Tirer le rideau sur la photographie de rue ?

Je ne photographie plus pour le plaisir de photographier

Avant de basculer complètement dans la photographie sociale, je pratiquais la photographie de rue pour le plaisir. Le dimanche matin, je m’offrais une parenthèse dans mon train-train quotidien. Peu à peu, cet exercice a laissé la place au portrait en partie parce que je n’arrivais plus à trouver un quelconque intérêt dans ce type de photographie. Puis j’ai dû me résoudre à abandonner la photo de rue, un loisir chronophage quand on cherche à construire un beau portfolio et c’est loin d’être évident, croyez-moi. Mais aujourd’hui, j’ai à nouveau besoin de photographier pour le plaisir et je n’ai plus envie de tirer le rideau sur la photographie de rue définitivement. 

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5 idées de cadeaux à offrir à un photographe exigeant

5 accessoires photo à offrir à un photographe exigeant.

Je n’ai pas abordé la question du cadeau depuis longtemps. Je ne suis pas du genre à parler sans cesse matériel photo dans chacun de mes articles. Mais nous sommes tous pareils, nous avons les yeux qui brillent devant le beau matériel photo et les chouettes accessoires qui vont avec, surtout en cette période de fête. Trouver une idée de cadeau à offrir à un photographe exigeant est loin d’être évident. En général, il choisit lui-même les cadeaux qu’il se réserve. Mais il est possible de le surprendre avec un cadeau inattendu et bien ciblé. 

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Inspiration photo : créer un certain style de noir et blanc

Olympus OM et Ilford HP5

Il y a le photographe qui supprime les couleurs et puis il y a celui qui créé son propre style en noir et blanc.

Voilà comment j’aimerais que mes photos noir et blanc soient tout le temps : baignées de lumière. Grâce à cette lumière généreuse on obtient des noirs profonds. Mon propos peut vous sembler obscure mais c’est pourtant clair. Le style ici recherché est une photographie aux contrastes élevés. C’est la lumière qui créé les ombres. J’aime quand le noir et blanc est dur. Pour obtenir cette densité de gris et un noir charbonneux, j’expose pour les hautes lumières. Je sais, je vais à l’encontre des recommandations en noir et blanc argentique. En pratique, il faudrait toujours exposer pour les ombres mais je préfère créer mon propre style de noir et blanc.

Une photo noir et blanc ne se créé pas en supprimant les couleurs. La véritable photo noir et blanc est issue d’un film argentique

C’est rigolo parce que au moment où j’écris ces mots, je reçois un mail de mon ami Patrice, grand amateur de photo en noir et blanc, qui m’explique vouloir exploiter un peu plus ce style de noir et blanc. Exposer pour les hautes lumières mais sans exagération revient à faire baisser les niveaux de gris dans des valeurs plus denses que la moyenne. Il faut alors accepter les ombres bouchées. Et si on va trop loin dans la sous exposition, on perd toutes nos chances de récupérer des détails dans les ombres. Un film trop clair est synonyme d’une forte sous-exposition. Alors attention à ne pas partir dans les excès.

En réalité, je ne créé pas un style de photo en travaillant le noir et blanc de la sorte. Ce serait prétentieux de ma part. On ne créé rien, on adopte une façon de travailler. Je me suis inspiré des photographes que j’apprécie, c’est tout. J’applique la méthode presque systématiquement. Si le contraste voulu ne peut pas être obtenu parce que la lumière est médiocre alors on peut employer une autre méthode : amener la lumière artificielle. J’utilise peu souvent le flash mais c’est un excellent allié si on veut apporter du contraste quand tout est plat.

Dans ce cas de figure, je préfère utiliser le flash en mode manuel. Je reprends le même principe de fonctionnement qu’en lumière naturelle. La lumière du flash étant la source de la lumière principale, j’expose pour le flash. Le flash est par exemple maintenu à 1/8 de sa puissance. L’exposition est calculée à l’aide du Sekonic L308S. L’ouverture est déterminée en fonction de la quantité de lumière délivrée par le flash. C’est simple, rapide à mettre en œuvre et efficace. 

Si le dosage de la lumière est bon, le recours à Photoshop est quasiment inutile. Pour ne pas prendre trop de risque au moment de calculer l’expo, il vaut mieux prendre la lumière sur les tons moyens clairs comme le visage du modèle par exemple. Les films argentique, je le répète, encaissent bien la sur-exposition. Les films que j’aime exposer afin de créer ce style d’image sont les Kodak Tri-X, Kodak TMAX 100 et 400, Ilfdord HP5, Rollei Retro 80s, Agfa APX100. Je pense essayer aussi la Fomapan un jour ou l’autre. Cette pellicule me semble intéressante.

Je ne suis pas le seul à exposer pour les hautes lumières. En photographie de rue, la technique est devenue une marque de fabrique de beaucoup de photographes. Il suffit de faire un rapide passage sur Flickr pour s’en rendre compte. J’aime moi aussi faire le jeu des ombres et de la lumière quand je photographie la ville. D’autres photographes ont développé une photographie noir et blanc bien à eux. J’aime beaucoup les photos de Simon Becker par exemple. Son style correspond exactement à ma vision de la photo en noir et blanc.

Pourquoi j’ai banni le noir et blanc numérique ?

Ilford XP2 développement noir et blanc argentique Lille

Ilford XP2

J’ai banni le noir et blanc numérique de ma production photographique. Ce n’est ni un caprice ni la volonté de faire le buzz. Lui et moi ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Les rares photographies que j’ai accepté de convertir en noir et blanc numérique à la demande d’un client m’ont déçu. Je n’ai pas la fibre du plugin ou mon expérience argentique fait blocage. J’ai essayé mais cela ne marche pas, en tout cas pas pour moi. Pourtant, je vois des choses intéressantes en numérique chez mes confrères. J’ai relevé de beaux portfolios encore cette semaine. Celui de Jone Reed m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé différent. Sa série Black/White m’a fait oublier qu’il s’agissait de numérique. Le noir et blanc est agréable. Peut-être aussi parce que les photos sont intéressantes et parfois intrigantes.  Lire la suite

Photographies de rue argentique avec le 24-70 F/4 L IS USM

Photographie de rue avec le Canon 24-70 F4 L IS

Dimanche dernier, je me suis amusé à promener le Canon 24-70 F/4 L IS dans les rues de Lille. Je voulais savoir si ce zoom pouvait se rendre utile aussi sur un reflex argentique Canon amateur comme l’EOS 30v. J’ai mis une pellicule Ilford XP2 et testé la photo de rue sans trop réfléchir. J’ai déclenché un peu au pif, je l’avoue et j’ai un peu perdu la main. Mais j’ai retrouvé le plaisir de photographier autre chose que des têtes en gros plan.

Je suis satisfait de ce test terrain argentique avec le Canon 24-70F/4 L IS. Il est agréable à utiliser et n’est finalement pas trop encombrant. Auparavant, j’aurais vissé une focale fixe prétextant que c’est mieux pour les automatismes, la réactivité et le confort d’utilisation. Mais je me suis très vite rendu compte que le 24-70 était souvent bloqué au 35 mm. L’AF répond très bien mais ça on le savait déjà et il reste silencieux, c’est aussi un bon point. Je n’ai débrayé l’autofocus que deux fois pour basculer en hyperfocale. Le reste du temps c’est le zoom qui s’est chargé de faire le point.

J’ai surtout apprécié ce zoom après numérisation de la pellicule. Le micro-contraste est vraiment bon, la sensation de netteté sur cette pellicule de 400 ISO est très bonne. Je n’ai pas eu besoin de recourir à l’accentuation. Je sais, ce n’est certainement pas l’objectif idéal en photographie de rue. Les adeptes de la photo de rue au Leica argentique vous parleront de leur Summicron ou de leur Leitz. Ce sont évidemment d’excellents outils mais je n’ai pas de télémétrique alors je me contente des Canon EOS dont je dispose. Je pensais, avant de réaliser ce test, que le zoom aurait peu d’intérêt sur un appareil argentique. Je me disais qu’un film noir et blanc ne délivrerait pas plus de fins détails grâce à ce genre d’objectif. J’avais tort. Le 24-70 F/4 L IS se montre efficace en photographie de rue et fournit de beaux détails et un beau contraste sur un film argentique.

Si vous recherchez un bon zoom polyvalent à monter sur votre tout premier reflex argentique, je vous conseille ce 24-70 F4 L USM.

Portrait de rue sur pellicule argentique à Lille : Kodak TMAX 100

Portait sur pellicule argentique à Lille

Cet hiver, j’espère avoir un peu plus de temps à consacrer au portrait de rue sur pellicule argentique. C’est un thème que j’aime pratiquer au calme le dimanche matin dans les rues de Lille. En deux heures, on a le temps de tester des choses et peu importe si on en sort que très peu d’images. J’ai une plus grande liberté de travail par rapport aux commandes. La place laissée à la créativité est évidemment plus importante. Nous sommes quelques uns à aimer le portrait sur pellicule argentique à Lille. Je suis heureux de constater l’émergence de nouveaux mordus du noir et blanc argentique dans la région. Les jeunes passionnés se rendent maintenant à l’Atelier Photolix rue Inkermann à LilleLa boutique propose de nombreux services et bien sûr de la vente de films.

Peut-on se passer du flash pendant un mariage ?

photo couple mariés salle réception mariage au Molenhof Fred Laurent photographe Nord Lille Flandres belge

Le flash n’est plus indispensable de nos jours. Les appareils photo actuels permettent de se passer du flash pendant un mariage. Beaucoup de photographes clament haut et fort photographier en lumière naturelle mais ce n’est pas grâce à un quelconque savoir-faire mais plutôt grâce aux performances des outils d’aujourd’hui. Il est maintenant possible d’obtenir des images propres à 5000 ISO, chose impensable il y a 15 ans.  Lire la suite

Nouveau dans le sac photo : Canon 24-70 F/4 IS L USM

Canon 24-70 F4 IS second boîtier pour reportage mariage

J’ai pris la décision de remplacer le Tamron 28-75 F/2.8 par ce nouveau Canon 24-70 F4 IS. Il me fallait un zoom trans-standard rapide et précis afin de couvrir les reportages mariages dans de meilleures conditions. Le vieux Tamron commençait à souffrir de ratés. Je ne lui reproche pas grand chose à ce zoom abordable. Il m’a bien rendu service au cours de ces dernières années. Lire la suite

Deux focales fixes Canon indispensables pour les photos des préparatifs de la mariée

préparatifs de la mariée photographe à Croix

Les deux focales fixes Canon que je considère indispensables pour les photos des préparatifs de la mariée sont le 35 et le 85 mm.

Ceux qui suivent le blog depuis un moment le savent, j’ai une préférence toute particulière pour les focales fixes. Le 50 mm F1.4 est mon objectif fétiche mais lors des reportages photos mariages, j’utilise en permanence le 35 mm et le 85 mm. Le 35 mm m’aide à cadrer des plans larges et donc d’intégrer des personnes ou des éléments de déco en arrière-plan. Le 85 mm me permet de réaliser un cadrage serré de la mariée et de mettre en évidence un regard, un détail. Ce qui me pousse à choisir les focales fixes plutôt qu’un zoom, ce n’est pas tant la grande luminosité que procure un objectif ouvrant à F1.4 que la facilité à cadrer vite et bien. A force de voir en 50 ou 85 mm, on adopte une habitude de placement avant même de porter le viseur à l’œil. On gagne en efficacité et on travaille plus facilement le cadrage.  Lire la suite

Style photographique en évolution constante

modèle masculin Lille

Le style photographique évolue avec le temps et l’expérience en principe.

Lorsque l’on commence à acquérir des bases solides on se cherche un style photographique bien à soi. Mais je vois beaucoup trop de photographes se préoccuper d’abord du style photographique avant d’affiner la technique ou avant de travailler la narration par exemple. Reproduire les effets de style d’un photographe dont on apprécie le portfolio à coups de mauvaises retouches est une idée à la mode de nos jours. Même les photographes mariages se sont mis à dénaturer le rendu de leurs images pour soi-disant reproduire un style bohème qui n’existe que dans leur imagination. Certains éprouvent le besoin d’attribuer des titres pompeux à une colorisation brunâtre censée rappeler le style argentique. La logique voudrait que le photographe commence par travailler la prise de vue avant la post-production. Le style photographique devrait être obtenu grâce à un travail personnel et non grâce au copié collé. Lire la suite