Portrait en noir et blanc : Canon 6D ou pellicule Kodak ?

Choisir entre le Canon EOS 6D et la pellicule Kodak

La pellicule reste mon support préféré quand il est question de portrait en noir et blanc. Le choix de la pellicule n’est pas seulement dû à une habitude de travail, c’est aussi un véritable plaisir à manipuler les appareils argentiques. Le rendu des nuances est toujours aussi séduisant sur une pellicule Kodak et la beauté du grain dans les photographies de portraits est remarquable mais il faut avouer que le numérique marque de plus en plus de points. Les images monochromes de certains confrères m’interpellent. Quelques photographes de mariage comme Bradley Hanson ont acquis un vrai savoir faire dans le domaine du noir et blanc numérique. Cela ne remet pas en cause mes choix mais je me pose des questions. Faut-il systématiquement privilégier la pellicule lors des portraits en noir et blanc ?

TMAX100 (24)

Pellicule Kodak TMAX 100

Je ne rentre pas dans le débat éternel argentique contre numérique qui ne mène à rien. On peut très bien rouler en hybride la semaine pour le boulot et apprécier une balade en Simca Aronde le week-end. Les deux outils me conviennent. Ce qui est sûr, c’est que le numérique permet de multiplier les prises de vues sans que cela fasse mal au porte-monnaie. D’autre part, les performances ISO d’un Canon 6D pèsent tout de même dans la balance. Il faudrait que je fasse un test mais je pense que du noir et blanc à 6400 ISO est acceptable. Et si le numérique n’était plus relégué au second plan, comment choisir entre le Canon EOS 6D et la pellicule Kodak pour réaliser du portrait en noir et blanc ? Qu’est-ce qui va déterminer le choix entre l’un et l’autre?

Les images prises avec le Canon 6D qui me sert de boîtier de secours lors des mariages, peuvent être converties dans un noir et blanc plaisant ( comme tout autre appareil numérique à condition de maîtriser un tant soit peu les logiciels ) mais ce n’est pas toujours évident. Il faudrait pouvoir trouver une formule qui fonctionne pour chaque image et ce n’est pas gagné d’avance. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé la recette miracle. Jusqu’à aujourd’hui, l’utilisation intensive de la pellicule m’a freiné dans l’élaboration d’un processus de conversion des couleurs en monochrome qui tienne la route. Ou alors, peut-être devrais-je revoir la question du matériel ?

Mes bobines de films ne sont pas à vendre

Olympus MJU II

Mes bobines de films argentiques ne sont pas à vendre, encore moins à céder. Je reçois de temps en temps des messages de personnes à la recherche de bobines de films utilisés. Bien souvent, l’objectif est de s’en servir pour une décoration de tables lors d’un mariage. Certains me demandent gentiment si je suis disposé à céder mes films comme s’il s’agissait de vulgaires déchets dont ils veulent bien me débarrasser. Or ces films, que je conserve précieusement, constituent mon patrimoine, ma mémoire. Ce sont aussi des originaux qui peuvent toujours être tirés sur papier Baryté.

Trouver son style photo argentique

Presque tous les photographes pros et experts adoptent un jour ou l’autre un style d’image bien défini. Il faut parfois des années de tâtonnement avant d’arriver au résultat tant recherché. Personnellement, j’ai mis du temps avant de trouver mon propre style. Dans les années 90 , j’étais fortement influencé par les photos de Sam Abell du National Geographic. J’aimais ses images entre chien et loup, souvent dépourvues de lumières vives et je savais que c’était le style qui me convenait. Je m’en suis inspiré avant que le numérique vienne bouleverser mes convictions. À l’époque, on ne parlait pas encore de style photo argentique. La pellicule était déjà rangée aux oubliettes et n’inspirait pas ou plus les jeunes comme les moins jeunes.

Objectif moderne sur reflex argentique

Petit à petit, je me suis éloigné du côté obscure de la photo argentique pour rejoindre celui du numérique, avec des images claires, contrastées et aux couleurs éclatantes. J’étais alors plus préoccupé par la qualité d’image, toujours à la recherche de plus de netteté et de précisions. Mes photos n’avaient plus rien à voir avec le style adopté auparavant en argentique. Quelques années après, je commençais à me lasser de ces images trop lisses et parfaites. La Kodak Portra est revenue dans le sac photo pour un style beaucoup plus sobre. C’est d’ailleurs le cas de pas mal de photographes qui souhaitent se démarquer de la concurrence. Lire la suite

Redécouvrir le plaisir de la photo avec un zoom

cours photo individuel Villeneuve d'Ascq

Récemment, j’ai pu redécouvrir le plaisir de la photo avec un zoom Tamron. Les zooms sont de plus en plus rares dans le sac photo. J’ai fait le choix de travailler avec des focales fixes en raison de leur capacité à opérer en faible lumière et pour leurs qualités optiques mais j’avoue que cette solution n’est pas toujours la meilleure.

Lorsque je me rends à une séance portrait, que ce soit pour une famille ou un professionnel, j’essaie de parer à toutes les éventualités en emportant deux boîtiers et trois focales fixes. Je préfère intervertir les objectifs le moins possible afin de gagner du temps mais tout ce matériel, sans compter l’éclairage de studio, peut perturber le déroulement d’une séance. Le fait de travailler avec un seul zoom permet de se simplifier la vie.  Lire la suite

Pourquoi autant de likes ?

Combien de likes pour une bonne photo ?

Je ne m’étais pas rendu compte à quel point certains individus, en mal de reconnaissance, mobilisaient autant d’énergie à récolter un maximum de likes sur leurs images. Je ne tourne pas le dos au principe du partage puisque la photo est mon gagne-pain. Je m’efforce de diffuser largement mon travail et mes offres sur les différents supports de communication. Mais quand il n’y a pas d’enjeu, quand on photographie pour le plaisir, a-t’on besoin de multiplier les contacts et de liker à tour de bras, juste pour obtenir une étoile de plus ? Lire la suite

Il n’y a pas que la street en noir et blanc

pellicule noir et blanc histoires de photos

Écluse de Quesnoy-sur-Deûle – Pellicule noir et blanc AGFA APX 100

Les thèmes photos noir et blanc en dehors de la photographie de rue

Le noir et blanc a conquis les passionnés d’argentique comme moi tombés dans la soupe bien bien avant l’arrivée du numérique et des smartphones. Mais le noir et blanc intéresse aussi ceux qui se revendiquent photographes de rue. La photo en noir et blanc fait partie intégrante de leurs portfolios. Ce sont souvent des connaisseurs ( amateurs ou non ) et admirateurs des grands maîtres comme Winogrand. Les photographies de Winogrand sont exceptionnelles. Malheureusement, nous ne sommes pas tous auteurs de chefs d’œuvres en noir et blanc. D’ailleurs, j’ai toujours considéré la photo de rue comme étant un art difficile. Alors, je choisis souvent la photo facile. Je m’éloigne de la photographie de rue très tendance actuellement, celle qui consiste à cadrer des visages en gros plan et je me concentre plutôt sur mon noir et blanc. Ce qui m’intéresse, ce sont les contrastes, les textures, les formes, les silhouettes et une tonalité spécifique. J’aime beaucoup les noirs profondsLire la suite

La photographie couleur argentique pour rompre avec la monotonie du numérique

X-TRA 400 (7)

Les photos numériques paraissent toujours propres et le résultat sans surprise. Si je devais photographier exclusivement en numérique, je crois que je m’ennuierais. Heureusement, il m’arrive de travailler aussi en argentique pour des familles ou des jeunes mariés. Les séances portraits en noir et blanc sur film argentique attirent encore quelques adeptes de la photo à l’ancienne. La photographie argentique me permet de rompre avec la monotonie des images numériques mais les occasions se font de plus en plus rares en couleur.  Lire la suite

Les appareils photo sans miroir : le graal

Boîtier Canon EOS 3 argentique avec miroir et pellicule Kodak

Les boîtiers sans miroir commencent à attirer beaucoup de photographes professionnels.

Les témoignages de photographes qui ont décidé d’abandonner le système reflex pour les appareils sans miroir se multiplient. Si j’en crois les billets des technophiles, les appareils photo sans miroir ( mirrorless ) représenteraient l’avenir. Ces boîtiers ultra performants gagnent en compacité et offrent de nouvelles possibilités pour le photographe exigeant. Personnellement, je ne les ai jamais testés. Mais je veux bien croire que les appareils photo sans miroir apportent des avantages en termes de confort et d’efficacité. Cependant, il ne faut pas non plus claquer la porte aux marques traditionnelles qui produisent des reflex sous prétexte qu’il existe sur le marché une technologie innovante. Lire la suite

Des photos impossibles à réaliser avec un zoom non stabilisé ?

Canon argentique Lille 28 105 II USM

Zoom Canon EF 28-105 II USM – Photo prise au 105 mm

Le Canon EF 28-105 version II est longtemps resté vissé sur le Canon EOS 30v argentique. Il ne me sert plus aussi souvent. Quand j’ai acheté ce zoom, la stabilisation existait déjà sur un modèle similaire : le Canon 24-135 IS. Mais elle n’était pas courante à l’époque. Le trans-standard ne m’a jamais déçu et m’a souvent offert de bons portraits en noir et blanc. Dans mon annonce, j’ai précisé : de préférence pour une utilisation sur reflex argentique. Le 28-105 est un bon objectif polyvalent pour les amateurs à la recherche d’un zoom autofocus argentique et a toujours été bien considéré par les spécialistes. Cependant, je le déconseille sur un reflex numérique récent. Il n’est pas à la hauteur des nouveaux capteurs. Je n’ai pas envie de le décrier mais c’est la vérité.

Lorsque je l’ai remis en vente, on m’a posé la question quatre fois : « Est-il stabilisé ou non ? ». La réponse est non, bien évidemment. La stabilisation optique est apparemment devenue indispensable aux yeux de beaucoup de photographes. Ils se demandent certainement comment peut-on exposer une pellicule 200 ISO, comme la Kodak ColorPlus sur la photo ci-dessus, avec un zoom ouvrant à F4,5 seulement et dépourvu de stabilisation.  Lire la suite

Matériel photo de pointe pour photographies ordinaires ?

Avons-nous besoin d’un matériel photo de pointe si toutes les images que nous réalisons n’exigent pas des performances professionnelles ? Bien sûr que non. Je tiens à rassurer les personnes « gênées de ne posséder qu’un reflex amateur débutant » comme le Canon 1300D ou le Nikon D3300. Les différences entre un reflex d’entrée de gamme et un équipement pro ou semi-professionnel sont certes importantes mais cela ne signifie pas que les photos seront moins bonnes avec un boîtier à moins de 500 €. Bien au contraire. Lire la suite