Inspiration photo à la plage : la Côte d’Opale

NB mer du Nord canson baryta 2

 

Ce n’est pas encore le temps de prendre un bain de soleil sur la Côte d’Opale mais les plages désertes sont favorables à l’inspiration du photographe. Ce jour-là, le vent était fort. Malheureusement, les nuages n’étaient pas assez menaçants. J’aurais aimé une ambiance dramatique au-dessus de la mer. Il faudra y retourner avant l’assaut des plagistes.

Essais noir et blanc à la Business School

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Quand je teste un nouvel APN, je ne peux pas m’empêcher de vérifier le rendu monochrome avec l’espoir de retrouver l’aspect d’un noir et blanc argentique. Les résultats ne sont pas toujours probants. Les nombreuses tentatives m’amènent à la conclusion qu’il faut simplement accepter le noir et blanc numérique tel qu’il est et ne pas chercher à reproduire le style d’une pellicule. L’argentique a ses propres particularités. Le numérique en a d’autres, c’est tout.

Quel intérêt de photographier à F/16 ?

Lorsqu’un photographe découvre un effet qui lui plaît, il a tendance à le reproduire à chaque image.

Oui, c’est vrai, pourquoi vouloir photographier à F/16 quand on a un 50 mm ou un 85 mm qui casse la baraque ? C’est classique. Le photographe s’est offert un 50 mm F/1,8 pour générer au beau flou d’arrière-plan que les autres photographes ne peuvent pas réaliser avec un zoom standard. Il ne va pas s’en priver. L’effet est tellement visible ( surtout en 24×36 ) que le photographe l’applique à toutes les sauces au point d’en abuser.

L’effet de style est-il plus important que le sujet ?

Kodak Tri-X - 212

Un ami m’expliquait qu’il déteste photographier au-delà de F/8. Ses objectifs sont systématiquement utilisés à pleine ouverture ( dans la mesure du possible ). Tout ce qui compte pour lui, c’est le style qu’apporte la faible profondeur de champ : un sujet net sur un arrière-plan flou. Quand il photographie dans la rue, les grandes ouvertures l’obligent à travailler à des vitesses élevées en plein jour. Si la lumière est forte, il cherche les coins sombres des ruelles et entre à l’intérieur des bâtiments publiques. Tout ce qu’il cadre est photographié à F/1,8 ou F/1,4. Du coup, il ne voit pas l’intérêt de photographier à F/16 par exemple.

Lumière abondante – diaphragme fermé à F/16 pour maximiser la zone de netteté.

Contrairement à mon ami, je ne m’impose pas une technique photographique. Pour moi, le sujet prime sur l’effet de style. Le type de sujet et la lumière conditionnent la manière dont la photo est prise. Je photographie volontiers de F/1,4 à F/16 selon les besoins. En plein soleil par exemple, j’aime assez travailler à F/16. Le rendu des nuances est plus intéressant. Mais je peux aussi décider d’ouvrir à F/2,8 pour isoler mon sujet. Il n’y a pas de règle.

Je trouve dommage de réduire la photographie à une technique de prise de vue. La technique devrait servir le sujet et pas l’inverse. Mais comme le seul but recherché est de répéter un effet de style marqué, je comprends que le sujet n’a pas beaucoup d’importance.

 

Inspiration photo loin de la ville : calme plat

Pêcheurs dans un coin tranquille

Pellicule Kodak tri-X 400

 

Quand on baigne au quotidien dans le tumulte de la ville, cela fait du bien de s’extirper du chaos. Arrivé à saturation, je recharge mes batteries dans les espaces naturels. Je pars alors à la recherche d’endroits vierges de toute pollution visuelle. J’emporte avec moi un 24×36 argentique et quelques pellicules noir et blanc et je suis heureux. J’apprécie les plans d’eau. Ils sont reposants pour les yeux. Par contre, j’ai toujours un peu de difficultés à me remettre en mode photographe dans un cadre naturel au calme plat. C’est un peu plus compliqué pour un photographe citadin de trouver l’inspiration loin de la ville mais pas impossible. Il faut apprendre à gérer les étendues vides. La contemplation au bord de l’eau fait du bien à l’esprit mais ne m’apporte pas toujours l’inspiration.

Apprendre le portrait avec un Canon 700D, 70D ou 7D

Apprendre le portrait avec un Canon 700D, 70D ou 7D Lille Calais Béthune Douai Lens Arras

L’apprentissage de la photo passe avant l’équipement

Si vos portraits ne vous semblent pas réussis alors que votre reflex Canon est relativement récent, ce n’est pas une question de performance matérielle. Je pense notamment aux possesseurs d’EOS 700D, 760D ou 70D qui m’ont récemment contacté et qui se posent des questions sur la fiabilité de leur reflex. Beaucoup veulent savoir vers quel matériel ils doivent évoluer pour améliorer leurs photos de portraits. Un équipement plus élaboré et donc plus cher peut dans certains cas résoudre certaines difficultés mais ne vous servira à rien si vous n’apprenez pas à l’utiliser correctement. Je fais abstraction des facteurs clés qui feront de votre portrait une belle image, comme la qualité de la lumière, le sujet, le cadre, la composition etc… Je mets de côté l’aspect créatif et artistique de l’image. Certains grands photographes se fichent de la technique. Mais il y a un minimum de connaissances techniques à acquérir en photographie avant de se lancer dans la photo de portrait même s’il ne faut pas être un technicien pour réaliser une bonne photo. Les bases de la photographie sont faciles à comprendre et elles restent valables que vous photographiez avec un Canon 760D ou un 80D ou un 7D.

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Inspiration photo : là où le noir domine

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EOS 3 et Kodak TMAX 100 - 414
Ilford FP4 - 065

TMAX 100 247

Inspiration photo : métal urbain

photographies du Nord 146 tirage mat

Lille – Quais de la gare en noir et blanc argentique Rollei Retro 80s

 

Dans cette cacophonie visuelle, il y a de quoi perdre ses repères. Je n’aime pas ce côté brouillon de la ville mais au moins, ce fatras de structures en métal me donne une raison de déclencher. Mon intention n’est pas de dénoncer. Je ne fais qu’observer les choses. Les lignes et les successions de tôles métalliques représentent une bonne opportunité pour le noir et blanc graphique.

Tirage noir et blanc sur papier Canson Baryta 20 x 30 cm = 35 €

Portraits sur le vif – Kodak Portra en coulisse

La photographie argentique services dans le Nord Pas de calais

La Kodak Portra est dédiée à la photo de portrait

Beaucoup de portraitistes considèrent la Kodak Portra comme la pellicule idéale : richesse des couleurs, grain particulièrement discret, contrastes… Elle répond parfaitement aux exigences des professionnels et elle est souvent utilisée lors de grands événements ou dans le cadre d’une commande par exemple. Pourtant, rien n’interdit le photographe d’exposer la Portra devant un beau paysage, un objet d’art ou un monument historique. Il est écrit nul part que ce film n’est pas recommandé pour la photo souvenir ou le snapshot de rue. La Portra se caractérise avant tout par ses qualités exceptionnelles de reproduction des tons chairs et son extrême finesse. Je suis d’accord, son rendu est très spécifique mais elle convient tout aussi bien à la photo urbaine ou la photo de voyage.

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Tony Ray Jones

Au fil de mes quêtes sur Internet et des rappels de ma mémoire, il me revient le nom de Tony Ray Jones, photographe anglais qu’on a aussi appelé le Cartier-Bresson britannique. Cela remonte aux années 70 et plus précisément à ce début de décennie puisque Ray Jones est mort en 1972.
Il lui aura fallu dix ans pour s’imposer comme le « documenteur » de la vie en Angleterre. Sa palette d’activité photographique est large car il s’est immiscé dans toutes les couches de la société. C’est un réflexe français que de distinguer les gens qui nous sont différents. Il faut dire que Ray Jones est très anglais dans son expression photographique.
C’était aussi une époque prolifique en travaux photographiques à thème (pour ma part, je retiendrai en particulier Anders Petersen et son fameux Bistrot d’Hambourg devenu quasiment mythique).
Je conseille donc à celles et ceux que la street photographie et plus, la sociale photographie, intéresse de se pencher sur le cas Tony Ray Jones.
Je joins le vade-mecum qu’il s’était établi et qui lui servait de ligne de conduite et de travail.

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Patrice Cotteau

Photographes prêts à affronter la rue

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C’est le retour des températures clémentes et des lumières chaleureuses qui font sortir les photographes de leur tanière. Les chasseurs et les pêcheurs d’images vont encore se retrouver en nombre dans les rues des grandes villes dans le but de capter un instant fugace pour les plus aguerris ou jouer avec les ombres et la lumière pour ceux qui aiment construire des images complexes.