Fuji pour les passionnés de photo

FUJI ARDECHE

2003 – Pellicule Fuji Superia 200 numérisée

Vous vous rappelez de vos premières photos de vacances ?

Dans les années 90, j’achetais énormément de pellicules Fuji couleur Superia. C’était l’une des références les plus vendues à l’époque avec la Kodak Gold. Pour les vacances, je prévoyais toujours autant de pellicules peu sensibles, comme les 100 ISO, que de pellicules à 200 et 400 ISO. Je voulais être sûr de pouvoir photographier à n’importe quelle heure de la journée et quelles que soient les conditions de lumière. Et de temps en temps, je complétais mon stock de films avec des Fuji X-TRA 800 pour les sorties nocturnes. C’est rigolo parce qu’à cette époque, la notion des ISO ( ou ASA ) était bien comprise par les photographes amateurs. Sur les emballages des films, grâce à un simple symbole, on savait s’il s’agissait d’une pellicule par temps ensoleillé ( 100 ou 200 ISO ) ou une pellicule par temps couvert ( 400 ISO ). Aujourd’hui, lors des cours photo, on me regarde avec des grands yeux quand j’aborde la question de la sensibilité.

Comme moi, vous avez certainement conservé des tirages brillants ou mats format 10×15 cm dans des albums photo à spirale. Malheureusement, certaines photos papier vieillissent mal. Alors que les tirages argentiques des labos pros tiennent admirablement leurs couleurs des dizaines d’années après, celles réalisées dans les minilabs des grandes surfaces ont perdu leurs couleurs d’origine. Quand je partais en voyage, systématiquement, je faisais tirer les films sur place. La facture était à chaque fois plutôt salée mais il fallait que je puisse voir le résultat rapidement. De ce fait, je me retrouve avec une quantité de photos papier impressionnante dont la majeure partie ne vaut pas une cacahuète. J’ai fais un inventaire des photos qui auraient besoin d’un rajeunissement drastique. Heureusement, très peu de photographies couleur se sont dégradées avec le temps et les plus abîmées ne font pas parti des souvenirs les plus précieux. Mais quand même, cela me désole de voir ces images dépérir.

J’ai entrepris de numériser tous les films argentiques produits entre 1993 à 2005 en essayant de retrouver les couleurs d’origine obtenues sur les tirages. Je n’ai pas retrouvé tous les films avant cette période. Je remarque dans ces images souvenirs très basiques la simplicité dans le cadrage et la composition. Je ne cherchais pas le côté artistique. Je ne calculais rien à l’époque.Les couleurs aussi ont quelque chose de différent par rapport aux images argentiques que je réalise aujourd’hui. Les teintes étaient parfois éloignées de la réalité et parfois cela me dérangeait. Aujourd’hui, cette infidélité des couleurs me plaît beaucoup et tant pis si les couleurs des vêtements ou des cheveux ne respirent pas la vérité tant que cela reste raisonnable. Evidemment, je ne dirais pas la même chose quant aux prises de vues numériques.

De nos jours, la colorimétrie doit être rigoureusement maîtrisée selon les experts des clubs photo. Les logiciels de calibration de la couleur et la balance des blancs n’ont pas été créés pour les chiens ! En argentique, la pellicule couleur possède sa propre balance des blancs. Mais à l’étape numérisation, les erreurs de colorimétrie sont fréquentes. La pipette du gris neutre est là pour y remédier, tout comme l’option de suppression des dominantes de couleurs. Mais en fait, on ne fait qu’interpréter le négatif. Il est difficile de restituer la véritable colorimétrie du sujet lors de la prise de vue avec un négatif couleur à l’instar d’une diapositive. Je me suis donc interdit de corriger trop sévèrement les dominantes de couleurs et j’ai même parfois volontairement décalé les tonalités pour me rapprocher de ce que j’avais sur papier autrefois. Résultat, j’obtiens des scans qui ressemblent quasiment aux tirages des labos Fuji Frontier. Ce retour dans le passé m’a rendu nostalgique et me donne envie de griller de la Fuji Superia à nouveau. L’entreprise FujiFilm a malheureusement annoncé une hausse importante du prix de ses produits sans exception. Peu importe, le plaisir de faire des images avec du film standard est bien présent.

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