Scan de la Kodak Pro Image 100

Scan Kodak Pro Image 100 Lille

Voici quelques exemples de photos prises à Lille avec la Kodak Image Pro. Ces images sont destinées exclusivement au blog photo argentique. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de photographier un mariage avec la Kodak Pro Image 100 mais c’est envisageable. Le rendu des couleurs est agréable et la sensation de netteté est bonne. La numérisation a été réalisée à 2400 Dpi à l’aide d’un scanner EPSON 4990.

Pellicule Kodak Pro Image numérisée
Lille en Kodak Pro Image 100, pellicule couleur scannée à 2400 Dpi
Couleurs du film argentique Kodak Pro Image 100

7 photos couleurs avec la Kodak Ektar 100

Il faut rester vigilent avec certaines pellicules. Toutes ne sont pas aussi tolérantes que les pellicules couleurs amateurs. Et je ne parle pas des films inversibles qui demandent encore plus de précision. La Kodak Ektar 100 aussi se révèle délicate à exposer. Tout comme la CineStill 50D, il faut exposer juste. Je parle en connaissance de cause et pas parce que je l’ai lu ailleurs. Lorsque j’ai commencé à photographier avec la Kodak Ektar en 2009, j’ai rapidement compris que je devais exposer dans la lumière un peu comme je le faisais avec la diapo.

Si vous avez un doute au moment de déclencher alors que le soleil brille de plein feux ou si vous ne faites pas confiance à votre cellule, basez vous sur la règle du F16 et tout ira bien. Au-delà de cette contrainte, la Kodak Ektar possède de gros avantages : des couleurs saturées et un grain extrêmement fin. C’est la pellicule des vacances par excellence surtout quand on veut garder un ciel dense.

La Kodak Ektar restitue les teintes avec justesse à condition de soigner l’exposition. Je me souviens d’une série de portraits de rue que j’avais complètement ratée à cause d’une surexposition. Les couleurs étaient parties à la dérive, c’était du n’importe quoi. Sinon, j’aime beaucoup comment l’Ektar respecte les teintes de la verdure, un plus pour les photos de paysages. Les APN ne font pas toujours aussi bien.

Le négatif se laisse numériser sans difficulté. Le grain est à peine visible. Les retouches dans Photoshop ne sont pas nécessaires, un gain de temps appréciable. Ici on peut dire qu’il s’agit de scans bruts. Les 7 photos ont été prises avec un Canon EOS 30v, le 24-70 F4 L et le Sigma 50 mm ART pour la dernière.

manège Kodak Ektar 100
parc et jardins Kodak Ektar 100
rue ensoleillée Kodak Ektar 100
Friches Kodak Ektar 100
cimetière Kodak Ektar 100
monstre de couleurs Kodak Ektar 100
couleurs denses Kodak Ektar 100
Fuji Sensia dans les rues de Lille

Diapo Fuji Sensia à Lille

Les photos ne sont pas récentes mais c’est toujours un plaisir de retomber sur ces vieilles Fuji Sensia. Ces photographies ont été prises à Lille il y a quelques années. Par contre, les scans sont encore chauds. J’ai dû numériser quelques diapos. En faisant le classement des vieux films, je me suis rendu compte qu’une partie n’était pas archivée dans ma base de donnée.

Début de rouleau – Scan couleur

Il y a 20 ou 30 ans, on prenait garde à ne pas exposer le début du rouleau. Aujourd’hui, on démarre à la vue numéro zéro. Cette première vue est mangée par la lumière. C’est la nouvelle mode du « First of Roll ». Je n’y vois rien de négatif si je puis dire. C’est amusant et on gagne une vue supplémentaire ou presque. Seulement, je n’aurais jamais osé montrer une erreur de manipulation à mes débuts. Mais comme l’argentique a basculé dans l’univers du ludique, on peut tout se permettre.

Sur Instagram @f1rstoftheroll

Le scan couleur aussi est pris à la légère. Il n’est plus question de retrouver les couleurs naturelles mais de laisser faire le scanner. Le rendu aléatoire des couleurs est apprécié par les jeunes photographes. De nos jours, on ne cherche plus la perfection, bien au contraire. Alors, pourquoi pas …

Portrait CineStill à Lille suite

J’ai numérisé deux autres vues de la CineStill 50. J’ai eu l’occasion de tester cette pellicule lors d’une séance portrait à Lille. Les premiers scans ne me plaisaient pas, en particulier au niveau du rendu des couleurs. Les détails ne semblent pas très propre non plus mais je veux bien en endosser la responsabilité. La mise au point n’était peut-être pas parfaite. De plus, le 50 mm F/1,4 aurait dû être remplacé depuis longtemps. Je poursuis tout de même les scans en espérant trouver un bon équilibre dans la colorimétrie. Je ferai d’autres essais de prises de vues dès que possible mais pour l’instant je ne suis toujours pas convaincu par cette émulsion.  Poursuivre la lecture de « Portrait CineStill à Lille suite »

Numériser les diapos pour Instagram

diapo-fuji-sensia-et-50-mm-voiture-collection

Je suis reparti à la chasse aux couleurs avec le Canon EOS 30v et une diapo sauvée in extremis de la destruction. Une lectrice du blog s’apprêtait à jeter une Fuji Sensia 100 périmée quand elle tombe sur l’un de mes articles dans lequel j’expliquais récupérer les films argentiques non utilisés. Cela me démangeait de renouer avec la diapo même si photographier avec un film inversible est une gageure de nos jours. Auparavant, on préférait la diapo au négatif pour sa grande précision. Poursuivre la lecture de « Numériser les diapos pour Instagram »

Kodak Tri-X US army

Kodak Tri-X – US Army

C’est la première fois que je photographie un photographe de guerre américain.

J’ai photographié des passionnés d’équipements militaires de la seconde guerre mondiale avec une pellicule noir et blanc. J’ai pensé que l’argentique était tout à fait approprié. Honnêtement, c’est dans la tête que cela se passe. Rien ne justifiait l’emploi d’une pellicule pour un sujet aussi rétro soit-il. Quoi qu’il en soit, la Kodak Tri-X a encore une fois été à la hauteur. Dans l’action, en pleine lumière et face aux contrastes durs, elle assure. J’aurais aimé en faire plus mais je limite la consommation de pellicules. Je ne me sers plus vraiment de mes 24 x 36 argentiques quand il s’agit de reportage. Le numérique c’est mieux pour documenter le réel. Je préfère employer les reflex argentiques dans un univers créatif là où la pellicule montre ses prouesses dans les situations extrêmes. Pour photographier à la volée tout se qui se présente dans le viseur, un hybride c’est quand même plus pratique. On a le droit à l’erreur et on ne se sent pas obligé de choisir les sujets. Et si on a envie d’apporter un petit de coup d’effet rétro noir et blanc, avec un APN expert, on arrivera toujours à bidouiller les images. Par contre, lorsque j’ai la chance de croiser un personnage atypique ou encore un photographe coiffé d’un calot de l’US Army, alors je suis content d’avoir un boîtier argentique chargé en Kodak tri-X.

Kodak Tri-X US army

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Numérisation en nombre de négatifs noir et blanc

L’activité de prise de vue me prend de plus en plus de temps. En plus des séances portraits de couples et familles nombreuses, j’essaie d’être présent aussi sur les manifestations de la région. C’est pour moi l’occasion d’élargir mon réseau de connaissances et d’échanger des cartes de visites. Mais je continue à rendre service aux personnes qui ne sont pas équipées pour numériser leurs pellicules argentiques en haute définition. Plusieurs de mes amis me confient leurs photographies de rue et régulièrement de nouvelles commandes arrivent. Ce sont souvent des photos souvenirs, de famille, de vacances qui ont mal vieillies.

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La Kodak ressuscitée

Pour moi, le meilleur moment en photographie de portrait, c’est en fin de journée quand le soleil envoie ses dernières lueurs rougeoyantes. L’exposition est parfois délicate à gérer mais il ne faut pas oublier que c’est lorsque la lumière est difficile que les photos sont les plus belles. Si on se contente d’une lumière uniforme et sans contraste, les photos risquent de rester plates. Alors j’essaie de privilégier les heures où les lumières rasantes donnent du volume et renforcent les couleurs. Je mesure toujours la lumière renvoyée par le visage de la personne. La peau constitue une bonne référence en matière d’exposition. L’idéal est de travailler avec une mesure spot et de surexposer légèrement, surtout quand la lumière est intense et la peau claire. Mais parfois, en voulant faire vite, je me trompe ou j’oublie de refaire cette mesure et plusieurs vues subissent un écart d’exposition important. Dans le cas présent, je suis face à un négatif sombre car surexposé. Ce qui complique sérieusement le travail de numérisation.

PORTRA - 045

Un premier essai de numérisation en mode automatique faisait monter les hautes lumières. Elles étaient tellement brillantes que l’on ne distinguait plus les traits du visage. Le rendu n’était pas plaisant. Si j’avais fait numériser ce film dans un laboratoire argentique du coin, on m’aurait certainement remis des scans exagérément saturés et trop contrastés. Les boutiques ne prennent pas le temps d’examiner un film à la loupe ni de procéder à des réglages fins et adaptés au cas par cas. Heureusement, je sais qu’une pellicule de ce type contient toutes les informations utiles dans les hautes comme dans les basses lumières. Il suffit d’épouser la courbe naturelle des niveaux au moment du scan et on sait restituer toute la dynamique du film, contrairement au numérique. Dans une situation identique, le numérique aurait brûlé définitivement les parties les plus claires. Si je continue à préférer la pellicule au numérique c’est parce que l’argentique conserve toujours une légère avance par rapport au numérique sur le plan de la dynamique.

 

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Fuji pour les passionnés de photo

Vous vous rappelez de vos premières photos de vacances ?

Dans les années 90, j’achetais énormément de pellicules Fuji couleur Superia. C’était l’une des références les plus vendues à l’époque avec la Kodak Gold. Pour les vacances, je prévoyais toujours autant de pellicules peu sensibles, comme les 100 ISO, que de pellicules à 200 et 400 ISO. Je voulais être sûr de pouvoir photographier à n’importe quelle heure de la journée et quelles que soient les conditions de lumière. Et de temps en temps, je complétais mon stock de films avec des Fuji X-TRA 800 pour les sorties nocturnes. C’est rigolo parce qu’à cette époque, la notion des ISO ( ou ASA ) était bien comprise par les photographes amateurs. Sur les emballages des films, grâce à un simple symbole, on savait s’il s’agissait d’une pellicule par temps ensoleillé ( 100 ou 200 ISO ) ou une pellicule par temps couvert ( 400 ISO ). Aujourd’hui, lors des cours photo, on me regarde avec des grands yeux quand j’aborde la question de la sensibilité.

Nostalgique de la photo argentique avec de la pellicule Fuji

Comme moi, vous avez certainement conservé des tirages brillants ou mats format 10×15 cm dans des albums photo à spirale. Malheureusement, certaines photos papier vieillissent mal. Alors que les tirages argentiques des labos pros tiennent admirablement leurs couleurs des dizaines d’années après, celles réalisées dans les minilabs des grandes surfaces ont perdu leurs couleurs d’origine. Quand je partais en voyage, systématiquement, je faisais tirer les films sur place. La facture était à chaque fois plutôt salée mais il fallait que je puisse voir le résultat rapidement. De ce fait, je me retrouve avec une quantité de photos papier impressionnante dont la majeure partie ne vaut pas une cacahuète. J’ai fais un inventaire des photos qui auraient besoin d’un rajeunissement drastique. Heureusement, très peu de photographies couleur se sont dégradées avec le temps et les plus abîmées ne font pas parti des souvenirs les plus précieux. Mais quand même, cela me désole de voir ces images dépérir.

J’ai entrepris de numériser tous les films argentiques produits entre 1993 à 2005 en essayant de retrouver les couleurs d’origine obtenues sur les tirages. Je n’ai pas retrouvé tous les films avant cette période. Je remarque dans ces images souvenirs très basiques la simplicité dans le cadrage et la composition. Je ne cherchais pas le côté artistique. Je ne calculais rien à l’époque.Les couleurs aussi ont quelque chose de différent par rapport aux images argentiques que je réalise aujourd’hui. Les teintes étaient parfois éloignées de la réalité et parfois cela me dérangeait. Aujourd’hui, cette infidélité des couleurs me plaît beaucoup et tant pis si les couleurs des vêtements ou des cheveux ne respirent pas la vérité tant que cela reste raisonnable. Evidemment, je ne dirais pas la même chose quant aux prises de vues numériques.

De nos jours, la colorimétrie doit être rigoureusement maîtrisée selon les experts des clubs photo. Les logiciels de calibration de la couleur et la balance des blancs n’ont pas été créés pour les chiens ! En argentique, la pellicule couleur possède sa propre balance des blancs. Mais à l’étape numérisation, les erreurs de colorimétrie sont fréquentes. La pipette du gris neutre est là pour y remédier, tout comme l’option de suppression des dominantes de couleurs. Mais en fait, on ne fait qu’interpréter le négatif. Il est difficile de restituer la véritable colorimétrie du sujet lors de la prise de vue avec un négatif couleur à l’instar d’une diapositive. Je me suis donc interdit de corriger trop sévèrement les dominantes de couleurs et j’ai même parfois volontairement décalé les tonalités pour me rapprocher de ce que j’avais sur papier autrefois. Résultat, j’obtiens des scans qui ressemblent quasiment aux tirages des labos Fuji Frontier. Ce retour dans le passé m’a rendu nostalgique et me donne envie de griller de la Fuji Superia à nouveau. L’entreprise FujiFilm a malheureusement annoncé une hausse importante du prix de ses produits sans exception. Peu importe, le plaisir de faire des images avec du film standard est bien présent.