Le bâton de pèlerin du photographe de rue

Photographe de rue, c’est sans cesse remettre son ouvrage sur le métier, arpenter les rues pendant des heures sans jamais avoir la certitude de détenir la bonne photo ( surtout en argentique ). J’ai abandonné la photo de rue parce qu’elle est difficile et gourmande en négatifs. Malgré cela, j’ai renoué avec cette discipline le temps de griller deux négatifs Rollei afin de poursuivre mes essais avec cette pellicule. Trouver un sujet qui accroche le regard n’est pas toujours évident sur le terrain. Même en ayant conscience qu’il n’y avait là aucun enjeu, je me rends compte qu’il est toujours aussi difficile de photographier dans la rue.

Photographie de rue classique en noir et blanc argentique

Pellicule Rollei Retro 80s

7 réflexions sur “Le bâton de pèlerin du photographe de rue

  1. C’est vrai, la photographie de rue est difficile, mais c’est ce qui fait son charme. A part la maîtrise de son matériel, rien n’est aquis, jamais.

  2. La réflexion m’est venue souvent à la lecture de ce blog et ce dernier article est sans doute l’opportunité d’en faire état : si je pratique presque exclusivement la photo de rue aujourd’hui, c’est assurément parce que je suis passé (tardivement) au digital. Ce n’est pas tant que ma pratique ait évolué avec le digital : je n’utilise mon 60d qu’en mode manuel, ne me soucie d’aucun gadget, d’aucun automatisme et continue à économiser mes déclenchements comme au temps de la pellicule. Cependant, certaines techniques de prise de vue – la prise « from the hip » par exemple – m’étaient totalement étrangères et m’auraient même semblé incongrues avec mon vieux Canon AE1. Que la photo de rue soit « gourmande en pellicule » est sans doute le début d’une explication. Je pense qu’il faut chercher aussi du côté du développement : les rares essais de prises sur le vif que j’avais réalisés en argentique ne m’ont jamais convaincu sur mon agrandisseur, alors que je les ai redécouverts et finalement exploités sur mon écran.

  3. Fred, tu me permettra ce deuxième passage où je la ramène avec quelques mois d’expérience en plus. Perso il y a deux écoles. Celle où le photographe prends presque tout ce qu’il trouve dans la rue sans chercher le « nice shoot »; un peu à la Winogrand, mais en moins bien 😉 Puis il y a l’école contraire à la première qui peut donner plus de frustrations mais qui s’approche (beaucoup plus) de l’Art. C’est un choix à faire des le départ et s’y tenir sous peine d’être malheureux. On peut tout à fait passer de l’un à l’autre mais il faut le prendre comme « exercice » et pas comme « son style photographique ».

    • Je te remercie pour cette clarification des genres. Depuis 15 ans que je photographie dans la rue, je me pose toujours la même question : « Est-ce que cela en vaut la peine ? ». Je navigue depuis toujours entre l’anecdote et l’esthétique et je persiste à dire que cette discipline est vraiment difficile. Un jour peut-être, je trouverai ma voie.

  4. Salut! Je tombe sur cet article en me documentant pour écrire le mien à propos des difficultés « psychologiques » de la photo de rue et les « remèdes » possibles. Il est vrai que le numérique est un réel avantage du point de vue de la consommation de rouleaux… quoiqu’il en soit je partage assez largement votre point de vue! Je vous laisse un lien vers mon blog tout de même. http://www.baptistesibé.com/

    Cordialement, Baptiste.

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