Inspiration photo de rue – Patrice Cotteau

street photography paris NB

Dans la série street photography (photo de rue), je m’inspire librement de grands exemples américains (je n’y peux rien, c’est comme ça. J’attends qu’il y ait des exemples en Laponie…). J’ai bien « épluché » ce qu’on trouve sur Internet comme exemples, et les plus importants viennent de New York. Ma dernière découverte s’appelle Joe Wigfall. Un loustic qu’il faut épingler à ses références. J’avais déjà Winogrand ( mais il semble assez obsessionnel ) et Matt Weber, qui s’était décidé à descendre de son taxi pour se livrer à une activité quasi coupable de photographe de rue. J’y avais ajouté André D. Wagner, qui semble attaché à faire ressortir ce qu’il ressent de la société. Il y a bien d’autres « clients » intéressants, il suffit de faire « new york street photographers » sur un moteur de recherches bien connu pour avoir accès à une pléthore de gars.

Ainsi, Joe Wigfall est plutôt pratiquant du cadrage à hauteur de hanche (hip focusing). Il se sert surtout d’un 28, comme d’autres se sont servis d’un 20 ou d’un 35. Faisant référence à une déclaration de Capa (Robert), plus connu pour ses photos de guerre, qui prétend que si la photo n’est pas bonne, c’est parce qu’on n’est pas assez près (ce qui est assez vrai), voilà l’utilisation des grand angle remis au goût du jour de façon inattendue. Bruce Gilden nous avait habitué à voir des visages écrasés au 28 mm et au flash à bout portant, ce qui relève de l’agression pure et simple sans profit pour l’art photographique (c’est ce que je pense), voilà avec quelque retard Wigfall et son humour. Va donc pour la photo « décadrée » ou pas cadrée du tout… Je rentre à l’instant de faire des photos

dans Paris (ou du moins d’essayer ou d’en trouver à faire…). J’ai donc plus ou moins (le film parlera) bouzillé un film pour saisir des portraits (surtout) de façon approximative et plutôt en mettant l’appareil sur le ventre, réglé pour une profondeur de champ entre 0.80 m et 1.20 m. Au moins, l’exposition et la netteté seront­-­elles bonnes, le cadrage j’en aurai la surprise au sortir de la cuve… Pas de raison que « ça » ne marche pas. Je n’en ferai pas une religion, mais il faut bien reconnaître que ça paraît assez facile et en plus c’est plus discret. La contre-­plongée n’est pas exagérée (niveau de l’estomac, voire plus haut) et c’est pratique pour les gens à chapeau ou à parapluie. Suite de l’expérience après le développement (ça peut être long, ça dépend de mon courage et il fait chaud).

photo de rue Paris en NB

Hip focusing (photo à hauteur de hanche), suite.

Comme prévu, je n’ai pu attendre que 24h pour développer le film d’essai de ce genre de cadrage tout en approximation. Malgré la température du révélo que j’ai dû mettre au frigo…
Toutes les photos sont dans le cadre ! Certaines sont un peu hautes, les autres un peu bas mais je n’ai scalpé personne ! Par contre elles sont toutes très centrées et manque de dynamique. Il y a qq erreurs d’expo (la chaleur peut­être ? ­ lol) mais la mise au point est bonne. Résultat, il ne reste plus qu’à resserrer encore ! 0.70 m semble être l’idéal pour les portraits horizontaux et tirer un peu à droite ou à gauche pour décentrer, dans le sens de l’action. Pour les photos en plan américain, prévoir jusqu’à 1.20 m. L’idéal est donc à f11, ce qui donne l’hyper focale entre 0.70 et un mètre (toujours au 35). L’horizon n’est pas trop bousculé et avec des immeubles autour, ça créé une perspective en forme de puits. Pour les verticales, on verra plus tard. Il n’empêche, je ne comprends toujours pas pourquoi les Américains (surtout) ne retiennent que ça dans la street photography et y accordent autant d’intérêt, de temps, d’argent et de passion.

Les photographies de rue de Patrice.

 

Une réflexion sur “Inspiration photo de rue – Patrice Cotteau

  1. Suite et pas fin
    Pourquoi je me suis mis à la photo en « hip focusing », cad mise au cadrage à la hanche ?
    Bien sûr parce que je l’ai découvert chez d’autres. Vous pensez bien que depuis le temps qu’on fait des photos, je ne suis le premier… Elle est pratiquée par les meilleurs (Meyerowitz, Weber, Wigfall, Winogrand et cie). Ensuite parce que c’est assez facile. Il y a de la chute mais déjà au 35, ça passe bien. C’est plus facile en horizontal et ça permet de dynamiser les photos en chassant sur la droite ou sur la gauche (espace vierge d’appel du regard). Ensuite et surtout, l’angle, tant qu’on ne se met pas à 4 pattes (!) est intéressant et rappelle les photos faites au 6×6 (type Rolleiflex).
    Je me contente de positionner l’appareil à hauteur du sternum (ce truc dur au milieu de la poitrine) ou de l’estomac (juste en dessous). Plus bas, sur le ventre, ça paraît trop bas. La contre-plongée est violente; Je règle la MAP (mise au point) sur 2 mètres en général. à f8, la profondeur est de 1.50 m à 3 m. C’est parfait pour des plans d’ensemble. Pour les portraits, remonter l’appareil autour du cou et choisir 1 m voire moins s’il y a foule et que vous pouvez vous approchez plus près des gens.
    Amusez-vous bien.
    P.

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