Tirer le rideau sur la photographie de rue ?

Je ne photographie plus pour le plaisir de photographier

Avant de basculer complètement dans la photographie sociale, je pratiquais la photographie de rue pour le plaisir. Le dimanche matin, je m’offrais une parenthèse dans mon train-train quotidien. Peu à peu, cet exercice a laissé la place au portrait en partie parce que je n’arrivais plus à trouver un quelconque intérêt dans ce type de photographie. Puis j’ai dû me résoudre à abandonner la photo de rue, un loisir chronophage quand on cherche à construire un beau portfolio et c’est loin d’être évident, croyez-moi. Mais aujourd’hui, j’ai à nouveau besoin de photographier pour le plaisir et je n’ai plus envie de tirer le rideau sur la photographie de rue définitivement. 

Lire la suite

Photographie de rue argentique à Lille

photo de rue argentique à lille

Avec une Kodak Tri-X 400 chargée dans l’appareil, comment ne pas succomber à la tentation ? À Lille, comme dans toutes les grandes villes, la photographie de rue se pratique aussi en argentique.

 

Dans la rue avec une pellicule Kodak ColorPlus 200

Entre deux rendez-vous professionnels, il n’est pas rare que je sorte le vieil Olympus. J’emporte le petit reflex argentique dans les rues du Vieux Lille histoire d’imprimer de temps en temps une pellicule couleur. Bien souvent, j’utilise de la Kodak ColorPlus parce que son prix est abordable. Le but est de ne pas perdre la main et de conserver le lien avec la photo de rue ( même si ce que je prends ne s’apparente pas vraiment à la photographie de rue ). Le compteur de vues n’avance jamais rapidement. Je fais une ou deux vues et je reprends ma route. En général, c’est un jeu de couleurs associé à une certaine lumière qui me donne envie de déclencher. Il n’y a rien d’exceptionnel dans mes images. Je me laisse guider par mon instinct. C’est surtout le plaisir de travailler la couleur qui m’anime.

Par contre, le boîtier peut rester inactif pendant des jours et reprendre du service sur un coup de tête. Les photos qui se succèdent n’ont parfois rien en commun. Il m’arrive aussi d’oublier la pellicule dans la boîte à films et de ne pas la développer avant des mois. Je découvre avec surprise les images et parfois je suis déçu. J’essaie de retrouver un bon équilibre des teintes au moment du scan. Les couleurs ne sont pas toujours fidèles à la réalité mais ce n’est pas très important. Le logiciel de numérisation propose des rendus différents à partir d’une liste de films argentiques. Parfois, je bascule d’un négatif à l’autre et je choisis un type de film en fonction de mon humeur.

Une petite précision concernant le service de numérisation que je propose. Je ne scanne que les négatifs noir et blanc au format 35 mm et 120 mm. Veuillez me contacter via cette page.

Depuis ce jour, je n’ai pas photographié dans les rues de Lille une seule fois. 

Le travail de la couleur en photographie de rue

Quitte à faire de la couleur en photographie de rue, autant choisir des lieux où les couleurs attirent l’œil plus que le reste. La couleur joue un rôle prépondérant en photographie de rue. Elle mérite notre attention et notre reconnaissance, surtout lorsque la lumière du jour est belle. Si c’est le cas, on peut même envisager la photographie de rue avec la couleur comme sujet principal. C’est l’idée que j’ai retenue en parcourant les rues de Lille ce matin. L’inspiration ne vient pas toujours facilement. Parfois on cherche la photo insolite mais les situations qui sortent de l’ordinaire ne se présentent pas à tous les coins de rues. Et comme la lumière et les beaux contrastes faisaient ressortir les couleurs vives, je suis parti en quête de façades colorées et d’enseignes aux couleurs vives.  Lire la suite

La photographie de rue en argentique refait surface

Les photographes français renouent avec la photo de rue en argentique.

Je suis heureux de constater que de bons photographes, auteurs ou amateurs, s’investissent dans la photographie de rue en argentique. Instagram me fournit de bons exemples et aussi parfois de l’inspiration pour mes propres travaux personnels, comme Marie-Pierre Lambelin ou François Constant. Je ne sais pas si je dois les remercier mais grâce à eux ou à cause d’eux, j’ai remis un pied dans la photo de rue.

Lille photo de rue en noir et blanc argentique

Je m’étais promis de laisser tomber cet exercice très énergivore et consommateur de pellicules. De plus, je ne me sentais plus à la hauteur et en manque d’inspiration. Malgré cela, j’ai préparé une escapade dans les rues de Calais, Dunkerque et Bergues. La balade dans les rues de Lille dimanche dernier en est aussi pour quelque chose. Mais ce sont surtout ces jeunes artistes photographes qui m’ont remis sur les rails de la street. Je dois être maso. Partir en expédition photo argentique coûte assez cher. Si je veux produire une série intéressante, vingt films de 36 poses suffiront à peine. Lire la suite

Reprise de la photographie de rue en noir et blanc à Lille

Lille en noir et blanc argentique

Cet été, j’ai repris la besace et le reflex argentique et je suis reparti à la conquête des rues de Lille. Alors que j’avais abandonné cette pratique il y a deux ans, voilà que je me remets à photographier dans la rue. C’est une reprise timide mais une reprise tout de même. J’en suis moi-même étonné. Je ne me considère toujours pas comme un « street photographer ». J’aime seulement me retrouver au milieu de la ville un dimanche matin calme. Cela fait du bien de pouvoir photographier tranquillement sans pression du résultat. Je peux déclencher autant de fois que j’en ai envie ou ne rien prendre du tout. C’est un bon moment de détente même si les photos que je prends ne m’emballent pas toutes après coup.  Lire la suite

Le noir et blanc dans la rue – Ilford HP5

Le négatif Ilford HP5 resté longtemps dans mon Olympus a enfin pu être développé. J’avais commencé le film avec des photos prises dans la rue un peu au hasard. Malheureusement, je manquais d’enthousiasme. J’ai laissé tomber le fil conducteur que j’avais en tête au départ. Je n’ai pas su terminer le négatif le jour même et suis passé à autre chose. Les vues restantes ont été utilisées pendant une séance portraits entre amis. Sur les vingt photos prises ce jour là, quatre ont retenu mon attention mais sans conviction. Le reste ne mérite pas une publication. Du coup, je ne me suis pas ennuyé à les numériser en haute définition ni à corriger les défauts. Les scans sont ici bruts et en petite taille.
Olympus OM 2000 et Ilford HP5

 

Comment photographier la rue en noir et blanc ?
Quel négatif noir et blanc conseillé pour la photo de rue ?

noir et blanc ideal ilford hp5

Photographies prises dans les rues de Lille un dimanche matin. Reflex Olympus OM-2000 et pellicule Ilford HP5.

L’exercice du noir et blanc dans la lumière de la rue

Une belle lumière d’hiver comme celle d’hier ravit le photographe. Dans la rue, le noir et blanc prend tout son sens. Les ombres découpent la scène et n’en révèlent qu’une partie. L’astuce pour obtenir des ombres dures, c’est d’effectuer la mesure dans les zones claires, l’exercice préféré des connaisseurs. On a le choix entre lumière incidente et lumière réfléchie. Cela s’apprend. Ce n’est pas compliqué. Sinon, la solution la plus simple quand on ne dispose pas de posemètre à main ni de cellule sur le boîtier, c’est d’exposer votre pellicule Ilford FP4 à F/16 et au 1/125 quand le soleil brille ou votre Kodak Tri-X à F/16 et au 1/500. D’où l’intérêt du mode manuel sur les appareils argentiques.

Évidemment, qui dit grand soleil, dit diaphragme fermé et/ou vitesse rapide. Le trop plein de lumière peut poser problème à ceux qui veulent absolument une faible profondeur de champ. Si vous tenez à opérer à F/2,8,  il faudra compenser la grande ouverture par une vitesse élevée. C’est une question d’équilibre. Lorsqu’on augmente les valeurs d’un côté de la balance, il faut baisser d’autant de l’autre côté. On ne peut échapper à cette loi physique. Or, les vieux reflex grand public et autres formats dépassent rarement le 1/1000. Ceux qui possèdent un Nikon F5 ou un Canon EOS 3 ont la chance d’atteindre un déclenchement au 1/8000 mais cela ne résoud pas tout. Aux extrêmes, commence à apparaître le souci de la réciprocité. Le film ne se comporte plus de la même manière aux vitesses ultra rapides et ouvertures maximales. Le rendu se dégrade.

Lire la suite

Où sont les bons photographes de rue ?

Je crois que j’exagérais un peu en affirmant qu’un portfolio sur cent seulement exposait des images de rue intéressantes et originales. Ce doit être la frustration qui parlait à ma place. En vérité, je ne fais pas mieux. Il y a quand même de belles choses sur le net. Encore faut-il savoir chercher. Et plus on cherche, plus on trouve. En ce moment, je suis en quête de photographes qui osent, qui créent au sens littéral. Les photos qui m’intéressent sont celles qui ne se contentent pas de reproduire la réalité comme moi mais la transforment. Les images les plus décalées, je les ai trouvées assez facilement sur la plateforme de micro-blogging Tumblr. Mais éloignez les enfants, certains portfolios peuvent heurter la sensibilité du public.

photographie-de-rue-en-noir-et-blanc-montreuil

Lire la suite

Photographie de rue – Oui mais encore ?

Photographier en noir et blanc dans la rue me manque. Je pense reprendre du service. L’EOS 30v et le 35 mm ne demandent que ça. En cette période, les séances portraits en extérieur se raréfient laissant plus de place aux travaux personnels. Les photographes que je lis et ceux avec qui je suis en contact me parlent de street photography. Les derniers scans réalisés pour mes amis photographes concernent aussi des photographies de rue. Je suis cerné par des images prises dans la rue. Par contre, je n’ai pas envie de photographier « des gueules » comme le dit si bien mon ami Patrice. Je préfère m’attaquer à des sujets moins bateaux, moins consensuels. Je ne sais pas encore quoi exactement et à la rigueur peu importe, du moment que ce soit avec du film noir et blanc et que le sujet soit traité radicalement autrement. Les images trop sages, c’est terminé.
photo-de-rue-olympus-om-2000-argentique

Jusqu’à présent mes photographies étaient calquées sur les standards de la photo de rue. Je ne me surprenais plus et ce que je voyais m’ennuyait. Aujourd’hui, j’ai très envie de repartir dans la rue mais il me faut de nouveaux défis. J’ai feuilleté les portfolios de plusieurs photographes que je ne connaissais pas et qui ne sont pas forcément connus. Je tombe très souvent sur les mêmes codes et les styles se répètent. Une fois sur cent, je découvre une approche différente qui m’inspire. C’est le cas de Frederico Arcangeli. Mais dans l’ensemble, je ne vois rien de vraiment original.