Films argentiques, les prix flambent ! Kodak veut notre mort ?

noir et blanc argentique canon eos 50 mmKodak veut notre mort ? 

La surprise était grande à la boutique photo ce matin en voyant les prix des pellicules Kodak. Habitué à acheter la Tri-X 400 à 5,90 € il y a peu, j’apprends que le tarif est directement passé à 7,10 €. Kodak veut-il la mort du film ou faut-il chercher du côté des matières premières comme le nitrate d’argent ? Je penche plutôt pour la seconde explication car les autres fabricants comme Ilford ont apparemment eux aussi revu leurs prix de vente à la hausse. L’Ilford HP5 est aujourd’hui proposée à environ 6.90 €. Les ventes de pellicules risquent de chuter encore.

À ce niveau de prix, les passionnés de photographie de rue vont réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur le bouton. Cela vaut peut-être la peine de se tourner vers les compacts ou hybrides si on ne veut pas se limiter à seulement 36 poses à chaque sortie photo. Je pense qu’un Olympus numérique d’occasion pourrait à terme prendre place dans le sac photo. Si les prix continuent à grimper, petit à petit, seuls les plus fortunés pourront encore griller du film. La photographie argentique va finir par redevenir une activité de luxe comme au début du siècle. Je sais, j’ai tendance à exagérer, mais quand même ! Concernant les commandes portraits, c’est moins gênant mais il va bien falloir répercuter les hausses successives à un moment ou à un autre.

Aujourd’hui, nous sommes vendredi et comme chaque vendredi j’essaie de placer un photographe dont le travail m’inspire. Cette fois, je vous suggère de découvrir les photos noir et blanc de Sean Kelly Conway sur son blog Travelling Far standing Still. J’ai particulièrement apprécié son article : Deux semaines avec le Leica M6 et la Kodak tri-X à 1600 ISO. À vous de juger.

Pourquoi l’affichage des photos dans Facebook est aussi désastreux ?

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Je ne comprends toujours pas pourquoi l’affichage des photos dans Facebook est aussi désastreux. Le réseau social le plus puissant au monde négligerait-il la qualité des images ? Je suppose que le stockage des données et en l’occurrence des photographies est un enjeu crucial pour la compagnie et par conséquent le poids des images doit être réduit un maximum afin de limiter au mieux la taille des serveurs et éviter les délais trop longs d’affichage mais c’est un réel problème pour nous les photographes. Notre travail n’est pas mis en valeur sur Facebook.

J’ai tout essayé ou presque : le redimensionnement, l’envoi via Lightroom, Flickr etc … Les images sont fatalement compressées. La seule méthode pour que la définition soit respectée reste, a priori, le partage des articles depuis le blog. Les images qui accompagnent le texte s’affichent normalement sans subir de dégradation. Du coup, je n’ai plus envie d’envoyer mes photos directement sur leurs serveurs. Si vous avez une autre astuce, je suis preneur.

Photographier mieux en photographiant moins

J’essaie de photographier mieux en photographiant moins. Je pense que l’on peut améliorer son travail à tout âge. Ce n’est pas parce que l’on photographie depuis 25 ans que tout est acquis et que l’on ne doit pas chercher à progresser. Quand les reflex numériques ont fait leur apparition dans mon sac photo en 2002, le nombre de prises de vues a certes fortement augmenté mais la qualité n’était pas proportionnelle à la quantité. Je n’ai pas eu l’impression de faire mieux qu’auparavant sur le plan esthétique. Alors, j’ai ralenti. Je suis revenu au tempo de l’analogique.

photographe portrait pro nb lille

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Photographies analogiques avec VSCO

Il n’est plus nécessaire de photographier en argentique pour avoir le droit de taguer ses photos dans la catégorie analogique. De mieux en mieux. Je vous le dis, les amis, les valeurs se perdent. Les futures générations ne vont plus rien y comprendre. C’est un scandale. Bon, en fait je m’en fiche mais je viens seulement de comprendre. Ce que je prenais pour de la pellicule Kodak sur les comptes Instagram de mes petits camarades sont en réalité des photos numériques passées à la moulinette VSCO, vous savez ce logiciel censé imiter le rendu d’un film couleur ou noir et blanc. Les hashtags et mot-clés m’ont induit en erreur. J’avais un doute par rapport à certaines images mais maintenant j’en ai la preuve : il y a tromperie sur la marchandise.

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Vue argentique N°37

Une dernière vue pour la route.

Dans mes archives de photos argentiques numérisées, je retrouve parfois une vue croquée. C’est en fait la vue N°37. J’utilise systématiquement des pellicules 36 poses parce que c’est plus rentable ( sauf lorsqu’il s’agit de films périmés que l’on me donne en 24 poses ). La vue N°37 est possible sur mon Olympus OM mais pas sur les reflex autofocus modernes. Arrivé à la trente-sixième, le rembobinage se déclenche automatiquement avec un Canon EOS 3 ou un Canon EOS 30v. Sachant que cette vue supplémentaire est mordue par la lumière, je ne fais pas d’effort pour en sortir une image attractive. Je déclenche sans conviction, histoire d’imprimer une énième vue sur le film. Bien souvent, la vraie raison est que je m’empresse de passer à un autre type de film. C’est idiot ! C’est normal de vouloir exploiter le film jusqu’au bout du rouleau mais autant en profiter pour créer une image surprenante. Vous ne trouvez pas ? La vue N°37 est plutôt rare. Les trois quarts de ma production argentique sont réalisés avec les deux Canon EOS. Mais quand cela se produit, elle n’est pas recadrée ni au scan, ni dans Photoshop. Cela me permet de l’identifier immédiatement. Elle est conservée brute de pomme pour me rappeler que je devrais toujours essayer d’exploiter au mieux la dernière vue. Certains en ont fait une collection. Je trouve l’idée intéressante. vue-argentique-numero-37

 

 

Mise au point

C’est rigolo. Les jeunes ouverts à l’univers de la photo argentique passent pour des Hipsters et les plus vieux pour des ringards. Il est étonnant que les photographes dans la cinquantaine soient les plus critiques. J’ai entendu des remarques désobligeantes sur les passionnés du format 120 mm. Oui, c’est lent et coûteux. Mais claquer 2000 euros dans un hybride tous les deux ans me semble un peu dingue. Pourquoi mettre en concurrence l’argentique et le numérique ? De nos jours, cela n’a plus de sens. Il ne me viendrait pas à l’idée de comparer le fusain et la tablette graphique. Si certains voient en cette pratique un moyen de se démarquer des autres, d’autres ont compris que photographier avec du film pouvait être ludique et formateur. On ne photographie pas pour les mêmes raisons ni de la même manière avec un Lubitel et un Sony.

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La photo argentique n’a plus la côte auprès des gens de mon âge. Ils ont eux aussi succombé au confort des nouvelles technologies. J’admets que la photo argentique ne convient pas à tout le monde. Outre l’impossibilité de visualiser l’image immédiatement, on peut lui reprocher la faible quantité de vues par film, le manque de souplesse au niveau des ISO et le fait de devoir passer à la caisse à chaque déclenchement. Lire la suite

Publication de photos argentiques dans un blog WordPress

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Histoires de photos est un blog WordPress plutôt destiné aux passionnés d’images argentiques et moins aux technophiles. J’essaie de maintenir une publication régulière mais je n’ai pas toujours le temps de produire des articles de fond. Dans chaque article, au moins une image argentique est publiée pour montrer ce que l’on peut obtenir avec une pellicule. Au passage, j’en profite pour tordre le cou aux idées reçues. Jusqu’à présent, je me servais de mon compte Flickr pro pour alimenter les articles en images. Plus de 12000 vues argentiques numérisées y sont archivées en haute définition et en accès privé. Je pensais me simplifier la tâche. Il me suffisait de créer un lien depuis celui-ci. Mais depuis quelques temps, les anciennes publications ne s’affichent pas correctement. Les images apparaissent ternes. La saturation des couleurs a disparu. J’ai été contraint de rapatrier une partie des photos directement chez WordPress.

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Pellicules couleurs et tour du monde

On me pose beaucoup de questions par rapport aux films argentiques.

Les gens pensent que j’ai réponse à tout sous prétexte que le blog Histoires de photos traite de photographie argentique. Il ne faut pas oublier que je ne suis qu’un utilisateur et pas un expert ès labo. Certes, l’expérience est là. 25 ans de pratique me donnent une toute petite légitimité pour en parler mais je ne peux pas résoudre les problèmes de chacun. Dernièrement, on me demandait quelle pellicule choisir pour un voyage dans je ne sais quel pays latin. Pourquoi faudrait-il avoir une réponse technique à ce genre de problème ? Ne serait-il pas plus judicieux de laisser exprimer ses envies ? Qu’est ce qui compte le plus pour vous : des images propres et réalistes en termes de couleurs ou au contraire un style pictorialiste ? Moi je ne sais pas. Au lieu de chercher des réponses techniques, regardez ce qui vous plaît dans les images des autres, fouillez les groupes Flickr par catégorie de film s’il faut mais n’attendez pas la solution miracle ici. Le meilleur conseil que je puisse vous donner, c’est d’expérimenter vous-même plusieurs films à partir d’une sélection de films qui vous plaisent pour leur rendu. De toute manière, il est impératif de faire quelques essais avant de partir pour l’Argentine ou les Philippines. À quoi servent les conseils d’un expert sur le choix d’un film si on n’apprécie pas le résultat ?

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C’est vrai, il y a des pellicules plus délicates que d’autres à exposer. C’est vrai aussi qu’il faut pouvoir comprendre l’intérêt des différentes sensibilités. Mais si ce sont celles qui justement vous ont attiré au travers des exemples glanés sur le net, pourquoi se rabattre sur un film dont le rendu vous plaît moyennement ? Ensuite, ces histoires de réciprocité et de filtres, il ne faut pas trop s’en inquiéter. Si on ne pousse pas le négatif dans ses retranchements et si on reste dans une utilisation standard et raisonnable, la question des propriétés physiques ne se pose pas. Je ne pense pas que l’on veuille partir au bout du monde et se prêter à des expérimentations hasardeuses. L’idéal serait, lorsque l’on se prépare à faire le tour du monde muni d’un reflex 24 x 36 et d’un lot de films argentiques, de s’entraîner suffisamment longtemps avant pour pouvoir se faire sa propre idée. Trop de personnes pensent que des conseils avisés suffisent pour assurer le coup et ne font pas l’effort de goûter par eux-mêmes ou de tester le produit. Lire la suite

Portraits au naturel sans retouche

Les personnes que je photographie ne sont pas retouchées

C’est une question de principe. Je n’ai pas envie de tricher avec la réalité. Mon rôle n’est pas d’opérer un lifting du visage et encore moins de passer des heures devant mon écran à tenter de vous rajeunir artificiellement. Je vous avoue franchement que le maquillage et le gommage de l’épiderme ne me passionnent pas. Mon but est de créer des images fidèles à la réalité ou à ce que je vois dans le viseur. Lorsque je réalise un portrait, j’essaie de travailler sur les regards et sur le langage du corps. Ce n’est pas évident pour tout le monde mais avec un peu de patience et en établissant une relation de confiance, on arrive à faire resurgir un trait de caractère. Le travail du photographe repose aussi sur sa capacité à capturer ces instants de vérité, pas seulement sur ses compétences techniques.

Bien sûr, on met parfois en scène les modèles afin d’éviter les postures maladroites ou trop rigides. Concernant les couples, on les incite à interagir avec leur conjoint pour leur faire oublier la caméra. Mais par honnêteté envers les gens qui me commandent une séance portrait, je ne m’aviserai jamais d’arranger leur image sous prétexte de respecter les canons de beauté imposés par la société. Quand cela est possible, je cherche à mettre en avant la personnalité d’un individu. Si la personne accepte de montrer une facette de sa personnalité en faisant exploser sa joie de vivre devant l’objectif par exemple, alors c’est une aubaine pour le photographe et la garantie ou presque d’une bonne photo. Je suis partant pour photographier des couples ou des familles dans des situations diverses : une balade romantique dans un parc, un enterrement de vie de garçons sportif ou une soirée Halloween avec des photos déjantées. Par contre, si une personne me demande de transformer son apparence, je refuse catégoriquement. Il m’arrive parfois d’effacer un bouton ou de supprimer une tâche sur un vêtement mais il n’est pas question de toucher aux traits d’un visage ni à la silhouette.

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1000 articles sur la photo argentique

Quelques statistiques

Voilà, déjà mille billets publiés et presque autant d’histoires de photos argentiques partagées. Au départ, je n’imaginais pas tenir ce journal aussi longtemps. Les touche-à-tout et les connaisseurs en photographie argentique apprécient davantage les sujets qui traitent du choix d’une pellicule adaptée à un thème précis par exemple. Mes points de vues arrêtés concernant les tendances actuelles dans le milieu du numérique sont lus et commentés mais pas autant que les articles abordant les méthodes pour obtenir un beau noir et blanc bien dense ou la numérisation en haute définition. Cependant, malgré les 3500 visiteurs mensuels, les commentaires ne font pas légion ici. C’est certainement dû au caractère atypique de mes billets qui ne traitent pas des sujets sous un angle purement technique mais qui font plutôt état de ma vision personnelle de la photographie.

Photo de rue ombre et lumière formation individuelle apprendre la lumière

Ceux qui découvrent la photographie avec un EOS 1200D ou un Nikon D3200 sont évidemment plus nombreux que les amateurs de boîtiers en métal et passionnés de sels d’argent et je pense que les explications sur l’exposition d’un négatif couleur en lumière naturelle ne les intéresse guère. Par conséquent, s’ils atterrissent par hasard sur un billet parlant de films et de vieux boîtiers, les visiteurs ne pousseront pas leur curiosité plus loin. Par contre, lorsque j’apporte des réponses concrètes aux utilisateurs de reflex numériques rencontrant des difficultés avec leur matériel, alors les réactions sont plus fréquentes. Les possesseurs de Minolta SRT101b, de Yashica Electro 35GSN ou même d’un Leica M4-P iront plus facilement que les pixelistes dans la catégorie photographie de rue avec un appareil argentique par exemple. Mais ce qui est sûr, c’est que les billets abordant la photographie noir et blanc traditionnelle ou les portraits réalisés avec des modèles ont toujours beaucoup de succès.Untitled (41)

Au lieu de polémiquer et d’expliquer mes points de vues sur les méthodes des photographes, je pourrais me contenter de présenter les dernières commandes réalisées ou les séances portraits de famille, histoire de mettre à jour le site et maintenir la promotion de mon travail. Mais je ne peux m’y résoudre. J’ai toujours plaisir à exprimer ce que je pense en toute franchise au risque de choquer certains. Si vraiment le nombre de visites venait à chuter à cause de mes prises de position, alors j’abandonnerais illico le principe du journal et je ne ferais plus le distinguo argentique / numérique.

 

 

Mariage rétro couleur argentique – Orchies

mariés sortie église photo couleur argentique

 

Je n’ai pas envie de jouer le nostalgique mais je garde en tête les cérémonies de mariage que j’ai eu l’occasion de photographier il y a quinze ans. Certaines images trop classiques me font sourire et d’autres restent des références pour moi et m’empêchent de succomber aux tendances actuelles. Beaucoup de choses ont changé depuis dans la façon de photographier les mariés. Les effets de style dominent les books des photographes actuels. L’utilisation des flashs en mode déportés par exemple apporte une autre dimension aux images. C’est indéniable. Moi même, je ne photographie plus comme il y a 20 ans ou 10 ans. Autrefois, je n’aurais pas osé employer le flou dans les photos de mariage, par exemple. Dans une série de photos officielles le couple était soigneusement cadré de manière très classique. Créer des espaces vides sur la quasi totalité de l’image était inconcevable. Et si on remonte plus loin en arrière, les règles étaient encore plus rigides dans ce domaine.

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Quel intérêt de photographier à F/16 ?

Lorsqu’un photographe découvre un effet qui lui plaît, il a tendance à le reproduire à chaque image.

Oui, c’est vrai, pourquoi vouloir photographier à F/16 quand on a un 50 mm ou un 85 mm qui casse la baraque ? C’est classique. Le photographe s’est offert un 50 mm F/1,8 pour générer au beau flou d’arrière-plan que les autres photographes ne peuvent pas réaliser avec un zoom standard. Il ne va pas s’en priver. L’effet est tellement visible ( surtout en 24×36 ) que le photographe l’applique à toutes les sauces au point d’en abuser.

L’effet de style est-il plus important que le sujet ?

Kodak Tri-X - 212

Un ami m’expliquait qu’il déteste photographier au-delà de F/8. Ses objectifs sont systématiquement utilisés à pleine ouverture ( dans la mesure du possible ). Tout ce qui compte pour lui, c’est le style qu’apporte la faible profondeur de champ : un sujet net sur un arrière-plan flou. Quand il photographie dans la rue, les grandes ouvertures l’obligent à travailler à des vitesses élevées en plein jour. Si la lumière est forte, il cherche les coins sombres des ruelles et entre à l’intérieur des bâtiments publiques. Tout ce qu’il cadre est photographié à F/1,8 ou F/1,4. Du coup, il ne voit pas l’intérêt de photographier à F/16 par exemple.

Lumière abondante – diaphragme fermé à F/16 pour maximiser la zone de netteté.

Contrairement à mon ami, je ne m’impose pas une technique photographique. Pour moi, le sujet prime sur l’effet de style. Le type de sujet et la lumière conditionnent la manière dont la photo est prise. Je photographie volontiers de F/1,4 à F/16 selon les besoins. En plein soleil par exemple, j’aime assez travailler à F/16. Le rendu des nuances est plus intéressant. Mais je peux aussi décider d’ouvrir à F/2,8 pour isoler mon sujet. Il n’y a pas de règle.

Je trouve dommage de réduire la photographie à une technique de prise de vue. La technique devrait servir le sujet et pas l’inverse. Mais comme le seul but recherché est de répéter un effet de style marqué, je comprends que le sujet n’a pas beaucoup d’importance.

 

Photographier la lumière

Au commencement, on éprouve le besoin de faire de belles images sans vraiment savoir comment cela fonctionne. Plus tard, on s’intéresse à la technique, un peu trop même, à tel point d’en oublier le côté instinctif et de laisser parler ses émotions. Ensuite, on veut se consacrer aux sujets qui plaisent au plus grand nombre mais on se rend vite compte que l’on fait fausse route. Petit à petit, la quête de la belle lumière remplace notre intérêt pour les thèmes majeurs ou les tendances du moment. Alors le sujet n’est plus vraiment l’élément clé de l’image. Reste la lumière.

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En résumé, je ne cherche plus à être complaisant. Les sujets sont ce qu’ils sont et peu importe que mes images ne fassent pas rêver. Ce qui m’importe c’est de travailler la lumière. De toute manière, rien n’est jamais vraiment extraordinaire dans mon environnement.

Je n’aurais pas su écrire

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Le blog est muet depuis ce terrible vendredi 13. Choqué et bouleversé, j’ai déprogrammé les articles du week-end. Je ne pouvais pas faire comme si de rien n’était en publiant des billets qui avec du recul me semblent tellement futiles au regard des atrocités commises à Paris. Je sais, de telles horreurs se produisent régulièrement dans le monde et en particulier en Syrie où tous les jours des innocents souffrent et meurent à cause de la barbarie de quelques individus malfaisants. Malheureusement, on se sent toujours plus concerné quand ce genre d’événement arrive chez nous. Comme beaucoup d’entre nous, j’aimerais pouvoir rester insouciant, faire des photos de gens heureux et dire que la vie continue mais j’avoue que ce sentiment de tristesse est encore trop présent.

La photographie de rue est une perte de temps

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Photographier dans la rue, c’est perdre son temps intelligemment, à condition de considérer la rue comme un lieu d’apprentissage ou de perfectionnement.

À moins d’en retirer une satisfaction personnelle les rares fois où une image sort du lot, la photographie de rue est une perte de temps. C’est vrai, la photo de rue ne paie pas les factures et ne rend pas célèbre. Les tirages ne se vendent plus. Tout le monde s’est mis à photographier dans la rue avec tout et n’importe quoi, même des téléphones, vous imaginez le tableau… Par contre, si on travaille avec application le cadrage, la lumière, la prise de vue rapide, la photographie de rue devient un excellent entraînement tant pour les débutants que les experts. On peut s’exercer au paysage urbain, aux scènes de rues, au portrait d’inconnus ou à la photo abstraite.  Lire la suite

Photographie expérimentale

Vous l’aurez remarqué, les photographies que je réalise sont pour la plupart prises en extérieur, rarement en studio, encore moins à la maison. J’aime avoir de l’espace et je préfère la lumière naturelle aux flashs. Ce qui ne m’empêche pas de prendre de temps en temps des objets du quotidien quand je suis chez moi parce que j’ai le sentiment d’avoir décelé le potentiel d’une image en noir et blanc. Mais même dans ce cas, je fais au plus simple et je m’arrange pour bénéficier de la lumière naturelle provenant de la fenêtre.

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La photographie noir et blanc classique disparaît

photographies du Nord 144 - noir et blanc argentique tirage - sur scène

La photographie noir et blanc que moi j’appelle classique, par opposition aux images modernes grises et plates, est en train de disparaître. Les belles gammes de gris allant du noir profond au gris le plus clair n’existent plus dans le paysage photographique actuel. Le phénomène est inéluctable puisque de moins en moins de photographes professionnels sont en mesure de produire un beau noir et blanc. La faute revient certainement aux appareils numériques incapables de générer directement une image en niveaux de gris convenable. Mais c’est aussi la preuve de lacunes dans la formation de certains pros.

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La photo argentique : effet de mode ?

Photo de mode argentique

Pellicule Kodak Portra 400

Non, la photo argentique n’est pas l’apanage des hipsters barbus et tatoués. Les véritables passionnés de sels d’argent existent depuis toujours et n’ont pas attendu l’envolée des tendances vintage pour s’intéresser aux appareils rétro. L’argentique n’est pas un effet de mode passager, enfin pas pour tout le monde. N’importe quel amateur a le droit de se servir d’un Canon AE1, d’un Lubitel ou d’un Olympus OM10 sans devoir justifier ses choix. Si la prise de vue et le développement argentique vous attirent depuis longtemps, ne prêtez pas attention aux critiques et aux railleries. Investissez-vous à fond dans votre passion. Vous pourriez vous sentir pousser des ailes.

Photographe de rue ou reporter photographe ?

 

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Qu’est-ce qui distingue un photographe de rue d’un photographe reporter ? Tous les deux témoignent de notre temps finalement.

Ne pas gâcher la moindre vue devrait être la règle d’or en photographie

Un ami, interloqué d’apprendre que l’on pouvait tout au plus réaliser 36 vues avec une pellicule 135 mm, me répondait avec compassion qu’il faut être sûr de son coup en argentique.

Portrait de Mayotte

Pellicule Kodak Portra 400 – Modèle : Jahliina

Chaque vue compte

Il a raison. Même si c’est une évidence, il faudrait constamment garder à l’esprit le coût de chaque déclic. Alors que le numérique permet de déclencher sans compter, une photo argentique couleur revient entre 25 et 38 centimes ( prix de la pellicule et du développement ), un peu moins en noir et blanc si on développe soi-même. Une dizaine de photos ratées sur une pellicule de 36 poses et c’est environ 3 ou 5 euros de perdus. Au bout de 10, 20 pellicules, cela commence à chiffrer. Quand vous consommez comme moi une centaine de films par an, faites le calcul. Lire la suite

Que sont devenus nos anciens appareils photos numériques ?

J’ai mis en vente tout un lot de Réponses photo sur Leboncoin. Je les ai tous lu et relu plusieurs fois, surtout ceux retraçant le parcours des photographes célèbres. En faisant le tri des magazines, je tombe sur divers guides d’achat sortis entre 2001 et 2005. Je me replonge dans les articles sur le matériel et je redécouvre avec beaucoup d’intérêt les nouveautés et les prix Tipa de cette période. C’est effarant de voir à quel point des appareils photo numériques autrefois classés « Top Achat » sont dépassés en 2015. À en croire certains, ils seraient même devenus obsolètes, tellement le décalage est important entre la technologie de l’époque et celle d’aujourd’hui.

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Programme photo en berne

Je n’ai pas touché un appareil photo depuis une semaine. C’est la première fois cette année que je laisse passer autant de jours sans réaliser une seule prise de vue. La disparition tragique d’un proche en est l’une des raisons. N’ayant pas de travaux de commande en ce moment, je n’avais aucune raison de faire des images juste pour le plaisir. Je n’en avais pas envie.

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En revanche, instinctivement, j’ai fouillé mes archives à la recherche de photos qui me rappellent les bons moments passés avec elle. C’est dans ces moments que l’on se dit que c’est idiot de se disputer pour des broutilles. On pourrait le regretter toute la vie.

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Une photo argentique doit ressembler à une photo argentique

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Notre Dame de Lorette – Pellicule TMAX 100 périmée

Une photo argentique doit ressembler à une photo argentique, sinon quel intérêt ? Vouloir pratiquer le noir et blanc argentique, c’est aussi accepter les imperfections d’une pellicule.

La pluie me chagrine

Pellicule Kodak TMAX 100 scannée - chat gris

Pellicule Kodak TMAX 100

Je n’ai pas envie de rester dans le Nord. J’ai envie de changer d’air et de m’installer dans une région plus chaude. Ce n’est pas seulement une question de température. J’ai fait le tour de la région et je me lasse de voir toujours les mêmes choses. Mes amis nordistes vont crier au scandale ! Mais pour en revenir à la météo, on ne sait jamais si on peut assurer les prochains shootings. Il faut constamment repousser les rendez-vous à cause du temps instable. Lire la suite

Olympus argentique et noir et blanc

Lille - La Vieille Bourse - MJU II - Kodak TMAX 400

Lille – La Vieille Bourse – MJU II – Kodak TMAX 400

Un petit boîtier argentique bien sympathique

C’est assez rare mais il m’arrive encore de griller du négatif noir et blanc avec le Mju II. J’aime beaucoup les appareils photo de petite taille. Quand ils peuvent tenir dans une poche, c’est l’idéal. Pour les photos de tous les jours, on n’a pas forcément besoin d’un reflex. Un Canon G11 ou un Ricoh Gr convient à  toutes les situations, sauf peut-être dans le cadre de la street photography. J’avais essayé le Sigma DP1 Merrill. Il est parfait en terme de qualité d’image et le noir et blanc est convaincant. Mais il est un poil trop grand pour une poche intérieure.

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Faut-il rester secret sur les conditions de prise de vue ?

Portrait saisi dans la rue - Noir et blanc argentique

Peter Lindbergh disait dans une interview parue dans Polka Magazine que les photographies doivent garder une part de mystère.

Selon lui, la photo perdrait de son charme si on dévoile ses secrets de fabrication. Je suis d’accord. En découvrant les conditions de prise de vue, on se concentre sur l’acte physique, sur l’aspect technique et on oublie la beauté de l’image. Lorsque nous allons voir une expo, nous ne pensons ni au matériel utilisé par l’artiste ni à la façon dont l’œuvre a été réalisée. On se dit simplement, c’est une belle peinture, une belle sculpture ou une belle photo ou le contraire. La même photographie ne bénéficie pas de la même aura entre une impression dans un beau livre ou un tirage d’art et une publication dans un tutoriel comme illustration. Certains pensent même qu’une bonne photo n’a pas besoin de sous-titre. Elle doit parler d’elle même. Alors que dire de ces informations de prise de vue numériques, les fameux Exifs, que l’on affiche en guise de légende ?

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Le meilleur appareil photo

Photographie d'art - Noir et blanc argentique

La technique, c’est bon pour ceux qui n’ont pas d’imagination.

L’histoire d’une photo, les anecdotes d’un photographe ou les conditions de prise de vue n’intéressent pas grand monde. La grande majorité des requêtes tournent autour du matériel et des bancs d’essais. Quand je regarde le Top Ten des recherches, je suis désappointé. Les grandes marques d’appareils photo arrivent en tête. L’image en elle même importe peu. Ce qui compte, ce sont les performances technologiques. Le regard d’un photographe et sa façon d’interpréter le monde n’a donc plus d’importance ? Lire la suite

Avez-vous vraiment besoin d’un nouveau reflex ?

Les offres de fin d’année sur les appareils photos numériques sont lancées.

Noël approche. Les offres de remboursement proposées par les fabricants rendent les tout derniers appareils photos encore plus attrayants qu’à leur sortie. Avant même d’être mis sur le marché, les futurs reflex sont convoités avec rage par de nombreux amateurs et certains professionnels de la photo. Aujourd’hui, c’est le moment de passer de la convoitise à l’acte d’achat. Pour certains, il faut se convaincre que le boîtier acheté l’an dernier n’est peut-être pas aussi bon qu’on ne le pensait. Pour d’autres, il est urgent de trouver de bonnes raisons d’évoluer vers une gamme supérieure. Et puis, il y a ceux qui ont usé leur outil de travail jusqu’à la corde. Pour ces photographes très prolifiques qui savent conserver le même appareil pendant plusieurs années, c’est le moment de réfléchir à un nouvel équipement, un reflex de troisième génération par exemple. Lire la suite

Vous prenez encore des photos de votre famille ?

photo de famille noir et blanc

Ilford HP5 – scan du négatif

A force de voir des photographies de tout et n’importe quoi, entre le conceptuel et la photo de style, je me demande si la photo de famille est encore au goût du jour.

Dans les années 70-80, les sujets photos tournaient autour des fêtes en famille, des vacances, des naissances, des mariages. Tout le reste de l’année, l’appareil photo dormait au fond d’un tiroir. Aujourd’hui, j’ai l’impression que c’est l’inverse. On photographie beaucoup et souvent,  mais on a perdu l’habitude de figer le temps pendant les réunions de famille, à part les photos du bébé.

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