Le travail de la couleur en photographie de rue

Quitte à faire de la couleur en photographie de rue, autant choisir des lieux où les couleurs attirent l’œil plus que le reste. La couleur joue un rôle prépondérant en photographie de rue. Elle mérite notre attention et notre reconnaissance, surtout lorsque la lumière du jour est belle. Si c’est le cas, on peut même envisager la photographie de rue avec la couleur comme sujet principal. C’est l’idée que j’ai retenue en parcourant les rues de Lille ce matin. L’inspiration ne vient pas toujours facilement. Parfois on cherche la photo insolite mais les situations qui sortent de l’ordinaire ne se présentent pas à tous les coins de rues. Et comme la lumière et les beaux contrastes faisaient ressortir les couleurs vives, je suis parti en quête de façades colorées et d’enseignes aux couleurs vives.  Lire la suite

Reprise de la photographie de rue en noir et blanc à Lille

Lille en noir et blanc argentique

Cet été, j’ai repris la besace et le reflex argentique et je suis reparti à la conquête des rues de Lille. Alors que j’avais abandonné cette pratique il y a deux ans, voilà que je me remets à photographier dans la rue. C’est une reprise timide mais une reprise tout de même. J’en suis moi-même étonné. Je ne me considère toujours pas comme un « street photographer ». J’aime seulement me retrouver au milieu de la ville un dimanche matin calme. Cela fait du bien de pouvoir photographier tranquillement sans pression du résultat. Je peux déclencher autant de fois que j’en ai envie ou ne rien prendre du tout. C’est un bon moment de détente même si les photos que je prends ne m’emballent pas toutes après coup.  Lire la suite

Le noir et blanc dans la rue – Ilford HP5

Le négatif Ilford HP5 resté longtemps dans mon Olympus a enfin pu être développé. J’avais commencé le film avec des photos prises dans la rue un peu au hasard. Malheureusement, je manquais d’enthousiasme. J’ai laissé tomber le fil conducteur que j’avais en tête au départ. Je n’ai pas su terminer le négatif le jour même et suis passé à autre chose. Les vues restantes ont été utilisées pendant une séance portraits entre amis. Sur les vingt photos prises ce jour là, quatre ont retenu mon attention mais sans conviction. Le reste ne mérite pas une publication. Du coup, je ne me suis pas ennuyé à les numériser en haute définition ni à corriger les défauts. Les scans sont ici bruts et en petite taille.
Olympus OM 2000 et Ilford HP5

 

Comment photographier la rue en noir et blanc ?
Quel négatif noir et blanc conseillé pour la photo de rue ?

noir et blanc ideal ilford hp5

Photographies prises dans les rues de Lille un dimanche matin. Reflex Olympus OM-2000 et pellicule Ilford HP5.

L’exercice du noir et blanc dans la lumière de la rue

Une belle lumière d’hiver comme celle d’hier ravit le photographe. Dans la rue, le noir et blanc prend tout son sens. Les ombres découpent la scène et n’en révèlent qu’une partie. L’astuce pour obtenir des ombres dures, c’est d’effectuer la mesure dans les zones claires, l’exercice préféré des connaisseurs. On a le choix entre lumière incidente et lumière réfléchie. Cela s’apprend. Ce n’est pas compliqué. Sinon, la solution la plus simple quand on ne dispose pas de posemètre à main ni de cellule sur le boîtier, c’est d’exposer votre pellicule Ilford FP4 à F/16 et au 1/125 quand le soleil brille ou votre Kodak Tri-X à F/16 et au 1/500. D’où l’intérêt du mode manuel sur les appareils argentiques.

Évidemment, qui dit grand soleil, dit diaphragme fermé et/ou vitesse rapide. Le trop plein de lumière peut poser problème à ceux qui veulent absolument une faible profondeur de champ. Si vous tenez à opérer à F/2,8,  il faudra compenser la grande ouverture par une vitesse élevée. C’est une question d’équilibre. Lorsqu’on augmente les valeurs d’un côté de la balance, il faut baisser d’autant de l’autre côté. On ne peut échapper à cette loi physique. Or, les vieux reflex grand public et autres formats dépassent rarement le 1/1000. Ceux qui possèdent un Nikon F5 ou un Canon EOS 3 ont la chance d’atteindre un déclenchement au 1/8000 mais cela ne résoud pas tout. Aux extrêmes, commence à apparaître le souci de la réciprocité. Le film ne se comporte plus de la même manière aux vitesses ultra rapides et ouvertures maximales. Le rendu se dégrade.

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Où sont les bons photographes de rue ?

Je crois que j’exagérais un peu en affirmant qu’un portfolio sur cent seulement exposait des images de rue intéressantes et originales. Ce doit être la frustration qui parlait à ma place. En vérité, je ne fais pas mieux. Il y a quand même de belles choses sur le net. Encore faut-il savoir chercher. Et plus on cherche, plus on trouve. En ce moment, je suis en quête de photographes qui osent, qui créent au sens littéral. Les photos qui m’intéressent sont celles qui ne se contentent pas de reproduire la réalité comme moi mais la transforment. Les images les plus décalées, je les ai trouvées assez facilement sur la plateforme de micro-blogging Tumblr. Mais éloignez les enfants, certains portfolios peuvent heurter la sensibilité du public.

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Photographie de rue – Oui mais encore ?

Photographier en noir et blanc dans la rue me manque. Je pense reprendre du service. L’EOS 30v et le 35 mm ne demandent que ça. En cette période, les séances portraits en extérieur se raréfient laissant plus de place aux travaux personnels. Les photographes que je lis et ceux avec qui je suis en contact me parlent de street photography. Les derniers scans réalisés pour mes amis photographes concernent aussi des photographies de rue. Je suis cerné par des images prises dans la rue. Par contre, je n’ai pas envie de photographier « des gueules » comme le dit si bien mon ami Patrice. Je préfère m’attaquer à des sujets moins bateaux, moins consensuels. Je ne sais pas encore quoi exactement et à la rigueur peu importe, du moment que ce soit avec du film noir et blanc et que le sujet soit traité radicalement autrement. Les images trop sages, c’est terminé.
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Jusqu’à présent mes photographies étaient calquées sur les standards de la photo de rue. Je ne me surprenais plus et ce que je voyais m’ennuyait. Aujourd’hui, j’ai très envie de repartir dans la rue mais il me faut de nouveaux défis. J’ai feuilleté les portfolios de plusieurs photographes que je ne connaissais pas et qui ne sont pas forcément connus. Je tombe très souvent sur les mêmes codes et les styles se répètent. Une fois sur cent, je découvre une approche différente qui m’inspire. C’est le cas de Frederico Arcangeli. Mais dans l’ensemble, je ne vois rien de vraiment original.

Nouveau scan Kodak TMAX : le chaos de la rue

Les négatifs Kodak TMAX 400 utilisés lors des événements de rue de cet été sont enfin numérisés. La numérisation n’a posé aucun problème. Ce n’est pas toujours le cas. Il m’arrive encore de faire des erreurs ou d’exagérer une sous-exposition. Cette fois, l’exposition du négatif était correcte, la netteté aussi. En fait, je n’avais pris aucun risque. La lumière était magnifique et constante pendant toute la durée du festival. Du coup, les réglages étaient bloqués sur un couple F/16 – 1/500 et la mise au point calée sur l’hyper focale. Sur le plan technique, j’ai choisi la facilité. Par contre, d’un point de vue cadrage et composition, on ne peut pas en dire autant.

La photographie de rue est parfois chaotique

Choisir un cadre lorsqu’on est confronté au chaos de la rue, ce n’est pas de la tarte. Vous en avez certainement déjà fait l’expérience. S’il vous arrive de photographier au milieu de la foule, vous avez pu en mesurer la difficulté. Cet été, j’ai voulu me confronter au désordre de la rue. J’ai essayé de m’infiltrer au cœur de la foule avec le grand angle. J’ai fait plusieurs tentatives de cadrages avec des sujets sympas et originaux mais j’ai eu beaucoup de mal à me décider. Tout va très vite. Cadrer un sujet isolé en mouvement, c’est relativement facile avec un peu de pratique. Mais photographier le chaos de la foule et faire en sorte que tout soit bien en place dans le cadre, alors on peut parler de défi. À moins d’être un sacré chanceux, en général, une seule prise ne suffit pas. Dans le viseur, on se rend compte que l’endroit choisi n’est pas le meilleur. On bouge afin de trouver l’emplacement idéal. Et quand on pense tenir un point de vue intéressant, plus rien ne fonctionne : les éléments s’entre-choquent et la lisibilité de l’image en pâtit. Ce genre d’exercice doit être répété souvent avant d’obtenir une composition qui tienne la route. Rien n’est plus frustrant pour un photographe de rue que de louper une scène unique à cause d’un intrus venant gâcher son premier plan. Ici, j’ai eu beaucoup de chance que personne ne fasse irruption devant l’objectif à ce moment précis. J’adore être au contact de mon sujet. J’utilise systématiquement le 35 mm à courte distance. Mais on m’a si souvent bousculé pendant cette parade que j’ai fini par prendre du recul.

photo de rue chaos noir et blanc tri-x

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Inspiration photo à portée de clic

photo noir et blanc de rue style epoque pellicule Kodak Tri-X

Trouver l’inspiration dans la rue n’est pas évident pour tout le monde. Parfois, il m’arrive d’être en panne d’idée. À défaut de sujet intéressant et pour éviter de rentrer bredouille, je me rabats sur un style d’image : contre-jours, composition géométrique, flous … Mais j’avoue que ce n’est pas facile tous les jours. Les bonnes idées n’émergent pas comme ça par miracle simplement en observant ce qui se passe et en déclenchant au pif.

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L’appel irrésistible de la rue

photographie de rue extrêm ou classique noir et blanc analog

On a beau dire ne plus vouloir y toucher, la rue vous invite constamment à replonger.

Vous avez rendez-vous avec un modèle et vous ne voulez pas arriver en retard. Vous partez sur votre lieu de shooting, l’appareil déjà chargé d’une pellicule noir et blanc. En chemin, une scène vous agrippe. Le déclic est instantané. Sans même réfléchir, vous avez déclenché au mépris de vos bonnes résolutions. Vous ne pouviez pas détourner le regard. Difficile de résister, vous avez pris cette photo. « Oh, pas de quoi s’alarmer, c’est juste une petite image de rue en passant. D’ailleurs, j’arrête quand je veux. » Mais oui bien sûr ! C’est ce que l’on affirme pour montrer aux autres notre volonté mais la rechute n’est pas loin. La « street » vous nargue sans arrêt.

Inspiration photo de rue – Patrice Cotteau

street photography paris NB

Dans la série street photography (photo de rue), je m’inspire librement de grands exemples américains (je n’y peux rien, c’est comme ça. J’attends qu’il y ait des exemples en Laponie…). J’ai bien « épluché » ce qu’on trouve sur Internet comme exemples, et les plus importants viennent de New York. Ma dernière découverte s’appelle Joe Wigfall. Un loustic qu’il faut épingler à ses références. J’avais déjà Winogrand ( mais il semble assez obsessionnel ) et Matt Weber, qui s’était décidé à descendre de son taxi pour se livrer à une activité quasi coupable de photographe de rue. J’y avais ajouté André D. Wagner, qui semble attaché à faire ressortir ce qu’il ressent de la société. Il y a bien d’autres « clients » intéressants, il suffit de faire « new york street photographers » sur un moteur de recherches bien connu pour avoir accès à une pléthore de gars.

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