Mes thèmes photo en noir et blanc

TMAX 100 318

Les deux séances photo programmées ce weekend sont annulées à cause d’une météo pluvieuse. J’ai bien envie d’en profiter pour griller quelques vieilles Ilford FP4 que l’on m’a gentiment offert. J’ai encore une multitude de thèmes photo à traiter et je n’ai pas l’impression d’avancer d’un pouce. Entre la campagne flamande, les intérieurs d’églises, les paysages urbains en Belgique et les sites historiques, j’ai le choix. Lire la suite

Apprendre la photo dans la rue

La « photographie de rue » réunit en un seul exercice tous les aspects de la photo et en cela c’est une très bonne école. Quand on souhaite saisir des instants de vie par exemple, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dans la réussite d’une photo . Il faut apprendre à détecter le sens et la qualité de la lumière, savoir choisir un bon point de vue et mettre en valeur le sujet. Et en plus il faut parfois apprendre à cadrer vite et bien. Ensuite, l’idéal est de pouvoir prendre le temps d’analyser ses images chez soi au calme et noter ses erreurs en vue de les corriger la fois suivante. Lire la suite

Spectacle de rue avec la Kodak Portra

Artistes de rue

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D’habitude, je photographie les spectacles de rue en noir et blanc. Cette fois, j’ai utilisé de la pellicule couleur. Pour cette parade de tambours suisses, j’avais de la Kodak Portra 160 dans le Canon EOS 3, une pellicule dont le grain est très fin. C’est l’idéal quand on veut de forts agrandissements. La Kodak Portra est sans nul doute ma pellicule préférée en portrait. C’est avec ce négatif que je photographie les enfants entre autre, surtout quand la lumière est belle en été. Les couleurs chaudes et la teinte de la peau sont bien restituées. Lire la suite

Photo de paysage au grand angle

Les célèbres photographes du National Geographic m’ont appris à aimer la photo de paysage au grand angle. Dans leurs images mythiques, les grands espaces sublimés par une lumière magnifique sont riches en détails du tout premier plan à l’horizon grâce à une profondeur de champ maximisée. J’ai vite compris le potentiel de ces objectifs qui offrent une vue élargie de la scène. Par contre, avec un grand angle, les éléments paraissent plus éloignés comparés à une focale standard. Pour mieux apprécier les éléments du premier plan, il faut donc s’approcher.

J’ai bien mémorisé ce principe et depuis je m’arrange pour photographier mon sujet principal au plus près, comme ici avec les pieux de bois plantés dans le sable. Le diaphragme est fermé à F/16 quand c’est possible. En argentique, quand je photographie les paysages ou la plage, la mesure est de préférence réalisée avec un posemètre à main afin d’obtenir une exposition optimale pour le négatif. Du coup, je ne suis pas tributaire des ciels éblouissants qui trompent la mesure du boîtier. Les photos sont prises à main levée et donc sans trépied, alors je m’assure que la vitesse ne descende pas en dessous du 1/125 ème surtout s’il y a du vent. Si nécessaire, j’ouvre le diaphragme d’un cran ou deux quand la lumière est faible.

Plage du Nord

Bernard Plossu avait définitivement abandonné le grand angle pour revenir au 50 mm. J’ai envie de faire l’inverse. Le 50 mm a pris tellement d’importance ces derniers temps que j’avais oublié les avantages du grand angle en photo de paysage.

Les objectifs grand angle que j’apprécie sur mes boîtiers 24 x 36 sont les 17-40 F/4 L, 24 et 28 mm fixes. C’est une question d’habitude. Les ultra grand angles déforment un peu trop à mon goût. Ces objectifs sont polyvalents et servent également en photographie de rue par exemple. Les modèles coûteux ouvrant à F/1.8 ne sont pas obligatoires pour ce genre de travaux. Un bon objectif ouvrant à F/2.8 sera utilisé le plus souvent à son ouverture optimale au alentours de F/8 F/11. Il est quasiment impossible de faire la différence avec un modèle de la gamme pro dans ces valeurs.

Contrairement à ce que certains pensent, je ne trouve pas les filtres colorés utilisés en noir et blanc argentique pour densifier le ciel et augmenter les contrastes nécessaires même en photo de paysage. Le seul filtre que j’emploie volontiers sont les filtres UV qui protègent la lentille frontale de l’objectif. Le sel marin disséminé par les vents abîment sérieusement les surfaces fragiles de l’objectif. Si les contrastes ont besoin d’être améliorés, cela se passe au niveau du scan et du post-traitement Photoshop.

Collection d’images argentiques noir et blanc

TMAX 100  voiture américaine

Que fait-on de toutes ces photographies inclassables ?

Les négatifs noir et blanc s’amoncellent. Même si on photographie moins souvent, les images sans histoires s’accumulent et prennent de la place dans les boîtes d’archives. On pourrait éliminer celles qui n’ont pas d’importance, celles qui ne représentent rien émotionnellement et qui ne se rattachent à aucun souvenir en particulier. En numérique, ce n’est pas compliqué, un petit clic suffit pour faire disparaître à jamais tout ce qui encombre la mémoire. Mais en argentique, c’est un peu plus délicat. On ne va pas découper les bandes de négatifs en morceaux histoire de ne conserver que le meilleur. Lire la suite