La photographie de rue en argentique refait surface

Les photographes français renouent avec la photo de rue en argentique.

Je suis heureux de constater que de bons photographes, auteurs ou amateurs, s’investissent dans la photographie de rue en argentique. Instagram me fournit de bons exemples et aussi parfois de l’inspiration pour mes propres travaux personnels, comme Marie-Pierre Lambelin ou François Constant. Je ne sais pas si je dois les remercier mais grâce à eux ou à cause d’eux, j’ai remis un pied dans la photo de rue.

Lille photo de rue en noir et blanc argentique

Je m’étais promis de laisser tomber cet exercice très énergivore et consommateur de pellicules. De plus, je ne me sentais plus à la hauteur et en manque d’inspiration. Malgré cela, j’ai préparé une escapade dans les rues de Calais, Dunkerque et Bergues. La balade dans les rues de Lille dimanche dernier en est aussi pour quelque chose. Mais ce sont surtout ces jeunes artistes photographes qui m’ont remis sur les rails de la street. Je dois être maso. Partir en expédition photo argentique coûte assez cher. Si je veux produire une série intéressante, vingt films de 36 poses suffiront à peine.

Pourquoi ne pas tout simplement embarquer un Olympus Pen par exemple ? L’investissement serait rapidement rentabilisé comparé à la somme dépensée en achat de pellicules et développements. Muni d’un compact numérique avec une qualité d’image honorable ou un hybride d’occasion on peut se permettre de poursuivre le travail sans compter. Car forcément avec de la pellicule, on est vite limité en nombre d’images. Non, je ne suis pas maso. La pellicule argentique me passionne toujours autant. Et pourtant, on pourrait lui reprocher bien des défauts. Je sais, en numérique les images extrêmement piquées et en haute résolution s’obtiennent facilement même pour un non connaisseur. L’usage d’un support analogique parait absurde de nos jours. Mais que voulez-vous, la raison n’a pas de place quand il s’agit de passion.

 

3 réactions sur “La photographie de rue en argentique refait surface

  1. Bonjour Fred,

    « L’usage d’un support analogique parait absurde de nos jours. Mais que voulez-vous, la raison n’a pas de place quand il s’agit de passion. »

    En deux phrases, voilà parfaitement exprimé ce qui nous réunit. Je viens de terminer un film de 36 poses et, après avoir visité les sites internet des deux photographes que vous nous faites connaître par ce billet, j’ai directement envie de photographier à nouveau.

    Luc

    • Bonjour Luc.

      Un grand merci pour votre message Luc. Je suis très heureux que ces photographes vous donnent envie de poursuivre la photographie argentique. Bonne journée.

  2. Bien sûr, Fred, qu’elle refait surface. D’ailleurs les fabricants ne s’y trompent pas : 30 % d’augmentation en juillet sur la Tri X ! Au-delà de la considération qualitative et quasi sensuelle qu’elle procure, elle marque le pas avec le numérique (digital pour les informaticiens). Elle permet le mûrissement (le temps de développement et de contact), de mijoter dans votre esprit et finalement de venir vous rappeler l’instant et les conneries à ne pas faire, mais aussi d’être critique vis-à-vis de soi-même. Une image (faut-il que je rappelle que l’anagramme d’image est magie ?), c’est toujours une surprise avec retardement. Le reste n’est que produit à consommer sans délai, comme du surgelé.

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