Photographie expérimentale

Vous l’aurez remarqué, les photographies que je réalise sont pour la plupart prises en extérieur, rarement en studio, encore moins à la maison. J’aime avoir de l’espace et je préfère la lumière naturelle aux flashs. Ce qui ne m’empêche pas de prendre de temps en temps des objets du quotidien quand je suis chez moi parce que j’ai le sentiment d’avoir décelé le potentiel d’une image en noir et blanc. Mais même dans ce cas, je fais au plus simple et je m’arrange pour bénéficier de la lumière naturelle provenant de la fenêtre.

Par contre, je trouve que mettre en scène un objet et arranger un décor attrayant est très difficile. La photographie culinaire par exemple, c’est un art qui n’est pas donné à tout le monde. Il faut savoir étudier la qualité de la lumière, organiser l’espace, associer les couleurs, etc … Cela demande beaucoup de travail de préparation. Certains food-bloggers sont vraiment doués. Allez faire un tour sur Local Milk Blog par exemple, vous verrez de belles présentations. J’aurais vraiment aimé apprendre ce type de travail. Malheureusement, je suis plutôt un photographe instinctif qui réagit en fonction de son environnement, pas un metteur en scène.

photographies du Nord 161 tirage mat

Au-delà de la photo culinaire, des photographes arrivent à détourner des accessoires de cuisine de leur usage de façon magistrale dans le but de créer des effets spéciaux avec des jeux de lumière élaborés. Personnellement, ce n’est pas ma tasse de thé. Il faut de la patience et de l’ingéniosité pour transformer une passoire en une photographie d’art, des qualités que je ne possède pas. Je n’ai pas non plus la patience de passer des heures, enfermé dans la salle de bain, à bricoler un éclairage de fortune et m’extasier devant un système de goutte à goutte provoquant des projections de liquides colorisés. Non, tout cela m’ennuie et je n’ai pas envie de perdre mon temps à confectionner un mini labo expérimental.

Il m’arrive de tester un flash cobra ou un vieil argentique chez moi afin de vérifier son bon fonctionnement. Mes essais se cantonnent à un vieux livre, une tasse à café ébréchée ou tout simplement un œuf et la mise en œuvre est basique. L’expérimentation à domicile s’arrête là. J’expérimente surtout la lumière naturelle sur les visages ou dans la rue. D’ailleurs, je suis tout le temps en train d’exercer mon œil dans des situations variées. Apprécier la quantité mais aussi la qualité de la lumière est devenue une obsession au fil du temps et je continue d’expérimenter différentes lumières même lors de séances portraits.