Le reflex du photographe de rue

Ce n’est pas évident de se débarrasser de ses habitudes quand on a aimé et pratiqué la photographie de rue pendant longtemps. Le reflex de cadrer et de déclencher instinctivement lorsqu’une situation nous interpelle est plus forte que la raison. Je suis comme un gamin qu’il faudrait frapper sur la main pour l’empêcher de sombrer à nouveau dans les affres de la photo de rue.  Lire la suite

Nouveau scan pellicule AGFA APX 100

apx 100 - 143

Pellicule AGFA APX 100

Le style vintage et la présence de la Peugeot 304 pourraient faire croire que la photo date des années 70/80. Cette photographie est pourtant bien récente. Le rendu de cette photo noir et blanc prise cet été lors d’une rencontre entre exposants et passionnés de voitures de collection n’est pas le résultat d’un traitement logiciel ni d’une application pour smartphone. Ce type de noir et blanc est tout simplement dû à la pellicule AGFA APX 100. Lire la suite

Au hasard des rues et des ruelles avec une pellicule noir et blanc

Olympus OM 2000 - Zuiko 35 mm - Photographie de rue à l'ancienne

Olympus OM 2000 – Zuiko 35 mm

Le temps est idéal pour aller se perdre dans les rues de la ville, un appareil photo argentique en bandoulière. L’Agfa APX 100 est très bien pour ce genre de photo. J’aime quand les ombres sont bien présentes. Il ne faut pas nécessairement chercher la bonne photo. Quelques clichés au jugé suffisent à retranscrire l’ambiance d’un lieu et c’est déjà pas si mal. Alors c’est parti pour une heure ou deux de « prises de rues ».

La street photography argentique

artistes de rue - photographie argentique noir et blanc

24 x 36 Olympus – Agfa APX 100

Je connais peu de photographes travaillant la street photography exclusivement en argentique. Il y a bien encore quelques passionnés du télémétrique argentique sur le terrain mais la plupart ont succombé aux nouvelles technologies offertes par Fuji, Olympus ou Nikon. Même les plus grands se sont convertis au numérique. Pourtant, l’argentique conserve de sérieux avantages en street photography, notamment celui de la rapidité d’exécution. Mais le plus intéressant en argentique c’est quand même l’esthétique particulière du noir et blanc. Ceux qui apprécient autant le beau noir et blanc que la street photography devraient essayer au moins une fois un boîtier mécanique chargé en négatif noir et blanc. Beaucoup pourraient devenir accros.

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Le noir et blanc sans logiciel de traitement d’image – Agfa APX 100

Photographies noir et blanc du nord de la France. Photographies argentiques - Agfa APX 100 Nord France

Cela fait un bon bout de temps que je n’ai pas acheté de l’Agfa APX 100. C’est une pellicule que j’aime employer pour la photo de tous les jours en extérieur. Son prix est abordable. Je l’utilisais surtout avec le Canon EOS 30v, les Olympus OM ou le Pentax P30. J’ai bien envie d’en recommander pour les prochaines photos d’automne que je ferai en Flandre.

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Photographies du banal et du quotidien en noir et blanc

Les plus beaux sujets ne sont pas forcément les meilleurs

Photographier des scènes banales ne me dérange absolument pas. Ce qui compte pour moi, ce ne sont pas les belles images mais l’esthétique du noir et blanc. La forme passe avant le contenu. Il n’y a pas de message dans mes photos, juste la volonté de traduire un lieu, un objet en noir et blanc. Même les endroits moches, je les photographie volontiers. Évidemment, si je peux combiner sujet intéressant et photo réussie, c’est encore mieux. Lire la suite

Lille en noir et blanc – Le dernier sujet photo de l’année – Photographies argentiques prises dans la rue

Lille en noir et blanc - photo argentique - APX 100

Pellicule Agfa APX 100

Je sais, pendant la saison des fêtes, je pourrais photographier les couleurs de la ville de Lille mais j’ai préféré terminer l’année en noir et blanc. Je n’ai pas voulu reprendre de pellicules couleur même si les illuminations de Noël avec leurs décorations colorées sont tentantes pour un photographe de rue. L’année dernière, j’avais choisi de photographier en couleur avec des négatifs périmés. L’objectif était de retranscrire l’ambiance de Noël dans un style un peu vintage. Cette année, je m’intéresse moins à l’esprit de Noël.  Mon sujet sera plutôt du genre :  » l’homme dans l’espace urbain « . Les dernières pellicules ne sont pas encore développées. Je ne sais donc pas si je suis sur la bonne voie mais j’ai l’intention de poursuivre cette série jusqu’au nouvel an.

Lecteurs passionnés – Vieille Bourse de Lille – Photographie noir et blanc argentique

APX 100  - photographe - photographies  noir et blanc traditionnel

Hiver 2012 – Numérisation du négatif

La lumière est parfois très intéressante à l’intérieur de ce bâtiment historique situé au cœur du Vieux Lille. Un puits de lumière créé des ombres marquées sur les chineurs et les passionnés de vieux bouquins, livres rares, BD, cartes postales, vieux journaux et monnaies anciennes. Si on prend le temps de rester un peu et d’observer, on peut obtenir des clichés sympas, surtout en noir et blanc et avec une bonne pellicule argentique. Ici, j’avais encore mon Olympus OM et un Zuiko 50 mm. Pour conserver cette ambiance ombre et lumière, je me suis basé sur la règle du F16 et converti le couple vitesse / ouverture sur F5,6. Mais si on ne comprends rien à cette méthode d’exposition, il reste la mesure de la lumière sur la paume de la main.

Travaux sur les berges du canal – Photographie noir et blanc

Pellicule noir et blanc Agfa APX 100 -

Wambrechies – Canal de la Deûle

Lille – Le Tri Postal – Photographie noir et blanc argentique

Lille en noir et blanc par un photographe qui par tradition et passion pour l'argentique photographie toujours avec ses anciens appareils photo argentiques dans les rues de Lille 6 Vous pouvez le retrouver lors des rencontres photographiques organisées une fois par mois pour apprendre la photo de rue, la photo de nuit, apprendre à gérer la lumière et comprendre le fonctionnement de votre reflex numérique Nikon ou Canon. Tri-X 400 - Photographie noir et blanc argentique - Le Tri Postal

Pellicule Kodak Tri-X 400

Je voulais photographier le Tri Postal de Lille un samedi matin mais il était trop tôt. La lumière était plaisante, surtout pour une pellicule noir et blanc comme la Kodak Tri-X 400. Malheureusement, l’endroit était désert. Si on ne connait pas le Tri Postal, on pourrait croire qu’il s’agit d’une usine désaffectée. Or il n’en n’est rien.  Lire la suite

Cours photo à Lille – Prendre son temps

APX 100 - photographie argentique noir et blanc Lille - 59

Olympus 24 x 36 argentique et pellicule Agfa APX 100

J’observais ce photographe devant la façade de la cathédrale de Notre Dame de la Treille à Lille. Il semblait prendre son temps pour cadrer et régler son appareil photo. Je ne lui ai pas parlé mais j’avais l’impression que les réglages de son reflex numérique lui posaient problème vu le nombre d’essais et le temps passé dans la même position. C’est vrai que le sujet ici n’est pas évident à photographier en numérique. La forte lumière et la porte métallique noire ne rendaient pas l’exposition facile.

Les capteurs sont plutôt récalcitrants dans ce genre de situation. L’autofocus patine dans le vide. La mise au point est même parfois infaisable. L’exposition est à côté de la plaque. Bref, on sent bien les limites des appareils modernes. Il ne m’a pas fallu 8 secondes pour faire cette photo avec mon 24 x 36 argentique. L’appareil était déjà réglé sur une vitesse et une ouverture avant même de choisir un cadre. La luminosité étant suffisamment forte, je savais quelle combinaison vitesse/ouverture je pouvais utiliser. Quant à la mise au point, je n’ai pas eu besoin de m’en préoccuper puisque la zone de netteté est calée en hyperfocale.

La technologie est censée répondre à toutes les situations mais elle n’est toujours pas capable de remplacer le cerveau humain. Avec un minimum de connaissances de la lumière et de techniques de prise de vue, le photographe arrive à compenser les limites de l’appareil photo. Il faut savoir être patient, réfléchir face à une situation donnée et décider d’être le pilote aux commandes de son appareil et pas l’inverse. Ceux qui se reposent sur la technologie sans essayer de comprendre ce qui se passe, n’iront pas loin. Le jeune photographe devant l’église avait raison de s’obstiner. Je suis sûr qu’à force il aura réussi à obtenir l’image qu’il souhaitait.

Cours photo individuels Nord Pas-de-Calais

Dernières traces de neige – photo noir et blanc argentique

Je voulais en finir avec les photos d’hiver. Je me suis empressé de scanner les dernières pellicules de neige fraîchement développées.

J’espère que cette fois-ci, c’est la bonne : la dernière des dernières offensives de l’hiver. Si on pouvait enfin reprendre la photo d’extérieur en manches courtes, ce serait une bonne chose pour le moral. Je crois que je vais classer vite fait bien fait les derniers scans des photos de neige, juste quelques mots-clés et deux ou trois clics dans les catégories via Adobe Bridge et le tour est joué. Cela m’étonnerait fort que l’on me demande des photos de paysages enneigés à l’approche du printemps, le vrai. Les images resteront planquées jusqu’au prochain hiver.

Dernières neiges en noir et blanc argentique

OM2000 208

Cette semaine, ce sera peut-être la dernière occasion de photographier la neige dans la région. Si je ne le fais pas, ma compagne va me passer un savon. Elle reste nostalgique de sa région natale en Allemagne où la neige est abondante. Si dans les prochains jours, je prends la route et l’appareil photo, ce sera pour elle car en vérité, je ne suis pas très motivé pour aller affronter le froid. Ici, la neige n’est pas aussi belle qu’en montagne. Dans le Nord, on imagine mal une couche de neige immaculée type carte postale sous un beau ciel bleu. Le noir et blanc est donc plus approprié. Les négatifs Kodak et Agfa ainsi que les moufles sont déjà prêts, reste à attendre les probables derniers flocons de cet hiver.

Tri-X - 125

Lumière blanche, Agfa APX 100 et contrastes

scanner pellicule AGFA APX 100

La lumière était d’une tristesse… Je n’ai rien vu d’intéressant sur le plan photographique.

C’est le genre de lumière blanche qui n’inspire personne ou presque. Au loin, les tonalités et les formes se confondaient. Aucune ombre même légère n’est venue renforcer les reliefs. Il vaut mieux trouver un sujet à photographier de très près dans ce cas, mais absolument rien n’a attiré mon regard. A la rigueur, c’était une lumière plutôt appropriée au portrait. Dans le boîtier, l’Agfa APX 100 était encore restée à la première vue. C’est une pellicule que j’utilise essentiellement quand le soleil est présent. Malheureusement, ce jour là, je n’étais pas servi en matière de contrastes. Sur le chemin du retour, je me suis dit que j’aurais mieux fait de scanner les dernières négatifs noir et blanc qui m’attendent.

Je voulais tout de même vérifier si on peut restituer des tonalités intéressantes malgré la piètre qualité de la lumière. En passant sous le pont, j’avais remarqué une mouette planant au ras de l’eau. L’oiseau blanc contrastait avec la surface sombre du canal. J’ai saisi l’occasion pour déclencher au moins une fois. J’ai tout de suite mesuré la lumière sur le pilier grâce à la mesure centrale pondérée de l’Olympus. Il fallait éviter que le contre-jour ne vienne sous-exposer la scène. La photo ne vous intéressera certainement pas mais elle valait la peine d’être prise en guise de test. Le rendu des tonalités moyennes n’est pas mauvais. Si le ciel est blanc et la lumière sans intérêt, l’Agfa APX 100 mérite d’être exposée dans un milieu sombre.

Derrière une vitre – photographie noir et blanc argentique – Kodak TMAX 100

Kodak Tmax 100

Pellicule Kodak tmax 100

C’est la dernière pellicule Kodak TMAX en 100 ISO que je numérise.

A partir d’aujourd’hui, je me limite à trois, voire deux sortes de négatifs noir et blanc. Habituellement, des pellicules de marques différentes se côtoient dans la sacoche : Kodak, Ilford, Fuji, Rollei… Quand on me demande pour quel usage je choisis telle ou telle pellicule, j’essaie de justifier une utilisation pour chacune d’entre elles. Or, dans la rue, je photographie aussi bien avec de la HP5 que de la Tri-X, de la Rollei ou encore de la TMAX. Il en va de même pour le portrait. En fait, aujourd’hui je les emploie indifféremment en fonction des stocks restants et des sensibilités disponibles et moins en fonction de leur particularité. Avant, quand j’avais encore la possibilité d’acheter un négatif pour chaque type de photo, je choisissais une émulsion comme on choisit un plat au restaurant parmi une dizaine qui nous font envie. Les prix baissent à partir de dix unités, alors je commande une seule gamme à la fois mais par lots de dix. Je les aime toutes mais je préfère rationaliser les achats.

Du coup, j’ai remplacé la TMAX en 100 ISO par l’APX 100 de chez Agfa, pour une question de coût. L’Agfa est 30 à 40% moins chère. J’apprécie la TMAX pour son grain très fin. C’était aussi un atout pour la numérisation et les agrandissements. Mais actuellement je ne l’exploite pas réellement pour la finesse des images mais plutôt pour travailler en vitesses lentes et/ou avec une très faible profondeur de champ. L’Agfa remplit tout aussi bien cette fonction. J’aimais beaucoup la Rollei retro 100 qui en fait était une APX 100. Le prix de la Rollei était vraiment très intéressant. Malheureusement, elle n’est plus distribuée. Il reste encore des stocks en Agfa et j’espère pour quelque temps encore. Ce film noir et blanc délivre des nuances grises bien denses comme j’aime. L’Agfa prendra donc la place de la TMAX.

L’autre solution pour faire des économies consiste à acheter du film au mètre et de constituer soi-même les bobines : Vous avez dit bobineuse ? .

Blog photo argentique – Nord

Des photos de reflets dans les vitrines ?

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J’ai l’impression que les femmes photographes dévoilent plus de poésie dans leurs images que les hommes. Elles recherchent davantage l’esthétique alors que nous les mâles, nous travaillons plutôt la construction du cadre et l’aspect technique de la photo. Je ne photographiais pas les reflets dans les vitrines avant de connaître ma tendre moitié. Cela ne me venait pas à l’esprit. Et comme j’écoute toujours les conseils de ma petite femme, (hum enfin presque ), j’ai voulu essayer cet exercice. Alors depuis quelques temps je ne peux m’empêcher de regarder ce qui se projette dans les vitrines des magasins, des coiffeurs ou des pâtisseries.

Pendant mon tour de Flandre, j’essaierai d’inclure quelques photos de reflets dans les vitres des boutiques.

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