Ne me parlez pas matos en plein mariage

Il arrive que l’on vienne me parler matos en plein mariage. Je suis rarement disposé à débattre sur ce genre de sujet alors que je suis en prestation et à l’affût de la moindre scène intéressante à saisir. Ce n’est ni le lieu ni le moment. J’esquive poliment avec un « Oui sans doute. » ou une phrase toute faite du genre : « Aujourd’hui, tous les appareils sont capables de produire de belles images. » Mais parfois, une personne vous targue avec son smartphone et vous lance un défi en proposant de comparer la qualité de ses images avec celles de votre appareil. J’ai pris l’habitude de répondre qu’une bonne photo ne se résume pas seulement à la qualité d’image et c’est fort heureux pour moi. Sinon quel intérêt pour les mariés de louer les services d’un photographe ?  Lire la suite

Stockage des photos – Et si le film argentique était la solution ?

Au fil des années, je suis de plus en plus convaincu que le film argentique peut encore jouer un rôle important dans la sauvegarde et le stockage des photos. Quand on voit tous les soucis causés par l’informatique, le support analogique reste une excellente alternative. Les disques durs ne sont pas forcément fiables et obligent à pratiquer la redondance. On a pris l’habitude de tout numériser, documents, photos papier, films … Pourquoi ne pas transférer une partie de nos images sur bande analogique ? eos 30v canon argentique

Nous ne sommes pas paranoïaques mais force est de constater que nous sécurisons les sauvegardes à plusieurs niveaux. Déjà au niveau prise de vue, nos boîtiers enregistrent les fichiers simultanément sur deux cartes mémoires. Certains professionnels exécutent une première sauvegarde sur disque dur nomade immédiatement en cours de prestation. De retour à la maison, les photos sont copiées en cascades sur différents disques durs externes. Nous multiplions les supports et les lieux de stockage. Et c’est sans compter le cloud et les sites de stockage des images.

Adobe RVB ou sRGB ?

On pourrait penser que le numérique nous facilite la vie. Il faut juste regarder les nouvelles habitudes des consommateurs d’images et les entendre parler des outils d’aujourd’hui pour croire que tout est facile, rapide et irrémédiablement beau grâce à quelques clics. Mais le travail de post-production n’est pas toujours un long fleuve tranquille même pour un professionnel. Entre les problèmes engendrés par l’informatique et ceux liés aux mauvaises interprétations entre les machines rien qu’au niveau de la colorimétrie, on en arrive à s’arracher les cheveux. J’ai pourtant travaillé de longues années en imprimerie et j’ai eu la chance d’apprendre la gestion de la chaîne graphique. Mais les soucis ne sont jamais loin dans ce domaine. Si ce n’est pas votre matériel qui est défaillant, c’est l’un de vos prestataires qui ne veut rien entendre. Lire la suite

Portrait en noir et blanc : Canon 6D ou pellicule Kodak ?

Choisir entre le Canon EOS 6D et la pellicule Kodak

La pellicule reste mon support préféré quand il est question de portrait en noir et blanc. Le choix de la pellicule n’est pas seulement dû à une habitude de travail, c’est aussi un véritable plaisir à manipuler les appareils argentiques. Le rendu des nuances est toujours aussi séduisant sur une pellicule Kodak et la beauté du grain dans les photographies de portraits est remarquable mais il faut avouer que le numérique marque de plus en plus de points. Les images monochromes de certains confrères m’interpellent. Quelques photographes de mariage comme Bradley Hanson ont acquis un vrai savoir faire dans le domaine du noir et blanc numérique. Cela ne remet pas en cause mes choix mais je me pose des questions. Faut-il systématiquement privilégier la pellicule lors des portraits en noir et blanc ?

TMAX100 (24)

Pellicule Kodak TMAX 100

Je ne rentre pas dans le débat éternel argentique contre numérique qui ne mène à rien. On peut très bien rouler en hybride la semaine pour le boulot et apprécier une balade en Simca Aronde le week-end. Les deux outils me conviennent. Ce qui est sûr, c’est que le numérique permet de multiplier les prises de vues sans que cela fasse mal au porte-monnaie. D’autre part, les performances ISO d’un Canon 6D pèsent tout de même dans la balance. Il faudrait que je fasse un test mais je pense que du noir et blanc à 6400 ISO est acceptable. Et si le numérique n’était plus relégué au second plan, comment choisir entre le Canon EOS 6D et la pellicule Kodak pour réaliser du portrait en noir et blanc ? Qu’est-ce qui va déterminer le choix entre l’un et l’autre?

Les images prises avec le Canon 6D qui me sert de boîtier de secours lors des mariages, peuvent être converties dans un noir et blanc plaisant ( comme tout autre appareil numérique à condition de maîtriser un tant soit peu les logiciels ) mais ce n’est pas toujours évident. Il faudrait pouvoir trouver une formule qui fonctionne pour chaque image et ce n’est pas gagné d’avance. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé la recette miracle. Jusqu’à aujourd’hui, l’utilisation intensive de la pellicule m’a freiné dans l’élaboration d’un processus de conversion des couleurs en monochrome qui tienne la route. Ou alors, peut-être devrais-je revoir la question du matériel ?

Mes bobines de films ne sont pas à vendre

Olympus MJU II

Mes bobines de films argentiques ne sont pas à vendre, encore moins à céder. Je reçois de temps en temps des messages de personnes à la recherche de bobines de films utilisés. Bien souvent, l’objectif est de s’en servir pour une décoration de tables lors d’un mariage. Certains me demandent gentiment si je suis disposé à céder mes films comme s’il s’agissait de vulgaires déchets dont ils veulent bien me débarrasser. Or ces films, que je conserve précieusement, constituent mon patrimoine, ma mémoire. Ce sont aussi des originaux qui peuvent toujours être tirés sur papier Baryté.

Trouver son style photo argentique

Presque tous les photographes pros et experts adoptent un jour ou l’autre un style d’image bien défini. Il faut parfois des années de tâtonnement avant d’arriver au résultat tant recherché. Personnellement, j’ai mis du temps avant de trouver mon propre style. Dans les années 90 , j’étais fortement influencé par les photos de Sam Abell du National Geographic. J’aimais ses images entre chien et loup, souvent dépourvues de lumières vives et je savais que c’était le style qui me convenait. Je m’en suis inspiré avant que le numérique vienne bouleverser mes convictions. À l’époque, on ne parlait pas encore de style photo argentique. La pellicule était déjà rangée aux oubliettes et n’inspirait pas ou plus les jeunes comme les moins jeunes.

Objectif moderne sur reflex argentique

Petit à petit, je me suis éloigné du côté obscure de la photo argentique pour rejoindre celui du numérique, avec des images claires, contrastées et aux couleurs éclatantes. J’étais alors plus préoccupé par la qualité d’image, toujours à la recherche de plus de netteté et de précisions. Mes photos n’avaient plus rien à voir avec le style adopté auparavant en argentique. Quelques années après, je commençais à me lasser de ces images trop lisses et parfaites. La Kodak Portra est revenue dans le sac photo pour un style beaucoup plus sobre. C’est d’ailleurs le cas de pas mal de photographes qui souhaitent se démarquer de la concurrence. Lire la suite

Redécouvrir le plaisir de la photo avec un zoom

cours photo individuel Villeneuve d'Ascq

Récemment, j’ai pu redécouvrir le plaisir de la photo avec un zoom Tamron. Les zooms sont de plus en plus rares dans le sac photo. J’ai fait le choix de travailler avec des focales fixes en raison de leur capacité à opérer en faible lumière et pour leurs qualités optiques mais j’avoue que cette solution n’est pas toujours la meilleure.

Lorsque je me rends à une séance portrait, que ce soit pour une famille ou un professionnel, j’essaie de parer à toutes les éventualités en emportant deux boîtiers et trois focales fixes. Je préfère intervertir les objectifs le moins possible afin de gagner du temps mais tout ce matériel, sans compter l’éclairage de studio, peut perturber le déroulement d’une séance. Le fait de travailler avec un seul zoom permet de se simplifier la vie.  Lire la suite

Pourquoi autant de likes ?

Combien de likes pour une bonne photo ?

Je ne m’étais pas rendu compte à quel point certains individus, en mal de reconnaissance, mobilisaient autant d’énergie à récolter un maximum de likes sur leurs images. Je ne tourne pas le dos au principe du partage puisque la photo est mon gagne-pain. Je m’efforce de diffuser largement mon travail et mes offres sur les différents supports de communication. Mais quand il n’y a pas d’enjeu, quand on photographie pour le plaisir, a-t’on besoin de multiplier les contacts et de liker à tour de bras, juste pour obtenir une étoile de plus ? Lire la suite

Il n’y a pas que la street en noir et blanc

pellicule noir et blanc histoires de photos

Écluse de Quesnoy-sur-Deûle – Pellicule noir et blanc AGFA APX 100

Les thèmes photos noir et blanc en dehors de la photographie de rue

Le noir et blanc a conquis les passionnés d’argentique comme moi tombés dans la soupe bien bien avant l’arrivée du numérique et des smartphones. Mais le noir et blanc intéresse aussi ceux qui se revendiquent photographes de rue. La photo en noir et blanc fait partie intégrante de leurs portfolios. Ce sont souvent des connaisseurs ( amateurs ou non ) et admirateurs des grands maîtres comme Winogrand. Les photographies de Winogrand sont exceptionnelles. Malheureusement, nous ne sommes pas tous auteurs de chefs d’œuvres en noir et blanc. D’ailleurs, j’ai toujours considéré la photo de rue comme étant un art difficile. Alors, je choisis souvent la photo facile. Je m’éloigne de la photographie de rue très tendance actuellement, celle qui consiste à cadrer des visages en gros plan et je me concentre plutôt sur mon noir et blanc. Ce qui m’intéresse, ce sont les contrastes, les textures, les formes, les silhouettes et une tonalité spécifique. J’aime beaucoup les noirs profondsLire la suite

La photographie couleur argentique pour rompre avec la monotonie du numérique

X-TRA 400 (7)

Les photos numériques paraissent toujours propres et le résultat sans surprise. Si je devais photographier exclusivement en numérique, je crois que je m’ennuierais. Heureusement, il m’arrive de travailler aussi en argentique pour des familles ou des jeunes mariés. Les séances portraits en noir et blanc sur film argentique attirent encore quelques adeptes de la photo à l’ancienne. La photographie argentique me permet de rompre avec la monotonie des images numériques mais les occasions se font de plus en plus rares en couleur.  Lire la suite