Le plat pays en noir et blanc argentique – Rollei Retro 80s

développement photo noir et blanc rollei

J’ai trouvé une autre utilité à la Rollei Retro 80s : photographier le plat pays en noir et blanc argentique. La Rollei Retro 80s a un rendu très différent de la Kodak tri-X. Nul besoin d’une pellicule rapide quand il s’agit de photographier du paysage, ses 80 ISO me conviennent largement. Au départ, la Rollei Retro 80s était ( selon mes critères somme toute discutables ) destinée aux images de rue quand le soleil est trop fort. J’ai trouvé qu’elle restituait bien les contrastes et parfois même un peu trop, une caractéristique intéressante en photographie urbaine. Je n’emploierais pas la Rollei Retro 80s en photographie de portrait par exemple mais pour du paysage pourquoi pas.

L’exercice du noir et blanc dans la lumière de la rue

Une belle lumière d’hiver comme celle d’hier ravit le photographe. Dans la rue, le noir et blanc prend tout son sens. Les ombres découpent la scène et n’en révèlent qu’une partie. L’astuce pour obtenir des ombres dures, c’est d’effectuer la mesure dans les zones claires, l’exercice préféré des connaisseurs. On a le choix entre lumière incidente et lumière réfléchie. Cela s’apprend. Ce n’est pas compliqué. Sinon, la solution la plus simple quand on ne dispose pas de posemètre à main ni de cellule sur le boîtier, c’est d’exposer votre pellicule Ilford FP4 à F/16 et au 1/125 quand le soleil brille ou votre Kodak Tri-X à F/16 et au 1/500. D’où l’intérêt du mode manuel sur les appareils argentiques.

Évidemment, qui dit grand soleil, dit diaphragme fermé et/ou vitesse rapide. Le trop plein de lumière peut poser problème à ceux qui veulent absolument une faible profondeur de champ. Si vous tenez à opérer à F/2,8,  il faudra compenser la grande ouverture par une vitesse élevée. C’est une question d’équilibre. Lorsqu’on augmente les valeurs d’un côté de la balance, il faut baisser d’autant de l’autre côté. On ne peut échapper à cette loi physique. Or, les vieux reflex grand public et autres formats dépassent rarement le 1/1000. Ceux qui possèdent un Nikon F5 ou un Canon EOS 3 ont la chance d’atteindre un déclenchement au 1/8000 mais cela ne résoud pas tout. Aux extrêmes, commence à apparaître le souci de la réciprocité. Le film ne se comporte plus de la même manière aux vitesses ultra rapides et ouvertures maximales. Le rendu se dégrade.

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Pellicule Rollei et carte mémoire

Rollei Retro 80s - 243

Lors de la dernière sortie photo, je constate qu’il n’y a pas de carte mémoire dans le Canon 5D. J’étais sorti avec l’intention de récolter des images d’exemple pour le prochain cours photo à Haubourdin. Sur le moment, je m’en suis voulu de partir sans vérifier mon équipement. C’est une perte de temps fâcheuse qui m’agace littéralement. Et dire que j’insiste lourdement à chaque séance de stage sur le fait qu’un photographe est comme un pilote d’avion. Il a obligation de suivre une checklist afin de vérifier que tout est en ordre.

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Noir et blanc hivernal avec la Rollei Retro 80s

Je pense que je devrais poursuivre les tests commencés cet été avec la Rollei Retro 80s. Pour l’instant, j’ai utilisé cette pellicule uniquement en plein soleil et elle m’a plu. Maintenant, j’aimerais voir ce qu’elle donne sous une lumière moins dure. Tant pis si les conditions de lumières ne sont pas favorables aux faibles ISO. J’ouvrirai le diaphragme au maximum et je laisserai les vitesses descendre au 1/15 si nécessaire. En cette période hivernale, la luminosité étant parfois très faible, j’utilise plus facilement de la Kodak Tri-X 400 et plus rarement des négatifs 100 ISO.

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Contrastes urbains

photographies du Nord 198 tirage mat

Chaque vendredi, je poste une photo noir et blanc argentique prise dans la ville. Cette fois, je me suis attaché non pas aux bâtiments en eux-mêmes mais aux contrastes de lumières. Avec une pellicule noir et blanc qui accentue le contraste comme la Rollei Retro 80s, on obtient un noir qui tranche sévèrement avec les zones claires sans passer par une quelconque retouche. En général, je n’aime pas trop les contrastes exagérés. Je préfère un noir et blanc tout en nuances, mais ici je trouve que cela fonctionne assez bien. Je dirai peut-être l’inverse dans quelques mois.