Les carnavaleux de Bergues

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Toute la France connaît le célèbre carnaval de Dunkerque mais celui de Bergues n’est pas en reste. Les passionnés du rigodon étaient nombreux dimanche dernier dans les rues de la ville fortifiée complètement bouclée par les forces de l’ordre pour que la fête se déroule dans les meilleurs conditions. À en croire les participants avec qui j’ai pu discuter, la bande de Bergues fait partie des meilleures de la région. Je veux bien les croire. L’ambiance était à la camaraderie et au plaisir de faire la fête. Rares étaient les personnes non déguisées à l’intérieur des remparts, à part quelques vieux Berguois et des photographes venus pour la bonne image. Les carnavaleux accueillent les photographes avec enthousiasme. Si vous décidez de vous mêler aux joyeux fêtards, attendez-vous à être sollicité constamment et parfois bousculé tant la foule est compacte par endroit. J’ai pris le parti de ne pas utiliser de numérique pour cet événement populaire et de travailler uniquement avec le Canon EOS 3 et un objectif 35 mm. Je ne pouvais pas satisfaire toutes les demandes de portrait. La pellicule Kodak Tri-X a été remplie en très peu de temps.  Lire la suite

Où sont les bons photographes de rue ?

Je crois que j’exagérais un peu en affirmant qu’un portfolio sur cent seulement exposait des images de rue intéressantes et originales. Ce doit être la frustration qui parlait à ma place. En vérité, je ne fais pas mieux. Il y a quand même de belles choses sur le net. Encore faut-il savoir chercher. Et plus on cherche, plus on trouve. En ce moment, je suis en quête de photographes qui osent, qui créent au sens littéral. Les photos qui m’intéressent sont celles qui ne se contentent pas de reproduire la réalité comme moi mais la transforment. Les images les plus décalées, je les ai trouvées assez facilement sur la plateforme de micro-blogging Tumblr. Mais éloignez les enfants, certains portfolios peuvent heurter la sensibilité du public.

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Photographie de rue – Oui mais encore ?

Photographier en noir et blanc dans la rue me manque. Je pense reprendre du service. L’EOS 30v et le 35 mm ne demandent que ça. En cette période, les séances portraits en extérieur se raréfient laissant plus de place aux travaux personnels. Les photographes que je lis et ceux avec qui je suis en contact me parlent de street photography. Les derniers scans réalisés pour mes amis photographes concernent aussi des photographies de rue. Je suis cerné par des images prises dans la rue. Par contre, je n’ai pas envie de photographier « des gueules » comme le dit si bien mon ami Patrice. Je préfère m’attaquer à des sujets moins bateaux, moins consensuels. Je ne sais pas encore quoi exactement et à la rigueur peu importe, du moment que ce soit avec du film noir et blanc et que le sujet soit traité radicalement autrement. Les images trop sages, c’est terminé.
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Jusqu’à présent mes photographies étaient calquées sur les standards de la photo de rue. Je ne me surprenais plus et ce que je voyais m’ennuyait. Aujourd’hui, j’ai très envie de repartir dans la rue mais il me faut de nouveaux défis. J’ai feuilleté les portfolios de plusieurs photographes que je ne connaissais pas et qui ne sont pas forcément connus. Je tombe très souvent sur les mêmes codes et les styles se répètent. Une fois sur cent, je découvre une approche différente qui m’inspire. C’est le cas de Frederico Arcangeli. Mais dans l’ensemble, je ne vois rien de vraiment original.

Photographie de rue : pensez à cadrer large

Les puristes vous diront que la photo de rue se pratique avec des focales courtes, qu’il faut se rapprocher au plus près des victimes jusqu’à sentir leur haleine. Je suis de moins en moins d’accord avec ce principe. J’aime beaucoup aller au contact avec un 35 mm ( monté sur un reflex 24 x 36, il va sans dire ). Les photos percutent beaucoup plus. Mais la street peut aussi être appréciée avec un peu plus de distance. La photo agressive qui consiste à pénétrer l’espace vital des gens m’attire beaucoup moins qu’autrefois. Tout le monde s’est engouffré dans ce sport. Lorsque dans un moment d’égarement, je me remets à photographier les passants, j’ai tendance à prendre du recul. Oui alors mes photos peuvent paraître pépères mais elles correspondent mieux à mon tempérament aujourd’hui. Par contre, les longues focales ne me conviennent absolument pas dans la rue. La limite acceptable, en ce qui me concerne, se situe au 50 mm.
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J’ai pris cette photo au 50 mm. Mon premier réflexe fut de m’avancer vers les banc. Je me suis stoppé assez loin pour pouvoir fermer le cadre de part et d’autre en m’appuyant sur les troncs d’arbres. Avant, j’aurais certainement cherché à me placer à moins de deux mètres du personnage sur le banc. Là, je me suis reculé afin d’aérer mon cadre. Je ne sais pas si la photo aurait été meilleure en étant plus proche. Ce que je veux aujourd’hui, c’est installer une action dans un cadre même si je dois perdre en dynamique. Lire la suite

Nouveau scan Kodak TMAX : le chaos de la rue

Les négatifs Kodak TMAX 400 utilisés lors des événements de rue de cet été sont enfin numérisés. La numérisation n’a posé aucun problème. Ce n’est pas toujours le cas. Il m’arrive encore de faire des erreurs ou d’exagérer une sous-exposition. Cette fois, l’exposition du négatif était correcte, la netteté aussi. En fait, je n’avais pris aucun risque. La lumière était magnifique et constante pendant toute la durée du festival. Du coup, les réglages étaient bloqués sur un couple F/16 – 1/500 et la mise au point calée sur l’hyper focale. Sur le plan technique, j’ai choisi la facilité. Par contre, d’un point de vue cadrage et composition, on ne peut pas en dire autant.

La photographie de rue est parfois chaotique

Choisir un cadre lorsqu’on est confronté au chaos de la rue, ce n’est pas de la tarte. Vous en avez certainement déjà fait l’expérience. S’il vous arrive de photographier au milieu de la foule, vous avez pu en mesurer la difficulté. Cet été, j’ai voulu me confronter au désordre de la rue. J’ai essayé de m’infiltrer au cœur de la foule avec le grand angle. J’ai fait plusieurs tentatives de cadrages avec des sujets sympas et originaux mais j’ai eu beaucoup de mal à me décider. Tout va très vite. Cadrer un sujet isolé en mouvement, c’est relativement facile avec un peu de pratique. Mais photographier le chaos de la foule et faire en sorte que tout soit bien en place dans le cadre, alors on peut parler de défi. À moins d’être un sacré chanceux, en général, une seule prise ne suffit pas. Dans le viseur, on se rend compte que l’endroit choisi n’est pas le meilleur. On bouge afin de trouver l’emplacement idéal. Et quand on pense tenir un point de vue intéressant, plus rien ne fonctionne : les éléments s’entre-choquent et la lisibilité de l’image en pâtit. Ce genre d’exercice doit être répété souvent avant d’obtenir une composition qui tienne la route. Rien n’est plus frustrant pour un photographe de rue que de louper une scène unique à cause d’un intrus venant gâcher son premier plan. Ici, j’ai eu beaucoup de chance que personne ne fasse irruption devant l’objectif à ce moment précis. J’adore être au contact de mon sujet. J’utilise systématiquement le 35 mm à courte distance. Mais on m’a si souvent bousculé pendant cette parade que j’ai fini par prendre du recul.

photo de rue chaos noir et blanc tri-x

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Souvenirs de promenades argentiques du dimanche matin à Glasgow

Séquence nostalgie

Les rues du centre de Glasgow sont presque désertes le dimanche matin. J’en profite pour partir à la découverte des rues débarrassées des derniers fêtards. Le contraste est saisissant entre les nuits turbulentes du weekend et la tranquillité du dimanche matin. Seules les restes de take-away qui tapissent certains boulevards comme Sauchiehall Street témoignent de l’effervescence du samedi soir. Les frites et les restes de burgers jonchent les trottoirs à proximité des pubs à tel point qu’il faut slalomer si on ne veut pas glisser sur une portion de pizza  Je croise parfois des noctambules hagards et titubants mais les premiers êtres humains à investir la ville sont les éboueurs qui rapidement nettoient les rues avec une efficacité redoutable. Vers 9H00 du matin, plus aucune trace du chaos de la veille ne subsiste. Les commerces ouvrent leurs portes et les Glaswegians matinaux commencent leur tournée des boutiques tranquillement. Après deux ou trois heures de marche et au minimum deux bobines de street photography, je finis par faire une halte dans un Costa. À travers la vitrine qui donne sur la rue piétonne, j’observe les Écossais déambuler les bras chargés de sacs estampillés des marques de fringues. Dans une heure, Buchanan Street sera envahi de monde et les odeurs de plats à emporter vont me donner faim. Il sera temps de retourner à l’appartement pour préparer l’excursion de l’après-midi au Loch Lomond.

photo argentique rue de Glasgow Canon EOS 30

Numérisation de la pellicule Kodak Gold

Je vous souhaite une belle balade dominicale.

Street photography par 40°

Un pic de chaleur est prévu pour cette journée. Une bonne excuse pour se lever tôt et photographier la rue quand les températures sont encore supportables. Pratiquer la street entre 7h30 et 9h30 du matin, c’est jouable pour moi. C’est aussi l’occasion de profiter de ce moment paisible de la journée pour composer avec les ombres qui s’étirent.

rue special nb Canon 5D

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Inspiration photo à portée de clic

photo noir et blanc de rue style epoque pellicule Kodak Tri-X

Trouver l’inspiration dans la rue n’est pas évident pour tout le monde. Parfois, il m’arrive d’être en panne d’idée. À défaut de sujet intéressant et pour éviter de rentrer bredouille, je me rabats sur un style d’image : contre-jours, composition géométrique, flous … Mais j’avoue que ce n’est pas facile tous les jours. Les bonnes idées n’émergent pas comme ça par miracle simplement en observant ce qui se passe et en déclenchant au pif.

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L’appel irrésistible de la rue

photographie de rue extrêm ou classique noir et blanc analog

On a beau dire ne plus vouloir y toucher, la rue vous invite constamment à replonger.

Vous avez rendez-vous avec un modèle et vous ne voulez pas arriver en retard. Vous partez sur votre lieu de shooting, l’appareil déjà chargé d’une pellicule noir et blanc. En chemin, une scène vous agrippe. Le déclic est instantané. Sans même réfléchir, vous avez déclenché au mépris de vos bonnes résolutions. Vous ne pouviez pas détourner le regard. Difficile de résister, vous avez pris cette photo. « Oh, pas de quoi s’alarmer, c’est juste une petite image de rue en passant. D’ailleurs, j’arrête quand je veux. » Mais oui bien sûr ! C’est ce que l’on affirme pour montrer aux autres notre volonté mais la rechute n’est pas loin. La « street » vous nargue sans arrêt.

Inspiration photo de rue – Patrice Cotteau

street photography paris NB

Dans la série street photography (photo de rue), je m’inspire librement de grands exemples américains (je n’y peux rien, c’est comme ça. J’attends qu’il y ait des exemples en Laponie…). J’ai bien « épluché » ce qu’on trouve sur Internet comme exemples, et les plus importants viennent de New York. Ma dernière découverte s’appelle Joe Wigfall. Un loustic qu’il faut épingler à ses références. J’avais déjà Winogrand ( mais il semble assez obsessionnel ) et Matt Weber, qui s’était décidé à descendre de son taxi pour se livrer à une activité quasi coupable de photographe de rue. J’y avais ajouté André D. Wagner, qui semble attaché à faire ressortir ce qu’il ressent de la société. Il y a bien d’autres « clients » intéressants, il suffit de faire « new york street photographers » sur un moteur de recherches bien connu pour avoir accès à une pléthore de gars.

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Lucky Girl et couleurs du passé

Les scans couleurs de la manifestation de Marquise sont presque terminés. J’espère que les filles seront satisfaites du travail. Elles se sont montrées très coopératives, ce serait dommage de les décevoir. Je voulais m’éloigner de ce que je fais habituellement. Je me doute que ce style d’image ne plaira pas aux habitués du numérique ni aux adeptes d’images claires. Le négatif qui a servi lors des prises de vues des Lucky Girls en militaire est légèrement sous-exposé. L’objectif était de simuler l’aspect des premiers films couleurs de l’époque en atténuant les hautes lumières. Le fait de sous-exposer le négatif rend l’équilibrage des couleurs délicat. Ici, le dosage est limite et le contraste un poil trop accentué comparé aux clichés des années 50 mais le rendu fonctionne.
1950 femme militaire jeep armée américaine

Ginie Ruby

Photographie rétro – Retour dans les années 50

photo retro 50 femme militaire Nord habits époque

À Marquise, une charmante petite ville située à proximité de Boulogne-sur-Mer, avait eu lieu dimanche dernier un festival rétro regroupant des centaines de voitures anciennes dont la plupart des américaines. Les participants ont joué la carte du rétro à fond avec des tenues d’époque, des accessoires vintage pour le camping et même un camp militaire reconstitué. L’ambiance dans cette commune du Pas-de-Calais était géniale. Par contre, arriver sur les lieux à 10H00 du matin était une grossière erreur. La foule avait déjà envahi les rues et ce n’était absolument pas évident de travailler les images sereinement. Les photographes aussi étaient en nombre et ça mitraillait à tout va.

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Sortie photo incontournable du week-end

C’est devenu un rituel incontournable pour les spécialistes de l’Abrazo, du Contrapaso et de la Llevada. Le dimanche soir, les artistes du Tango montrent leur savoir faire grâce à l’association « Sous les marronniers« . Les danseurs se laissent volontiers photographier lors de leur représentation. L’édifice de la Vieille Bourse est ouverte au public. Tout le monde peut participer moyennant une petite contribution. C’est la fête du Tango argentin et les photographes peuvent se régaler.

Tango argentin Sous les marroniers à Lille photo noir et blanc

La photo argentique du jour : à travers les vitrines

Si on regarde à travers les vitrines, on peut voir la rue autrement.

J’ai ressorti cette photo prise au printemps où je me suis amusé à cadrer la rue à travers la vitrine d’un bar. Je pense que ce genre d’idée pourrait me réconcilier avec la rue. Du coup, pendant les périodes creuses, je ferai l’effort de voir la rue autrement en photographiant de cette manière. J’en profiterai pour faire quelques repérages de lieux sympas à proposer à mes modèles. Fragmenter l’image en plusieurs plans, surtout au travers des vitrines des boutiques est un thème à exploiter. On ne fera peut-être pas aussi bien que Saul Leiter mais ça vaut le coup d’essayer.

Tirage couleur argentique photo de rue à travers une vitrine

La météo semble vouloir se calmer dans la région. Je vais enfin reprendre du service et essayer de faire quelque chose de convenable avec les pellicules couleurs en attente depuis plusieurs mois. En plus des pellicules Kodak ColorPlus à moins de 3 euros chez MX2, il y a aussi de Fuji Superia non entamée et un reste de Portra. Mais la Portra est mise de côté pour les prochaines séances portraits de rue programmées.

Je continue à utiliser de la pellicule et un 24 x 36 basique parce que cela m’arrange de travailler avec du matériel léger et simple à utiliser et en plus cela m’évite de déclencher à tout va. Mais ce genre d’exercice, j’aimerais pouvoir le vivre avec le Fuji XT10 par exemple. Si vous avez des tuyaux pour un essai de quelques jours, je suis preneur.

Couleurs urbaines imprimées sur papier Archival Mat

L’inspiration dénichée dans les couleurs de la ville

J’ai démarré une nouvelle série d’images sur le thème des couleurs urbaines. L’idée n’est pas de mettre en valeur l’architecture de la ville. Le propos n’est pas de dénoncer la dégradation des bâtiments anciens ni de critiquer l’anarchie des constructions modernes. Je me suis juste arrêté devant des coloris qui m’ont titillé le cerveau. J’ai donc fait abstraction de l’esthétisme et me suis interdit d’analyser les lieux pour me laisser inspirer par des associations couleurs. Les cadrages ne sont pas toujours judicieux. Mais c’est une ébauche et un bon point de départ pour une inspiration qui peut se prolonger longtemps, tant le sujet est vaste.
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Style vintage – Portrait avec du film argentique ancien

Non, je n’étais pas sur le tournage de la série « Les petits meurtres d’Agatha Christie » diffusée sur France 2. Lorsque l’on m’a annoncé un style vestimentaire avec un côté un peu vintage, je me suis dit qu’une pellicule couleur un peu vieillie serait dans le ton de cette séance portrait. Je n’ai pas cherché loin. J’ai toujours un ou deux films de récupération qui traînent dans la boîte à pellicules. Je les rachète aux photographes qui ont abandonné la photo argentique depuis longtemps et parfois, on me les donne. Ici, c’est un négatif Fuji X-TRA 400 très bien conservé que j’ai utilisé. De plus, la date de péremption n’était pas encore trop lointaine. Je pouvais compter sur une assez bonne tenue des couleurs et il y avait peu de risques que l’image soit altérée.

Pellicule Fuji X-TRA

Photographie argentique – Pellicule Fuji X-Tra 400

 

Photographie insolite en noir et blanc argentique

Je ne cherche pas les images insolites quand je pars en balade avec mon vieil appareil photo. Pour moi, il n’est pas question de m’éparpiller en argentique. J’essaie de respecter le thème que je me suis fixé à l’avance et de conserver tant que possible une cohérence sur l’ensemble de la pellicule. Mais si une scène peu ordinaire se présente devant moi, alors je n’hésite pas à sacrifier une ou deux vues sur les 36.

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Cette photographie a été prise avec un reflex Canon EOS 3, un 50 mm F/1,4 et une pellicule Kodak Tri-X 400.

Essais noir et blanc : reflets de Boulogne-sur-Mer

 

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À la suite d’un cours photo chez un particulier à Boulogne-sur-mer, je voulais photographier la très belle ville fortifiée. Malheureusement, la lumière était désastreuse et ne mettait pas en valeur les belles pierres et l’architecture de la cité. Du coup, j’ai pris le parti de montrer Boulogne à travers les reflets d’une vitrine.

Dernier scan noir et blanc : La Voix du Nord

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Méfiance envers les photographes.

Arrivé dans le centre de Lille en pleine manifestation, j’ai voulu suivre le cortège un moment, histoire de récolter quelques images d’actualités mais j’ai vite déchanté. Lorsque les manifestants ont commencé à balancer de la peinture à tort et à travers puis sur les vitrines des grandes enseignes et sur les boutiques de luxe, je me suis écarté. J’ai tenté par deux fois de cadrer d’assez proche des individus dont le visage était masqué par un foulard mais ils n’avaient pas l’air d’apprécier beaucoup. Alors, j’ai quitté les lieux. De toute manière, je n’étais pas là pour jouer le reporter. Un peu plus tard, une dame et son enfant arrivaient derrière moi et se sont arrêtés net à ma hauteur au moment où je dirigeais l’objectif vers la passerelle de la Voix du Nord. J’ai vu son regard incendiaire qui m’ordonnait de faire vite. Peut-être voulait-elle ne pas gâcher la photo.

Inspiration photo : la rue comme un décor de cinéma

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La rue est un formidable décor pour le photographe qui souhaite mettre en scène ses personnages. Lors de mes déplacements, je suis attentif aux lieux que je pourrais éventuellement utiliser pour une future séance portraits. Certains endroits s’imposent comme une évidence.

 

 

Inspiration photo : Lille couleurs rétro

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Les films périmés peuvent encore servir. Les couleurs passées me conviennent pour photographier les ruelles de la vieille ville. Les scans sont plus délicats mais pas impossibles. Surtout, si vous détenez d’anciennes pellicules encore non exposées, ne les jetez pas. Utilisez-les dans l’appareil argentique de vos parents. Ici, je me suis servi d’un Olympus et d’un objectif Zuiko 50 mm un peu fatigué.

Noir et blanc extrême et photographie de rue

Quand on observe les photographies actuelles prises dans la rue, on remarque tout de suite le noir et blanc extrême. Les zones d’ombres occupent une part très importante. Les noirs sont denses et laissent parfois peu de place à la lumière. Parfois, le côté obscure laisse juste entrevoir le sujet principal de l’image. Autrefois, on s’arrangeait pour éviter les noirs bouchés. Maintenant, on n’y va pas avec le dos de la cuillère. Les modes changent. Le contraste élevé fait son effet auprès du public.

Photographie de rue contrastes élevés - ESP B&W

Je ne critique pas ce style de photos. Je suis tombé moi aussi dans le panneau. En numérique comme argentique, je pioche la lumière dans les zones claires et j’augmente légèrement le contraste en post-production ou au niveau du scan. Pour un effet maximal, il vaut mieux attendre les fortes lumières. Ce genre d’image fonctionne aussi très bien avec les photos de nuit. On arrive facilement à pousser les contrastes grâce aux lumières artificielles de la ville. Le noir et blanc extrême est très tendance aujourd’hui mais peut-être que les photographes reviendront à des noir et blanc plus nuancés à l’avenir. Qui sait ?

Vous reprendrez bien de la Kodak Color ?

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J’ai toujours dit que pour mes travaux personnels, je préférais photographier en argentique. J’ai pu le vérifier une nouvelle fois lors d’une sortie photo entre amis en Belgique. Malgré le coût du développement et le prix des films, la passion l’emporte sur la raison. Avec une carte mémoire de 16 Go, il me serait facile de rapporter 500 vues à la maison. Mais je ne ressens pas la même émotion avec les images numériques. Je préfère encore subir la frustration de ne pas pouvoir déclencher à souhait que de me retrouver devant l’écran de mon ordinateur à traiter des centaines de fichiers numériques qui ne me font ni chaud ni froid.

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Vu dans la rue : Repetto

Une photo prise place de la République à Lille l’année dernière avec le Mju II. Malheureusement, je n’ai pas pu m’approcher davantage. Les jeunes danseuses de l’opéra Garnier étaient bien protégées par des barrières et des vigiles. Ce jour-là, j’ai loupé une bonne photo. Un équipe d’hôtesses de l’air et de stewarts s’était approchée et avait eu le même geste au même moment. Tous s’étaient protégés les yeux du soleil avec la main gauche pour apprécier le spectacle. Mon appareil n’était pas prêt.

 

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Inspiration photo retrouvée dans la rue

TMAX 100 272La journée d’hier a été fructueuse en nombre de photos prises puisque j’ai réussi à remplir deux pellicules de 36. C’est en progrès. La reprise de la photo de rue s’est avérée moins fastidieuse que la dernière fois. Je pense avoir retrouvé l’inspiration ou plutôt la motivation. Par contre, je ne suis pas convaincu de l’efficacité de mon travail. Les cadrages étaient imprécis et le choix des sujets n’était pas toujours pertinents. Je ne suis sûr de rien. Ai-je fais mouche au moins une fois ? Si j’obtiens trois vues acceptables, alors je serai heureux. Après tout, ce n’est pas la quantité qui compte mais la qualité. Les négatifs seront développés la semaine prochaine. J’attends de voir le résultat. Enregistrer une image sur une carte mémoire ou exposer un film argentique est à la portée de tous. Il suffit d’appuyer sur le déclencheur. S’extraire du banal et mettre en exergue une scène qui attire l’œil et mérite un tirage papier, voire une expo, c’est une autre paire de manches. Si ma dernière production n’est pas à la hauteur, j’essaierai une autre forme d’écriture.

Photographie de rue un jour férié

Numérisation films argentiques 24 poses et 36 poses Lille Béthune Lens Arras Agfa APX 100

Scan d’un film noir et blanc Agfa

Demain, jeudi de l’Ascension, sera une belle journée pour faire de la photo. Voilà un férié qui devrait être profitable sur le plan photographique. Le plein soleil va nous offrir l’occasion de photographier dans la rue pendant de longues heures. L’idéal pour moi, c’est de commencer très tôt avant l’ouverture des magasins et bien avant que les rues ne soient bondées. La foule me désoriente. Je préfère photographier lorsque les rues sont vides. J’arrive mieux à me concentrer.

Les argentiques autofocus seront à nouveau de service. Il me reste de l’Agfa APX 100 et de la Rollei Retro 80s à exposer. Si j’arrive à remplir trois films de 36 poses, alors je serais heureux mais cela m’étonnerait beaucoup. J’ai perdu l’instinct du photographe de rue. La dernière sortie en ville ne m’a rien rapporté. J’ai récolté seulement trois vues en deux heures de marche et encore je ne suis pas satisfait de mon travail. Je devrais me rééduquer l’œil.

Peut-on encore photographier dans la rue sans se poser de questions ?

musicien et plan de ville photo de rue Bruges

 

Dans la rue, la méfiance envers les photographes est palpable, surtout dans les grandes villes. Les regards accusateurs en disent long sur l’état d’esprit des gens. Certaines personnes se montrent agressives. Ce n’était pas pareil il y a 20 ans. Aujourd’hui, les rares fois où je photographie des êtres humains dans la rue, je déclenche à la sauvette et je m’éclipse.

Photographes prêts à affronter la rue

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C’est le retour des températures clémentes et des lumières chaleureuses qui font sortir les photographes de leur tanière. Les chasseurs et les pêcheurs d’images vont encore se retrouver en nombre dans les rues des grandes villes dans le but de capter un instant fugace pour les plus aguerris ou jouer avec les ombres et la lumière pour ceux qui aiment construire des images complexes.

Photographie de rue au 35 mm

Photo de rue - Boulogne sur Mer - Apprendre la street photo

Quand on aime photographier dans la rue, le 35 mm est idéal. Cadrer l’architecture est plus facile qu’avec le 50 mm par exemple. À cette focale, les déformations sont minimes comparées au grand angle. Et de prêt, Il permet d’être plus réactif que le 50 mm qui parfois demande un peu de recul. Si je devais retenir une seule focale pour à la fois pratiquer la photo de rue, partir en voyage et même réaliser du portrait sur le vif, ce serait le 35 mm.

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Malheureusement, j’ai abandonné le vieux Canon EF 35 mm sur la baie. C’était une mauvaise idée de le revendre. Il avait pas mal de défauts mais il remplissait bien son travail quand je photographiais dans les rues de Glasgow. En photographie de rue, je peux toujours le remplacer par un zoom Canon 28-105 ou un Tamron 28-75 et rester bloqué sur la focale 35 mm mais il faut avouer que ce n’est pas pareil. Une focale fixe est plus discrète, moins encombrante et souvent plus légère qu’un trans-standard. Le nouveau Canon 35 m F2 IS semble pas mal. Sur le Canon EOS 30v, il serait parfait. Cependant, bien qu’il ait la stabilisation, je le trouve encore un peu cher pour un objectif non professionnel. Et puis, il s’agit seulement de photos de rue.

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Une pellicule basique pour photographier dans la rue – pourquoi pas ?

Histoires de photos fait souvent l’éloge des films argentiques professionnels comme la Kodak Portra. Mais est-il bien nécessaire d’investir dans une pellicule à plus de 10 euros quand on souhaite juste se faire plaisir ? C’est vrai que dans cette gamme de pellicules, les résultats sont extraordinaires. Les portraitistes argentiques par exemple sont friands des Kodak Portra ou Fuji pro 160. En termes de finesse d’image, de beauté des teintes, de richesse des nuances et de niveau de contrastes, c’est le top.

Photographie de rue en Belgique avec pellicule couleur amateur et reflex argentique Olympus OM

Pellicule Kodak ColorPlus 200

Si le but recherché n’est pas d’exposer ses photos en galerie mais tout simplement d’alimenter un Canonet, un Petri ou un Olympus OM10, une pellicule amateur suffit largement. J’utilise actuellement la Kodak ColorPlus avec mon Olympus OM-2000, une pellicule couleur à moins de 3 euros. Certes, elle ne brille pas par la fidélité de ses couleurs et son grain est visible mais elle me convient pour le tout venant et les photos souvenirs.

img074Dans la même catégorie, je citerais aussi l’AGFA Vista et la Fuji C200, des pellicules couleur d’entrée de gamme qu’il ne faut pas négliger surtout en voyage ou quand on a la gâchette facile.
img030Évidemment, ce sont des pellicules prévues pour l’extérieur, de préférence par beau temps. Leur faible sensibilité ne permet pas une utilisation en intérieur et quand il fait sombre à moins de posséder un objectif lumineux.
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Si comme moi, vous aimez prendre beaucoup de photos dans les rues des villes que vous visitez, essayez ces pellicules couleurs amateurs. Les erreurs d’exposition ne leur font pas peur et ce genre de pellicule se numérise facilement.