inutile. Pour ne pas prendre trop de risque au moment de calculer l’expo, il vaut mieux prendre la lumière sur les tons moyens clairs comme le visage du modèle par exemple. Les films argentique, je le répète, encaissent bien la sur-exposition. Les films que j’aime exposer afin de créer ce style d’image sont les Kodak Tri-X, Kodak TMAX 100 et 400, Ilfdord HP5, Rollei Retro 80s, Agfa APX100. Je pense essayer aussi la Fomapan un jour ou l’autre. Cette pellicule me semble intéressante.

Je ne suis pas le seul à exposer pour les hautes lumières. En photographie de rue, la technique est devenue une marque de fabrique de beaucoup de photographes. Il suffit de faire un rapide passage sur Flickr pour s’en rendre compte. J’aime moi aussi faire le jeu des ombres et de la lumière quand je photographie la ville. D’autres photographes ont développé une photographie noir et blanc bien à eux. J’aime beaucoup les photos de Simon Becker par exemple. Son style correspond exactement à ma vision de la photo en noir et blanc.

Photographes malhonnêtes

Je trouve lamentable de se servir dans les portfolios des autres photographes.

Certains blogueurs photographes sont sans scrupule. Ils utilisent des photos qui ne leur appartiennent pas dans leur blog sans jamais mentionner l’auteur. Ils rédigent des articles bateaux sur la prise de vue et enrichissent leurs publications avec des images qui attirent le regard. Forcément, les éloges pleuvent. Cela démontre une pauvreté de l’esprit et un manque de respect envers le travail des autres. Je suppose que l’objectif est de se faire mousser, gagner en popularité rapidement ou se faire du fric facilement. Lire la suite

Pourquoi j’ai banni le noir et blanc numérique ?

Ilford XP2 développement noir et blanc argentique Lille

Ilford XP2

J’ai banni le noir et blanc numérique de ma production photographique. Ce n’est ni un caprice ni la volonté de faire le buzz. Lui et moi ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Les rares photographies que j’ai accepté de convertir en noir et blanc numérique à la demande d’un client m’ont déçu. Je n’ai pas la fibre du plugin ou mon expérience argentique fait blocage. J’ai essayé mais cela ne marche pas, en tout cas pas pour moi. Pourtant, je vois des choses intéressantes en numérique chez mes confrères. J’ai relevé de beaux portfolios encore cette semaine. Celui de Jone Reed m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé différent. Sa série Black/White m’a fait oublier qu’il s’agissait de numérique. Le noir et blanc est agréable. Peut-être aussi parce que les photos sont intéressantes et parfois intrigantes.  Lire la suite

Kodak Tri-X 400 et Canon EF 50 mm F1.4

TRI-X 400 et Canon EF 50 mm F1.4

La Kodak Tri-X 400 et le Canon EF 50 mm F1.4 font parti des standards de mon équipement argentique. Il y aura toujours une place pour un reflex argentique et la Tri-X dans le sac photo. Quant à la lentille, je ne me pose pas la question de savoir quel objectif monter sur le boîtier. Le 50 mm reste vissé sur l’EOS 3 avec une pellicule noir et blanc déjà chargée avant de partir sur le lieu du reportage.

Photographie de mariage – SIGMA 70-200 MM F/2.8 APO DG OS EX HSM

Reportage mariage avec le SIGMA 70-200 MM F/2.8 APO DG OS EX HSM

SIGMA 70-200 MM F/2.8 APO DG OS EX HSM

Voilà un nouveau venu dans le sac photo. Le Sigma 70-200 MM F/2.8 APO DG OS EX HSM vient m’épauler lors des reportages photo mariages. J’ai choisi ce modèle pour son stabilisateur efficace en basse lumière et surtout pour son prix abordable. L’objectif est très lourd mais je m’y suis habitué. Je l’utilise depuis peu à l’église ou pendant les séances couples. Je ne me lancerai pas dans une étude détaillée de la qualité image parce que je ne suis pas un photographe technique qui teste en long et en large tout son matériel photo. Je l’ai essayé, il me convient, c’est tout. À mon avis, les images commencent à donner une belle sensation de netteté à partir de F/4. En dessous, il faut ajouter un soupçon d’accentuation en postproduction. Lire la suite

Photographies de rue argentique avec le 24-70 F/4 L IS USM

Photographie de rue avec le Canon 24-70 F4 L IS

Dimanche dernier, je me suis amusé à promener le Canon 24-70 F/4 L IS dans les rues de Lille. Je voulais savoir si ce zoom pouvait se rendre utile aussi sur un reflex argentique Canon amateur comme l’EOS 30v. J’ai mis une pellicule Ilford XP2 et testé la photo de rue sans trop réfléchir. J’ai déclenché un peu au pif, je l’avoue et j’ai un peu perdu la main. Mais j’ai retrouvé le plaisir de photographier autre chose que des têtes en gros plan.

Je suis satisfait de ce test terrain argentique avec le Canon 24-70F/4 L IS. Il est agréable à utiliser et n’est finalement pas trop encombrant. Auparavant, j’aurais vissé une focale fixe prétextant que c’est mieux pour les automatismes, la réactivité et le confort d’utilisation. Mais je me suis très vite rendu compte que le 24-70 était souvent bloqué au 35 mm. L’AF répond très bien mais ça on le savait déjà et il reste silencieux, c’est aussi un bon point. Je n’ai débrayé l’autofocus que deux fois pour basculer en hyperfocale. Le reste du temps c’est le zoom qui s’est chargé de faire le point.

J’ai surtout apprécié ce zoom après numérisation de la pellicule. Le micro-contraste est vraiment bon, la sensation de netteté sur cette pellicule de 400 ISO est très bonne. Je n’ai pas eu besoin de recourir à l’accentuation. Je sais, ce n’est certainement pas l’objectif idéal en photographie de rue. Les adeptes de la photo de rue au Leica argentique vous parleront de leur Summicron ou de leur Leitz. Ce sont évidemment d’excellents outils mais je n’ai pas de télémétrique alors je me contente des Canon EOS dont je dispose. Je pensais, avant de réaliser ce test, que le zoom aurait peu d’intérêt sur un appareil argentique. Je me disais qu’un film noir et blanc ne délivrerait pas plus de fins détails grâce à ce genre d’objectif. J’avais tort. Le 24-70 F/4 L IS se montre efficace en photographie de rue et fournit de beaux détails et un beau contraste sur un film argentique.

Si vous recherchez un bon zoom polyvalent à monter sur votre tout premier reflex argentique, je vous conseille ce 24-70 F4 L USM.

Portrait de rue sur pellicule argentique à Lille : Kodak TMAX 100

Portait sur pellicule argentique à Lille

Cet hiver, j’espère avoir un peu plus de temps à consacrer au portrait de rue sur pellicule argentique. C’est un thème que j’aime pratiquer au calme le dimanche matin dans les rues de Lille. En deux heures, on a le temps de tester des choses et peu importe si on en sort que très peu d’images. J’ai une plus grande liberté de travail par rapport aux commandes. La place laissée à la créativité est évidemment plus importante. Nous sommes quelques uns à aimer le portrait sur pellicule argentique à Lille. Je suis heureux de constater l’émergence de nouveaux mordus du noir et blanc argentique dans la région. Les jeunes passionnés se rendent maintenant à l’Atelier Photolix rue Inkermann à LilleLa boutique propose de nombreux services et bien sûr de la vente de films.

Le noir et blanc Kodak dans un Hybride

TMAX100 (19)

Les fabricants d’appareils photo continuent à nous appâter avec des évolutions technologiques impressionnantes. On nous promet de meilleures images obtenues plus facilement et plus rapidement. Nikon frappe fort en termes de communication avec la sortie de ses nouveaux appareils sans miroir, les Z6 et Z7. La firme ne lésine pas sur les superlatifs qualifiants ses nouveaux bébés. Les deux hybrides ultra rapides et ultra performants devraient prendre des parts de marchés dans le secteur de la photographie de reportage et en l’occurrence celui du mariage. Les professionnels sont de plus en plus intéressés par les boîtiers compacts, légers, précis et rapides. Bientôt, si on loupe une photo, il faudra vraiment le faire exprès.  Lire la suite

Peut-on se passer du flash pendant un mariage ?

photo couple mariés salle réception mariage au Molenhof Fred Laurent photographe Nord Lille Flandres belge

Le flash n’est plus indispensable de nos jours. Les appareils photo actuels permettent de se passer du flash pendant un mariage. Beaucoup de photographes clament haut et fort photographier en lumière naturelle mais ce n’est pas grâce à un quelconque savoir-faire mais plutôt grâce aux performances des outils d’aujourd’hui. Il est maintenant possible d’obtenir des images propres à 5000 ISO, chose impensable il y a 15 ans.  Lire la suite