Leica M monochrome ou Kodak TMAX ?

J’essaie de prendre le temps de lire des blogs de photographes. Ce n’est pas bon de rester centré sur soi-même. Il faut savoir faire une pause de temps en temps et ne pas rester la tête dans le guidon. L’inspiration passe aussi par la lecture de portfolios originaux ou des travaux personnels qui décoiffent. Récemment, j’ai découvert le site de Dominique Conil dont les photographies moyen format me plaisent beaucoup. Prenez le temps de visiter ses galeries. Par contre, les articles élogieux sur tel ou tel matériel photographique m’intéressent peu, les tests pures et dures encore moins. Ce qui m’intéresse, ce sont les expériences vécues et partagées avec sincérité ou encore de vrais témoignages d’auteurs passionnants comme ceux d’Alain Keler sur son journal d’un photographe. Les photos noir et blanc sont percutantes et les récits captivants. Pour ceux qui aiment l’histoire et le photojournalisme, ce micro-blog est une pépite.

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Séance engagement en noir et blanc argentique à Cambrai

Tous les photographes de mariage ne sont pas fans de photographie argentique. Aujourd’hui, peu se risquent à travailler avec de la pellicule. Oui, l’argentique engendre un coût supplémentaire pour le photographe. Mais cela ne vaut-il pas la peine d’investir un peu plus si l’émotion est au rendez-vous ?

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Le portrait en noir et blanc traditionnel  reste une valeur sûre pour quelques initiés. Les techniques photographiques n’intéressent pas tout le monde mais en général, rares sont ceux qui se montrent insensibles devant un tirage noir et blanc réalisé à l’ancienne. De plus en plus de couples en passe de se marier me choisissent justement parce que je propose aussi un travail photographique à l’ancienne. Ils apprécient le noir et blanc classique, ce rendu typique et inimitable de la pellicule.
Les futurs mariés veulent retrouver un style d’image différent qui rappelle les photographies d’autrefois.
Evidemment, en argentique, le travail ne se compte pas en quantité mais en qualité. Une séance engagement traditionnelle de deux heures permet d’obtenir une cinquantaine de photographies sélectionnées.
Ces clichés noir et blanc sont numérisés et offerts en complément d’une prise de vue numérique. Les clients découvrent avec émotion des instants privilégiés et parfois d’intimité sous une forme unique et tellement éloignée de la standardisation du numérique.

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Portrait noir et blanc argentique : le retour du 85 mm F/1.8

Les portraits en noir et blanc argentique présents dans mon portfolio et sur le blog Histoires de photos sont réalisés avec des reflex CANON et des objectifs autofocus. Lors des dernières commandes, j’ai utilisé des focales fixes et principalement le CANON EF 85 mm F/1.8 USM.

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Si comme moi, vous aimez la photographie de portrait, alors vous avez certainement un objectif de prédilection. Comme chacun sait, les focales fixes offrent globalement une belle qualité d’image. Elles ne sont pas seulement efficaces, elles sont aussi formatrices. Elles nous obligent à trouver la bonne distance avec le sujet. Je n’affirmerais pas que telle ou telle focale soit plus adaptée qu’une autre au portrait. Le matériel est une affaire de goût. Les besoins et les attentes sont différents d’un photographe à l’autre. Certains photographes ne jurent que par le 105 mm, d’autres mettent le populaire 135 mm sur un piédestal. En argentique, rien n’interdit de vous éclater avec un beau 50 mm comme unique objectif pour le portrait ou même un 35 mm lumineux. Les heureux possesseurs d’un Nikon FM, Canon AE1, Olympus OM2n, Pentax K1000 ou Minolta X700 ont accès aujourd’hui à une belle gamme d’objectifs fixes pour le prix d’une carte mémoire de 64 Go. Ce serait dommage de s’en priver.

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Nouveau scan Kodak TMAX : le chaos de la rue

Les négatifs Kodak TMAX 400 utilisés lors des événements de rue de cet été sont enfin numérisés. La numérisation n’a posé aucun problème. Ce n’est pas toujours le cas. Il m’arrive encore de faire des erreurs ou d’exagérer une sous-exposition. Cette fois, l’exposition du négatif était correcte, la netteté aussi. En fait, je n’avais pris aucun risque. La lumière était magnifique et constante pendant toute la durée du festival. Du coup, les réglages étaient bloqués sur un couple F/16 – 1/500 et la mise au point calée sur l’hyper focale. Sur le plan technique, j’ai choisi la facilité. Par contre, d’un point de vue cadrage et composition, on ne peut pas en dire autant.

La photographie de rue est parfois chaotique

Choisir un cadre lorsqu’on est confronté au chaos de la rue, ce n’est pas de la tarte. Vous en avez certainement déjà fait l’expérience. S’il vous arrive de photographier au milieu de la foule, vous avez pu en mesurer la difficulté. Cet été, j’ai voulu me confronter au désordre de la rue. J’ai essayé de m’infiltrer au cœur de la foule avec le grand angle. J’ai fait plusieurs tentatives de cadrages avec des sujets sympas et originaux mais j’ai eu beaucoup de mal à me décider. Tout va très vite. Cadrer un sujet isolé en mouvement, c’est relativement facile avec un peu de pratique. Mais photographier le chaos de la foule et faire en sorte que tout soit bien en place dans le cadre, alors on peut parler de défi. À moins d’être un sacré chanceux, en général, une seule prise ne suffit pas. Dans le viseur, on se rend compte que l’endroit choisi n’est pas le meilleur. On bouge afin de trouver l’emplacement idéal. Et quand on pense tenir un point de vue intéressant, plus rien ne fonctionne : les éléments s’entre-choquent et la lisibilité de l’image en pâtit. Ce genre d’exercice doit être répété souvent avant d’obtenir une composition qui tienne la route. Rien n’est plus frustrant pour un photographe de rue que de louper une scène unique à cause d’un intrus venant gâcher son premier plan. Ici, j’ai eu beaucoup de chance que personne ne fasse irruption devant l’objectif à ce moment précis. J’adore être au contact de mon sujet. J’utilise systématiquement le 35 mm à courte distance. Mais on m’a si souvent bousculé pendant cette parade que j’ai fini par prendre du recul.

photo de rue chaos noir et blanc tri-x

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Portraits au naturel sans retouche

Les personnes que je photographie ne sont pas retouchées

C’est une question de principe. Je n’ai pas envie de tricher avec la réalité. Mon rôle n’est pas d’opérer un lifting du visage et encore moins de passer des heures devant mon écran à tenter de vous rajeunir artificiellement. Je vous avoue franchement que le maquillage et le gommage de l’épiderme ne me passionnent pas. Mon but est de créer des images fidèles à la réalité ou à ce que je vois dans le viseur. Lorsque je réalise un portrait, j’essaie de travailler sur les regards et sur le langage du corps. Ce n’est pas évident pour tout le monde mais avec un peu de patience et en établissant une relation de confiance, on arrive à faire resurgir un trait de caractère. Le travail du photographe repose aussi sur sa capacité à capturer ces instants de vérité, pas seulement sur ses compétences techniques.

Bien sûr, on met parfois en scène les modèles afin d’éviter les postures maladroites ou trop rigides. Concernant les couples, on les incite à interagir avec leur conjoint pour leur faire oublier la caméra. Mais par honnêteté envers les gens qui me commandent une séance portrait, je ne m’aviserai jamais d’arranger leur image sous prétexte de respecter les canons de beauté imposés par la société. Quand cela est possible, je cherche à mettre en avant la personnalité d’un individu. Si la personne accepte de montrer une facette de sa personnalité en faisant exploser sa joie de vivre devant l’objectif par exemple, alors c’est une aubaine pour le photographe et la garantie ou presque d’une bonne photo. Je suis partant pour photographier des couples ou des familles dans des situations diverses : une balade romantique dans un parc, un enterrement de vie de garçons sportif ou une soirée Halloween avec des photos déjantées. Par contre, si une personne me demande de transformer son apparence, je refuse catégoriquement. Il m’arrive parfois d’effacer un bouton ou de supprimer une tâche sur un vêtement mais il n’est pas question de toucher aux traits d’un visage ni à la silhouette.

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Apprendre la photo avec un Canon EOS 760D

Ne misez pas seulement sur la technique

Lors des cours photo, je rencontre parfois des photographes débutants qui ne sont pas à l’aise avec les techniques photographiques mais qui ont une réelle sensibilité artistique. Certains connaissent les œuvres des grands photographes et savent apprécier les différents courants de la photographie moderne. Cependant, quand il s’agit de mettre en pratique une technique de prise de vue particulière, ni le manuel d’utilisation du reflex, ni les tutoriels en ligne ne les aident vraiment. À trop galérer avec les réglages de leur reflex numérique, ils se sentent frustrés de ne pas pouvoir exprimer leur créativité. L’aspect technique de la prise de vue même avec un appareil facile à utiliser comme le Canon EOS 760D peut s’avérer être un réel souci.

Heureusement, la technique n’est pas un obstacle majeur. Les rudiments s’acquièrent facilement. Le gros du travail reste une pratique assidue. Ce qu’il faut au préalable, c’est apprendre les bases et comprendre le fonctionnement de votre reflex. Une formation individuelle et personnalisée est préférable aux stages photos de groupes. Les niveaux sont souvent très inégaux entre les stagiaires. Le matériel est très différent d’un photographe à l’autre et les questions des uns ne vous concernent pas forcément. Entendre débattre de bagues d’adaptation macro pour la photo de grenouilles alors si vous êtes venu pour améliorer votre technique  en photo de portrait est une perte de temps et d’argent. Par contre  un cours individuel vous permettra de poser toutes les questions  qui vous semblent essentielles.
élève en formation photo pro 62

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Pourquoi un photographe ne vous remettra jamais les photos immédiatement ?

Des prises de vues par centaines

Lors d’une séance portrait engagement ou même avec un modèle, un photographe équipé en numérique déclenche très souvent. Il veut assurer le coup en multipliant les prises et en diversifiant les angles, les cadrages et les points de vue. Il va répéter les actions tout en cherchant la bonne posture de son sujet ou la meilleure expression du visage. Au départ, les premières photos permettent aux couples qui ‘ont pas l’habitude de poser de se détendre. Puis, petit à petit, la confiance se met en place et les modèles trouvent leurs marques. Les déclenchements s’enchaînent. En fin de séance, il arrive que les tourtereaux oublient un bref instant qu’ils sont continuellement photographiés. Tout dépend du temps passé avec les personnes, des habitudes de travail du photographe, de son tempérament et de l’inspiration du moment mais le nombre de vues peut rapidement atteindre plusieurs centaines.seance photo engagement gratuite Lille futurs maries

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Souvenirs de promenades argentiques du dimanche matin à Glasgow

Séquence nostalgie

Les rues du centre de Glasgow sont presque désertes le dimanche matin. J’en profite pour partir à la découverte des rues débarrassées des derniers fêtards. Le contraste est saisissant entre les nuits turbulentes du weekend et la tranquillité du dimanche matin. Seules les restes de take-away qui tapissent certains boulevards comme Sauchiehall Street témoignent de l’effervescence du samedi soir. Les frites et les restes de burgers jonchent les trottoirs à proximité des pubs à tel point qu’il faut slalomer si on ne veut pas glisser sur une portion de pizza  Je croise parfois des noctambules hagards et titubants mais les premiers êtres humains à investir la ville sont les éboueurs qui rapidement nettoient les rues avec une efficacité redoutable. Vers 9H00 du matin, plus aucune trace du chaos de la veille ne subsiste. Les commerces ouvrent leurs portes et les Glaswegians matinaux commencent leur tournée des boutiques tranquillement. Après deux ou trois heures de marche et au minimum deux bobines de street photography, je finis par faire une halte dans un Costa. À travers la vitrine qui donne sur la rue piétonne, j’observe les Écossais déambuler les bras chargés de sacs estampillés des marques de fringues. Dans une heure, Buchanan Street sera envahi de monde et les odeurs de plats à emporter vont me donner faim. Il sera temps de retourner à l’appartement pour préparer l’excursion de l’après-midi au Loch Lomond.

photo argentique rue de Glasgow Canon EOS 30

Numérisation de la pellicule Kodak Gold

Je vous souhaite une belle balade dominicale.

La fin du portrait avec la Fuji Superia 200

Un projet portrait qui s’envole en fumée

Quelques mois auparavant, j’avais imaginé reprendre le portrait couleur dans les rues de Lille avec une pellicule amateur comme la Fuji Superia 200. C’était peut-être une idée saugrenue parce que le numérique fait beaucoup mieux de nos jours, mais j’avais envie de recréer un style d’image que je ne retrouve pas dans le numérique. Je voulais faire un tour dans le passé, purement par nostalgie. Je ne comptais pas cumuler les séances portraits avec la Fuji Superia à tour de bras mais juste en utiliser une de temps en temps quand l’aspect trop lisse et trop propre du numérique m’ennuie. Ce projet à peine entamé risque de s’éteindre rapidement.S200 - 462

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Kodak Tri-X – US Army

C’est la première fois que je photographie un photographe de guerre américain.

J’ai photographié des passionnés d’équipements militaires de la seconde guerre mondiale avec une pellicule noir et blanc. J’ai pensé que l’argentique était tout à fait approprié. Honnêtement, c’est dans la tête que cela se passe. Rien ne justifiait l’emploi d’une pellicule pour un sujet aussi rétro soit-il. Quoi qu’il en soit, la Kodak Tri-X a encore une fois été à la hauteur. Dans l’action, en pleine lumière et face aux contrastes durs, elle assure. J’aurais aimé en faire plus mais je limite la consommation de pellicules. Je ne me sers plus vraiment de mes 24 x 36 argentiques quand il s’agit de reportage. Le numérique c’est mieux pour documenter le réel. Je préfère employer les reflex argentiques dans un univers créatif là où la pellicule montre ses prouesses dans les situations extrêmes. Pour photographier à la volée tout se qui se présente dans le viseur, un hybride c’est quand même plus pratique. On a le droit à l’erreur et on ne se sent pas obligé de choisir les sujets. Et si on a envie d’apporter un petit de coup d’effet rétro noir et blanc, avec un APN expert, on arrivera toujours à bidouiller les images. Par contre, lorsque j’ai la chance de croiser un personnage atypique ou encore un photographe coiffé d’un calot de l’US Army, alors je suis content d’avoir un boîtier argentique chargé en Kodak tri-Xphotographe de guerre photo noir et blanc kodak tri-x

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Convertissez vos plus belles photos en noir et blanc

J’ai l’impression que pour beaucoup de photographes, le noir et blanc sert à rattraper des photographies ratées. La photo de la jolie demoiselle d’honneur en train de saisir le bouquet lancé par la mariée aurait pu enrichir le portfolio mariage. Malheureusement, elle est mal exposée, les zones brûlées dénaturent le visage de la chanceuse. Tant pis, on les convertit en noir et blanc. On n’y verra que du feu.

Je trouve dommage de ne pas mettre la couleur et le noir et blanc sur un pied d’égalité. La version monochrome ne devrait pas être considérée comme une sous-catégorie mais comme une valeur ajoutée à votre travail, surtout pour les photographes de mariage ou portraitistes.

Tatoo van et rock

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Street photography par 40°

Un pic de chaleur est prévu pour cette journée. Une bonne excuse pour se lever tôt et photographier la rue quand les températures sont encore supportables. Pratiquer la street entre 7h30 et 9h30 du matin, c’est jouable pour moi. C’est aussi l’occasion de profiter de ce moment paisible de la journée pour composer avec les ombres qui s’étirent.

rue special nb Canon 5D

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Préparatifs des mariés en mode zen

Après d’innombrables heures passées à choisir la robe, la salle de réception, les prestataires et de longs mois à s’occuper des préparatifs … on y est. C’est LE jour tant attendu, la dernière ligne droite. La journée doit absolument être magique, inoubliable… Du coup, les mariés sont souvent stressés, à fleur de peau. Pas cette fois-ci.

robe de mariée emballage avant habillage

L’ambiance autour des futurs mariés était incroyablement détendue et propice à la bonne humeur et la rigolade.

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Numérisation en nombre de négatifs noir et blanc

L’activité de prise de vue me prend de plus en plus de temps. En plus des séances portraits de couples et familles nombreuses, j’essaie d’être présent aussi sur les manifestations de la région. C’est pour moi l’occasion d’élargir mon réseau de connaissances et d’échanger des cartes de visites. Mais je continue à rendre service aux personnes qui ne sont pas équipées pour numériser leurs pellicules argentiques en haute définition. Plusieurs de mes amis me confient leurs photographies de rue et régulièrement de nouvelles commandes arrivent. Ce sont souvent des photos souvenirs, de famille, de vacances qui ont mal vieillies.

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Inspiration photo à portée de clic

photo noir et blanc de rue style epoque pellicule Kodak Tri-X

Trouver l’inspiration dans la rue n’est pas évident pour tout le monde. Parfois, il m’arrive d’être en panne d’idée. À défaut de sujet intéressant et pour éviter de rentrer bredouille, je me rabats sur un style d’image : contre-jours, composition géométrique, flous … Mais j’avoue que ce n’est pas facile tous les jours. Les bonnes idées n’émergent pas comme ça par miracle simplement en observant ce qui se passe et en déclenchant au pif.

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Objectifs décevants et Kits reflex

faire de beaux portraits en noir et blanc avec quel amtériel

Photographie argentique – Pellicule Kodak Tri-X – Canon EOS 3 – Canon EF 28-105 II USM

Lorsqu’on achète son premier reflex autofocus et que l’on débute en photographie, on s’intéresse davantage au boîtier. On se soucie peu des performances de l’objectif fourni avec l’appareil. Dans l’esprit du photographe lambda, c’est le boîtier qui fait l’image. Pour lui, l’objectif existe dans un seul but : cadrer large ou zoomer sur des sujets éloignés. Les vendeurs de la Fnac ou de Boulanger orientent le client vers les produits phares proposés en kit par les grandes marques. Le photographe débutant se focalise sur les capacités ou les options du boîtier et se ravit d’avoir acheté à bon prix un jeu de zooms répondant à tous les types de photographies : paysage, animalier, sport, portrait… Malheureusement, l’acheteur se retrouve avec un appareil bourré de technologies dont il ne se servira jamais et deux objectifs médiocres. C’est bien dommage.

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Photographies de femmes volontaires

Elles ont un sacré tempérament, les Lucky Girls. Les filles ont apporté leur univers fifties avec beaucoup de charme et pas mal de dérision à ce premier festival rétro de la côte d’Opale. Elles sont huit et pas toujours très disciplinées mais les parties de fous-rires sont garanties avec les miss. Ce qui est formidable avec elles, c’est qu’elles ne se prennent pas la tête même si elles prennent leur rôle très au sérieux. Le rétro, ce n’est absolument pas une histoire de déguisement, elles vivent leur passion tout au long de l’année. Les vêtements et les accessoires sont choisis avec soin.

Les photographes étaient nombreux et forcément il y avait de la concurrence. Je ne dirais pas qu’il fallait jouer des coudes mais par moment, on se bousculait pour avoir la meilleure place. Heureusement, j’avais le privilège de faire leur connaissance au milieu de leur camp de base et de pouvoir les accompagner sur le champ de bataille.

 

Kodak Portra 400 rétro militaire

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Photographe pour jeunes couples amoureux ?

J’ai fait la connaissance de Sandra et Thibaut récemment. Ils m’ont demandé de réaliser quelques images de leur couple. Je leur ai proposé les jardins de la Comtesse à Wambrechies comme décor, un parc fleuri approprié aux images romantiques. Ils se sont montrés très patients avec moi. Nous avions programmé la séance en début de soirée afin de ne pas subir la lumière dure de l’été. Mais la chaleur m’avait assommé ce jour-là. Mes neurones ont dû griller en masse parce que j’étais réellement au ralenti.

Heureusement, ils étaient détendus et ont posé avec beaucoup d’aisance sans que je sois obligé d’intervenir sur chacune des postures. D’ailleurs, j’ai fini par les laisser choisir eux-mêmes leurs poses.

seance photo couple au château de Robersart Wambrechies

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L’appel irrésistible de la rue

photographie de rue extrêm ou classique noir et blanc analog

On a beau dire ne plus vouloir y toucher, la rue vous invite constamment à replonger.

Vous avez rendez-vous avec un modèle et vous ne voulez pas arriver en retard. Vous partez sur votre lieu de shooting, l’appareil déjà chargé d’une pellicule noir et blanc. En chemin, une scène vous agrippe. Le déclic est instantané. Sans même réfléchir, vous avez déclenché au mépris de vos bonnes résolutions. Vous ne pouviez pas détourner le regard. Difficile de résister, vous avez pris cette photo. « Oh, pas de quoi s’alarmer, c’est juste une petite image de rue en passant. D’ailleurs, j’arrête quand je veux. » Mais oui bien sûr ! C’est ce que l’on affirme pour montrer aux autres notre volonté mais la rechute n’est pas loin. La « street » vous nargue sans arrêt.

Inspiration photo de rue – Patrice Cotteau

street photography paris NB

Dans la série street photography (photo de rue), je m’inspire librement de grands exemples américains (je n’y peux rien, c’est comme ça. J’attends qu’il y ait des exemples en Laponie…). J’ai bien « épluché » ce qu’on trouve sur Internet comme exemples, et les plus importants viennent de New York. Ma dernière découverte s’appelle Joe Wigfall. Un loustic qu’il faut épingler à ses références. J’avais déjà Winogrand ( mais il semble assez obsessionnel ) et Matt Weber, qui s’était décidé à descendre de son taxi pour se livrer à une activité quasi coupable de photographe de rue. J’y avais ajouté André D. Wagner, qui semble attaché à faire ressortir ce qu’il ressent de la société. Il y a bien d’autres « clients » intéressants, il suffit de faire « new york street photographers » sur un moteur de recherches bien connu pour avoir accès à une pléthore de gars.

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Lucky Girl et couleurs du passé

Les scans couleurs de la manifestation de Marquise sont presque terminés. J’espère que les filles seront satisfaites du travail. Elles se sont montrées très coopératives, ce serait dommage de les décevoir. Je voulais m’éloigner de ce que je fais habituellement. Je me doute que ce style d’image ne plaira pas aux habitués du numérique ni aux adeptes d’images claires. Le négatif qui a servi lors des prises de vues des Lucky Girls en militaire est légèrement sous-exposé. L’objectif était de simuler l’aspect des premiers films couleurs de l’époque en atténuant les hautes lumières. Le fait de sous-exposer le négatif rend l’équilibrage des couleurs délicat. Ici, le dosage est limite et le contraste un poil trop accentué comparé aux clichés des années 50 mais le rendu fonctionne.
1950 femme militaire jeep armée américaine

Ginie Ruby

Photographie rétro – Retour dans les années 50

photo retro 50 femme militaire Nord habits époque

À Marquise, une charmante petite ville située à proximité de Boulogne-sur-Mer, avait eu lieu dimanche dernier un festival rétro regroupant des centaines de voitures anciennes dont la plupart des américaines. Les participants ont joué la carte du rétro à fond avec des tenues d’époque, des accessoires vintage pour le camping et même un camp militaire reconstitué. L’ambiance dans cette commune du Pas-de-Calais était géniale. Par contre, arriver sur les lieux à 10H00 du matin était une grossière erreur. La foule avait déjà envahi les rues et ce n’était absolument pas évident de travailler les images sereinement. Les photographes aussi étaient en nombre et ça mitraillait à tout va.

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Photos de mariage à l’écossaise

Prêt à vous accompagner en Ecosse

En ce moment, je tombe sans cesse sur des photographes qui ont la chance de couvrir des mariages aux quatre coins de la terre. J’ai toujours la nostalgie de l’Ecosse mais cette année encore, un périple dans les Highlands ne sera pas possible. Et l’année prochaine, les cérémonies de mariages vont me contraindre à rester dans la région des Hauts de France. Mais j’espère bien un jour pouvoir réaliser le reportage complet d’un mariage en Ecosse. Expatrié à Glasgow, j’ai vécu deux années merveilleuses. Les terres de légende me hantent encore. Entre 2001 et 2002, je photographiais quasiment tous les jours. J’ai croisé plusieurs fois des mariages luxueux. J’ai pu observer les voitures de prestige qui accompagnent les mariés. Les belles Rolls-Royce et divines Bentley défilaient devant les châteaux et les églises imposantes.

photographe mariage expat étranger Ecosse Glasgow

Photographie argentique 2001

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Sortie photo incontournable du week-end

C’est devenu un rituel incontournable pour les spécialistes de l’Abrazo, du Contrapaso et de la Llevada. Le dimanche soir, les artistes du Tango montrent leur savoir faire grâce à l’association « Sous les marronniers« . Les danseurs se laissent volontiers photographier lors de leur représentation. L’édifice de la Vieille Bourse est ouverte au public. Tout le monde peut participer moyennant une petite contribution. C’est la fête du Tango argentin et les photographes peuvent se régaler.

Tango argentin Sous les marroniers à Lille photo noir et blanc

La photo rétro argentique du jour : les amis de la mariée

les amis des mariés vin d'honneur photo rétro argentique Béthune

J’adore fouiller dans mes archives à la recherche d’anciennes photos argentiques. Les bons souvenirs resurgissent des planches de négatifs comme ici lorsque je photographiais les amis de la mariée en 2000. Celles qui me plaisent le plus actuellement sont celles qui présentent des défauts typiques de l’argentique : couleurs approximatives, contrastes exagérés, grain apparent … Ce que j’essayais de gommer auparavant me séduit aujourd’hui. La photographie numérique est tellement lisse et neutre. Parfois, elle m’ennuie. On traque la moindre imperfection de nos jours. Après une semaine de prises de vue avec le 5D, j’ai besoin de sentir l’odeur du film et d’entendre l’avancement de la bobine dans le boîtier.

Portrait au soleil

Tout le monde veut être photographié sous un beau soleil.

couple pin-up barbu tatoué fille se scène et american driver

Le soleil n’est pas très généreux en ce début de mois de juillet. Dès que le temps est incertain, les rendez-vous sont décalés. Et quand le soleil pointe son nez, c’est la bousculade. Je comprends que l’on veuille les meilleures conditions pour poser devant l’objectif mais le soleil ne garantit pas à lui seul les belles photos. Et trop de lumière, ce n’est pas forcément un avantage ni pour le photographe, ni pour la personne photographiée. Les contrastes sévères et les brillances sur la peau sont peu esthétiques et doivent être atténués sur l’écran de l’ordinateur. J’essaie de positionner les rendez-vous en fin de journée mais ce n’est pas toujours faisable. En pleine journée, si le soleil est fort, ma première préoccupation est de trouver un coin d’ombre. Sinon, il faut travailler en contre-jour et / ou emporter un large diffuseur afin de filtrer les rayons du soleil.
portrait au soleil jeune femme noire modele afro

Sensibilité ISO et photos de mariages à l’église

Photographier un mariage dans une église : une épreuve pour le photographe

Certains photographes redoutent les cérémonies de mariage à l’église. Les lieux de culte sont parfois très mal éclairés. L’utilisation du flash n’est pas la meilleure solution. La lumière forte et directe gâche l’ambiance. Elle aveugle les mariés et perturbe la cérémonie. Le résultat n’est pas très esthétique. Si on veut éviter le flash, on peut recourir aux ISO. Les reflex récents sont capables de monter très haut en sensibilité. Mais l’image se dégrade à partir d’un certain niveau et les photographes craignent le bruit provoqué par les hautes sensibilités. Il faut donc se limiter à un seuil qui soit acceptable à nos yeux. Les photographes fortunés et la plupart des pros ont la possibilité de pousser la sensibilité de leur capteur à des niveaux incroyables sans risquer une dégradation de l’image. Pour eux, la question des ISO n’est pas un problème mais un atout. Ils peuvent déclencher sans se poser de question.

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Inspiration photo : contre-jour payant

Lorsque vous êtes en panne d’inspiration, pourquoi ne pas travailler votre technique ?

Les bonnes idées de photos n’arrivent pas sur un plateau à chaque fois que vous partez en balade avec l’appareil photo. Vous avez envie de créer de belles images mais les sujets font défaut ou l’inspiration n’est pas de votre côté au moment voulu. Alors pourquoi ne pas en profiter pour vous exercer sur un thème précis comme le contre-jour ?
Travailler la technique soi-même est certainement la meilleur façon de comprendre les principes de base de la photographie. C’est en faisant des erreurs et en les analysant sur son écran d’ordinateur que l’on peut progresser. Choisissez-vous un thème qui vous plaît et exercez-vous. Les photos prises en contre-jour peuvent être un bon moyen de mettre en valeur votre sujet. C’est lorsque les lumières sont difficiles à gérer que les images sont meilleures, à condition de maîtriser la technique.

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La photo argentique du jour : à travers les vitrines

Si on regarde à travers les vitrines, on peut voir la rue autrement.

J’ai ressorti cette photo prise au printemps où je me suis amusé à cadrer la rue à travers la vitrine d’un bar. Je pense que ce genre d’idée pourrait me réconcilier avec la rue. Du coup, pendant les périodes creuses, je ferai l’effort de voir la rue autrement en photographiant de cette manière. J’en profiterai pour faire quelques repérages de lieux sympas à proposer à mes modèles. Fragmenter l’image en plusieurs plans, surtout au travers des vitrines des boutiques est un thème à exploiter. On ne fera peut-être pas aussi bien que Saul Leiter mais ça vaut le coup d’essayer.

Tirage couleur argentique photo de rue à travers une vitrine

La météo semble vouloir se calmer dans la région. Je vais enfin reprendre du service et essayer de faire quelque chose de convenable avec les pellicules couleurs en attente depuis plusieurs mois. En plus des pellicules Kodak ColorPlus à moins de 3 euros chez MX2, il y a aussi de Fuji Superia non entamée et un reste de Portra. Mais la Portra est mise de côté pour les prochaines séances portraits de rue programmées.

Je continue à utiliser de la pellicule et un 24 x 36 basique parce que cela m’arrange de travailler avec du matériel léger et simple à utiliser et en plus cela m’évite de déclencher à tout va. Mais ce genre d’exercice, j’aimerais pouvoir le vivre avec le Fuji XT10 par exemple. Si vous avez des tuyaux pour un essai de quelques jours, je suis preneur.

Photographie noir et blanc extrême

Cela fait plusieurs semaines que je n’ai pas arpenté les rues armé d’un boîtier argentique et une pellicule noir et blanc. J’ai fait une tentative il y a quelques jours avec un Canon argentique et une pellicule TMAX. Je n’ai pas su saisir la moindre scène même la plus banale. Je n’ai plus l’inspiration quand je pratique la « street ». Mais ce n’est pas la première fois que je perds le goût de photographier ce qui se passe dans les rues. Déjà, il y a quelques années, je sentais que la photo de rue m’ennuyait avant de m’y remettre progressivement grâce à la lecture de blogs photo comme Petros Kotsabasis ou ESCHÖNPourtant, j’apprécie toujours autant les photos des autres et surtout celles des grands maîtres. Je m’intéresse aussi aux travaux personnels de mes contacts comme Vincent Montibus ou Thomas Benezeth qui continuellement parviennent à trouver de nouveaux sujets intéressants. Il me suffit d’ouvrir un livre de Bernard Plossu, de Brassaï ou de Raymond Depardon pour illuminer mon visage. Mais personnellement, je ne suis plus dans la course.

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