La fin du portrait avec la Fuji Superia 200

Un projet portrait qui s’envole en fumée

Quelques mois auparavant, j’avais imaginé reprendre le portrait couleur dans les rues de Lille avec une pellicule amateur comme la Fuji Superia 200. C’était peut-être une idée saugrenue parce que le numérique fait beaucoup mieux de nos jours, mais j’avais envie de recréer un style d’image que je ne retrouve pas dans le numérique. Je voulais faire un tour dans le passé, purement par nostalgie. Je ne comptais pas cumuler les séances portraits avec la Fuji Superia à tour de bras mais juste en utiliser une de temps en temps quand l’aspect trop lisse et trop propre du numérique m’ennuie. Ce projet à peine entamé risque de s’éteindre rapidement.S200 - 462

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Un dimanche à photographier les chevaux

Séance oxygénation

Rien de tel qu’une promenade au grand air pour recharger les batteries et purger les toxines accumulées en semaine. Équipé d’un 24 x 36 argentique et de la pellicule Fuji Superia 200, j’adore partir en excursion le dimanche matin à la campagne. L’endroit que j’apprécie le plus, c’est en plaine à proximité du Mont Rouge, là où les chevaux s’alimentent et se reposent. Il y a peu de couleurs dans cette contrée mais pour ce genre de clichés assez simplistes, j’aime bien utiliser la Fuji Superia. Je ne cherche pas la complication. L’appareil est réglé à F11 ou F16 en fonction de la luminosité et la vitesse bloquée sur 1/250.

chevaux des Flandres tirage mat archivam

Fuji pour les passionnés de photo

FUJI ARDECHE

2003 – Pellicule Fuji Superia 200 numérisée

Vous vous rappelez de vos premières photos de vacances ?

Dans les années 90, j’achetais énormément de pellicules Fuji couleur Superia. C’était l’une des références les plus vendues à l’époque avec la Kodak Gold. Pour les vacances, je prévoyais toujours autant de pellicules peu sensibles, comme les 100 ISO, que de pellicules à 200 et 400 ISO. Je voulais être sûr de pouvoir photographier à n’importe quelle heure de la journée et quelles que soient les conditions de lumière. Et de temps en temps, je complétais mon stock de films avec des Fuji X-TRA 800 pour les sorties nocturnes. C’est rigolo parce qu’à cette époque, la notion des ISO ( ou ASA ) était bien comprise par les photographes amateurs. Sur les emballages des films, grâce à un simple symbole, on savait s’il s’agissait d’une pellicule par temps ensoleillé ( 100 ou 200 ISO ) ou une pellicule par temps couvert ( 400 ISO ). Aujourd’hui, lors des cours photo, on me regarde avec des grands yeux quand j’aborde la question de la sensibilité.

Comme moi, vous avez certainement conservé des tirages brillants ou mats format 10×15 cm dans des albums photo à spirale. Malheureusement, certaines photos papier vieillissent mal. Alors que les tirages argentiques des labos pros tiennent admirablement leurs couleurs des dizaines d’années après, celles réalisées dans les minilabs des grandes surfaces ont perdu leurs couleurs d’origine. Quand je partais en voyage, systématiquement, je faisais tirer les films sur place. La facture était à chaque fois plutôt salée mais il fallait que je puisse voir le résultat rapidement. De ce fait, je me retrouve avec une quantité de photos papier impressionnante dont la majeure partie ne vaut pas une cacahuète. J’ai fais un inventaire des photos qui auraient besoin d’un rajeunissement drastique. Heureusement, très peu de photographies couleur se sont dégradées avec le temps et les plus abîmées ne font pas parti des souvenirs les plus précieux. Mais quand même, cela me désole de voir ces images dépérir.

J’ai entrepris de numériser tous les films argentiques produits entre 1993 à 2005 en essayant de retrouver les couleurs d’origine obtenues sur les tirages. Je n’ai pas retrouvé tous les films avant cette période. Je remarque dans ces images souvenirs très basiques la simplicité dans le cadrage et la composition. Je ne cherchais pas le côté artistique. Je ne calculais rien à l’époque.Les couleurs aussi ont quelque chose de différent par rapport aux images argentiques que je réalise aujourd’hui. Les teintes étaient parfois éloignées de la réalité et parfois cela me dérangeait. Aujourd’hui, cette infidélité des couleurs me plaît beaucoup et tant pis si les couleurs des vêtements ou des cheveux ne respirent pas la vérité tant que cela reste raisonnable. Evidemment, je ne dirais pas la même chose quant aux prises de vues numériques.

De nos jours, la colorimétrie doit être rigoureusement maîtrisée selon les experts des clubs photo. Les logiciels de calibration de la couleur et la balance des blancs n’ont pas été créés pour les chiens ! En argentique, la pellicule couleur possède sa propre balance des blancs. Mais à l’étape numérisation, les erreurs de colorimétrie sont fréquentes. La pipette du gris neutre est là pour y remédier, tout comme l’option de suppression des dominantes de couleurs. Mais en fait, on ne fait qu’interpréter le négatif. Il est difficile de restituer la véritable colorimétrie du sujet lors de la prise de vue avec un négatif couleur à l’instar d’une diapositive. Je me suis donc interdit de corriger trop sévèrement les dominantes de couleurs et j’ai même parfois volontairement décalé les tonalités pour me rapprocher de ce que j’avais sur papier autrefois. Résultat, j’obtiens des scans qui ressemblent quasiment aux tirages des labos Fuji Frontier. Ce retour dans le passé m’a rendu nostalgique et me donne envie de griller de la Fuji Superia à nouveau. L’entreprise FujiFilm a malheureusement annoncé une hausse importante du prix de ses produits sans exception. Peu importe, le plaisir de faire des images avec du film standard est bien présent.

Débuter en argentique avec un Olympus OM10

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Et pourquoi ne pas commencer la photo argentique avec un Olympus OM10 ?

C’est un boîtier facile à utiliser qui convient parfaitement à ceux qui veulent mettre un pied à l’étrier sans se ruiner. Il est apparu sur le marché en 1979. C’est un appareil solide et endurant. On le trouve à des prix raisonnables sur les sites d’enchères et sur Leboncoin. L’OM10 est en général livré avec son objectif fixe Zuiko 50 mm lumineux avec lequel vous pouvez faire de petites merveilles.

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Incroyable ! J’ai photographié une fleur aujourd’hui

Fleur blanche accrochée à un grillage - Photographie argentique couleur avec faible profondeur de champ - Objectif Olympus Zuiko 50 mm ouvert à F:2,8 - reflex Olympus OM10 et pellicule Fuji Superia standard pour scanner à plat Epson V500, V600, V700 - Numérisation à 2400 Dpi pour archivage web et publication sur le blog de photo histoires de photos argentiques; Auteur photographe Lille spécialisé argentique.

Pellicule Fuji Superia – Olympus OM10

Ce n’est pas mon style de me laisser attendrir par le végétal. J’ai appuyé sur le déclencheur sans réfléchir. De temps en temps, il m’arrive de m’égarer et de prendre une photo sans raison apparente. Ce n’est pas bien gâcher de la pellicule, même du film bon marché. J’ai récupéré un vieil Olympus OM10 avec son objectif Zuiko 50 mm. Esthétiquement, il est comme neuf. Mécaniquement il a l’air de fonctionner correctement. J’ai voulu le tester. J’ai mis une pellicule Fuji Superia. Je suis allé du côté des friches industrielles le long du canal et sur le chemin, j’ai vu cette fleur. J’ai cadré et déclenché illico. Je pense que je voulais me rassurer avant d’arriver sur le site. Le boîtier n’est pas équipé de l’adaptateur permettant de travailler en manuel. Ce n’est pas grave. Il faut se contenter de la priorité ouverture et de la compensation d’exposition. L’exposition justement est correcte et le film avance normalement. Que demander de plus ? Un objectif grand angle peut-être ? Reste à choisir des sujets plus intéressants.

Souvenirs sur négatifs couleurs

Scan bande negatif fuji superia 200

C’est fou la quantité de souvenirs que l’on peut accumuler ! Les négatifs couleur de la pleine époque argentique oubliés dans des boîtes à chaussures refont surface des années après. Sur la table lumineuse, on redécouvre nos vies d’avant avec une pointe de nostalgie.

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Dernier scan argentique couleur d’une photo de rue

Blog street photography fuji superia 200

Voici la toute dernière photo de rue que j’ai prise l’an passé avec une pellicule couleur argentique. C’était en octobre. Je venais de photographier un couple de futurs mariés dans le parc derrière l’église. La pellicule n’était pas terminée. C’est le garçon en sweat rouge qui m’a incité à déclencher Lire la suite

Le choix d’une pellicule pour la photo argentique

Mag 1000
On m’interroge régulièrement pour savoir quelle pellicule photo utiliser quand on débute en argentique.

J’ai toujours du mal à préconiser un film plutôt qu’un autre. C’est avant tout une histoire de goût. Il faut tester plusieurs types de films avant de se faire une idée. Rien ne vous empêche de goûter à un film puis un autre. En passant du restaurant italien à la cuisine chinoise vous verrez bien ce qui vous plaît le plus. Je mettrai pour l’instant de côté les diapositives. Ces films sont délicats à utiliser. Pour débuter, orientez-vous vers les négatifs.

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Quelques pistes pour trouver un sujet photographique

photo argentique - Le parc de Kelvingrove 6 Glasgow Ecosse

Fin d’après-midi, après le bureau – Glasgow 2001 – Parc de Kelvingrove

 » Quel sujet pour la photo ? « . C’est une requête qui revient fréquemment sur le blog Histoires de photos.

Lorsqu’on débute en photographie et que l’on vient d’acquérir un reflex, un bridge ou un compact, on déclenche beaucoup et pour n’importe quoi, histoire d’apprivoiser la bête. C’est tout à fait normal, il faut du temps pour s’adapter à son appareil photo. Puis vient le moment où l’on recherche la bonne photo, celle dont on sera fier. Alors on se met en quête d’un sujet photo. Lire la suite