Inspiration photo : créer un certain style de noir et blanc

Olympus OM et Ilford HP5

Il y a le photographe qui supprime les couleurs et puis il y a celui qui créé son propre style en noir et blanc.

Voilà comment j’aimerais que mes photos noir et blanc soient tout le temps : baignées de lumière. Grâce à cette lumière généreuse on obtient des noirs profonds. Mon propos peut vous sembler obscure mais c’est pourtant clair. Le style ici recherché est une photographie aux contrastes élevés. C’est la lumière qui créé les ombres. J’aime quand le noir et blanc est dur. Pour obtenir cette densité de gris et un noir charbonneux, j’expose pour les hautes lumières. Je sais, je vais à l’encontre des recommandations en noir et blanc argentique. En pratique, il faudrait toujours exposer pour les ombres mais je préfère créer mon propre style de noir et blanc.

Une photo noir et blanc ne se créé pas en supprimant les couleurs. La véritable photo noir et blanc est issue d’un film argentique

C’est rigolo parce que au moment où j’écris ces mots, je reçois un mail de mon ami Patrice, grand amateur de photo en noir et blanc, qui m’explique vouloir exploiter un peu plus ce style de noir et blanc. Exposer pour les hautes lumières mais sans exagération revient à faire baisser les niveaux de gris dans des valeurs plus denses que la moyenne. Il faut alors accepter les ombres bouchées. Et si on va trop loin dans la sous exposition, on perd toutes nos chances de récupérer des détails dans les ombres. Un film trop clair est synonyme d’une forte sous-exposition. Alors attention à ne pas partir dans les excès.

En réalité, je ne créé pas un style de photo en travaillant le noir et blanc de la sorte. Ce serait prétentieux de ma part. On ne créé rien, on adopte une façon de travailler. Je me suis inspiré des photographes que j’apprécie, c’est tout. J’applique la méthode presque systématiquement. Si le contraste voulu ne peut pas être obtenu parce que la lumière est médiocre alors on peut employer une autre méthode : amener la lumière artificielle. J’utilise peu souvent le flash mais c’est un excellent allié si on veut apporter du contraste quand tout est plat.

Dans ce cas de figure, je préfère utiliser le flash en mode manuel. Je reprends le même principe de fonctionnement qu’en lumière naturelle. La lumière du flash étant la source de la lumière principale, j’expose pour le flash. Le flash est par exemple maintenu à 1/8 de sa puissance. L’exposition est calculée à l’aide du Sekonic L308S. L’ouverture est déterminée en fonction de la quantité de lumière délivrée par le flash. C’est simple, rapide à mettre en œuvre et efficace. 

Si le dosage de la lumière est bon, le recours à Photoshop est quasiment inutile. Pour ne pas prendre trop de risque au moment de calculer l’expo, il vaut mieux prendre la lumière sur les tons moyens clairs comme le visage du modèle par exemple. Les films argentique, je le répète, encaissent bien la sur-exposition. Les films que j’aime exposer afin de créer ce style d’image sont les Kodak Tri-X, Kodak TMAX 100 et 400, Ilfdord HP5, Rollei Retro 80s, Agfa APX100. Je pense essayer aussi la Fomapan un jour ou l’autre. Cette pellicule me semble intéressante.

Je ne suis pas le seul à exposer pour les hautes lumières. En photographie de rue, la technique est devenue une marque de fabrique de beaucoup de photographes. Il suffit de faire un rapide passage sur Flickr pour s’en rendre compte. J’aime moi aussi faire le jeu des ombres et de la lumière quand je photographie la ville. D’autres photographes ont développé une photographie noir et blanc bien à eux. J’aime beaucoup les photos de Simon Becker par exemple. Son style correspond exactement à ma vision de la photo en noir et blanc.

Kodak TMAX ou Kodak Tri-X ? Quelle pellicule choisir ?

tmax 100

Pellicule Kodak TMAX 100

Je fais parti des inconditionnels de la Kodak Tri-X mais le grain très marqué ne plaît pas à tout le monde. La Tri-x a beaucoup de caractère et fonctionne très bien en reportage ou en photographie nocturne. J’aime bien le rendu de la Tri-X pour les photos de scène par exemple. Quand je photographie en argentique lors des mariages, je préfère utiliser la Kodak TMAX. Son grain est beaucoup plus doux. En fait, je ferais la même comparaison que pour le café. Certains apprécient la douceur et la richesse des parfums de l’arabica, tandis que d’autres ont une préférence pour la force du robusta. Je retrouve les mêmes différences entre les deux films noir et blanc. La TMAX, c’est l’arabica et la Tri-X le robusta. Vous pouvez me contredire si vous le souhaitez, mais quoi que vous en pensiez, choisir entre la TMAX et la tri-X est une histoire de goût.

Quelle pellicule choisir ? Tri-X ou TMAX ?

Kodak Tri-X

Kodak TMAX 400 – 50 mm – Portrait en contre-plongée

Canon EOS 3 – Canon EF 50 mm F1,4 – Kodak TMAX 400

La Kodak TMAX 400 fait partie de mes films préférés. Ici, j’ai réalisé un portrait en contre-plongée avec le 50 mm F1,4 pour jouer avec la perspective des bâtiments en arrière-plan. La pellicule n’a pas été nettoyée correctement. Quelques poussières sont restées collées sur le film malgré l’usage de la poire.

Trouver un modèle féminin ou masculin qui sache poser naturellement devant un objectif n’est pas évident. Beaucoup de jeunes se sentent obligés d’adopter des poses de magazine et ce n’est pas ce que je recherche. Je discute avec eux pour connaître leurs motivations et leur expliquer ma démarche. Certains exigent un droit de regard sur la sélection et la diffusion. D’autres veulent récupérer la totalité de la production et donner leur accord pour une publication après.

Pourquoi autant de likes ?

Combien de likes pour une bonne photo ?

Je ne m’étais pas rendu compte à quel point certains individus, en mal de reconnaissance, mobilisaient autant d’énergie à récolter un maximum de likes sur leurs images. Je ne tourne pas le dos au principe du partage puisque la photo est mon gagne-pain. Je m’efforce de diffuser largement mon travail et mes offres sur les différents supports de communication. Mais quand il n’y a pas d’enjeu, quand on photographie pour le plaisir, a-t’on besoin de multiplier les contacts et de liker à tour de bras, juste pour obtenir une étoile de plus ? Lire la suite

La beauté du grain dans les photos noir et blanc de la mariée

Photographe mariage prestation en noir et blanc Nord

Pendant les préparatifs de la mariée, je photographie aussi en noir et blanc argentique. Le reportage photo mariage dans l’ensemble est assuré avec des reflex numériques plein format. Mais à la demande du couple, certains moments choisis sont immortalisés avec de la pellicule, comme ici lors de la séance coiffure et même après, pendant l’habillage.

Dans ces moments intimes, je préfère ne pas utiliser de flash, même si la pièce dans laquelle se prépare la future mariée est peu éclairée. C’est mon choix. Il n’est pas toujours possible d’utiliser des pellicules 100 ISO avec un grain ultra fin. Alors je prévois toujours un lot de films 400 ISO. La Kodak TMAX revient souvent dans mon travail. Elle fait partie de mes préférées. Quand il s’agit de réaliser des portraits de la mariée dans un noir et blanc intense, je fais confiance à cette pellicule professionnelle. La Kodak TMAX 400 dispose tout de même d’un grain assez discret.

Certains photographes ont peur du grain, pas moi. Je n’hésite pas à pousser le film noir et blanc à 800 voire 1600 ISO s’il le faut. Je peux alors travailler avec une relative souplesse. En argentique, on apprécie la beauté du noir et blanc pour la qualité des contrastes et aussi pour le grain caractéristique de telle ou telle pellicule. Le grain argentique peut sembler fort présent sur les tirages mais c’est ce qui fait selon moi tout le charme du noir et blanc à l’ancienne.

Prestation photos de mariage en noir et blanc argentique.

Portrait underground sous la lumière des néons

Portrait underground Lille Kodak Tmax

Pendant que la majorité des Français ont le nez dans les soldes, moi je fouille les lieux propices au portrait underground. J’ai envie de construire des images dans des endroits moins conventionnels.

Je suis allé faire un tour à l’intérieur d’un parking souterrain et j’ai commencé ce que j’espère deviendra une série avec Damien. Ce qui m’intéresse, ce sont les lieux et les lumières qui pourraient renforcer le trait de caractère de certains modèles que je photographie. La lumière dure des néons dans un endroit aussi peu convivial ne convient pas à tout le monde. Mais pour quelqu’un avec la personnalité et le physique de Damien, l’ambiance est parfaite. Lire la suite

Le noir et blanc numérique style Kodak TMAX en photographie de rue

Apprendre la photo en noir et blanc avec un Canon EOS 750D

La photo argentique a influencé ma façon de travailler en numérique. J’essaie de reproduire le même type d’images qu’avec une pellicule noir et blanc Kodak TMAX. Cela commence sur le terrain en choisissant une exposition qui respecte l’équilibre ombre et lumière. Puis le passage en noir et blanc se déroule devant l’écran de l’ordinateur, jamais en direct live. Si la luminosité est intense ( ce qui est souvent souhaitable lorsque l’on veut jouer sur les contrastes ) les petites ouvertures sont privilégiées. Il n’est pas rare que le diaphragme soit fermé à F/16. J’ai constamment en tête le rendu des nuances de gris de la Kodak TMAX. Malheureusement, il est difficile de s’en rapprocher même avec un numérique doté d’une bonne dynamique. La problématique est la suivante : comment arriver à produire des images contrastées sans perdre trop de détails dans les hautes lumières ? L’objectif étant de se rapprocher d’une photographie de rue en noir et blanc réalisée avec une pellicule, je dois veiller à ne pas brûler les hautes lumières. Les ombres sont parfois sacrifiées mais c’est le prix à payer.

 

Portraits en lumière naturelle : Canon EOS 3, 50 mm et Kodak TMAX 400

Le Canon EOS 3 est mon outil favori lors des séances portraits en lumière naturelle. L’exposition est juste et le viseur précis. Il y a mieux dans la catégorie 35 mm mais il me satisfait pleinement. En général, c’est avec le 50 mm que je l’utilise pour portraitiser mes amis ou les clients. Une focale fixe sur un reflex argentique constitue l’équipement idéal pour un photographe comme moi qui aime simplicité et efficacité. Ce duo gagnant m’a beaucoup apporté ces 15 dernières années. À force, j’ai développé une habitude de travail avec l’EOS 3 : utilisation systématique de la mesure Spot, du collimateur central et verrouillage de l’exposition. Cela ne m’empêche pas de faire des ratés de temps en temps mais globalement la méthode me réussit bien.

portrait-grotte-chute-eau-nb-souvenirs

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Portrait noir et blanc argentique rétro moderne – Kodak TMAX 400

Tri-X - 310

Canon EOS 3 + Tamron 28-75 F/2.8 – Kodak TMAX-400 F/11 au 1/500 eme

La Kodak TMAX est peut-être trop douce pour qui recherche un rendu rétro typé. Cette pellicule noir et blanc est à vrai dire un film moderne. J’ai utilisé ce que j’avais sous la main. Pour les prochains projets en noir et blanc, j’ai envie d’essayer autre chose. Si vous avez des suggestions, je suis preneur. Oui parce que j’aimerais sortir des traditionnelles émulsions classiques comme les HP5, Tri-X, Delta et compagnie …

Un Olympus monochrome

Je me souviens, un ami photographe lillois, grand amateur de street photography, aimait comparer ses photographies noir et blanc avec les scans des pellicules Kodak TMAX que j’exposais tout au début sur le blog. Il arrivait presque à reproduire les sensations de nuances de gris d’une Kodak TMAX avec son Olympus E-510. Bien que le rendu de ses images prises directement en monochrome était déjà convaincant, il préférait travailler ses nuances de gris lui-même en post-traitement. J’étais séduit par la qualité d’image de son reflex Olympus en monochrome.

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