Intérieur d’une cathédrale – photographie noir et blanc argentique

Photographie en noir et blanc traditionnel - Pellicule Ilford HP5 - Numérisation du négatif noir et blanc - photographie classique intérieur d'une église - photographie de lieux cultes dans le Nord de la France  et Belgique - Conseils photo noir et blanc - prises de vues noir et blanc à Lille - Gand - Ypres - Bruges

Hier, j’ai attendu les nuages noirs en vain. J’espérais photographier en noir et blanc un ciel dramatique et menaçant. L’orage s’est abattu sur le nord de la France comme prévu mais aucune forme impressionnante n’est apparue dans le ciel. La couverture nuageuse est restée uniformément grise sans relief. Je me suis contenté d’attendre qu’il se passe quelque chose dans la rue. La pluie est tombée timidement, la chaleur n’a pas disparue pour autant. Je me suis réfugié dans l’église à la recherche d’un peu de fraîcheur. L’endroit était vide. Pas un seul fidèle n’est venu m’offrir une silhouette à photographier dans cet intérieur sombre et paisible. Ce sera pour une autre fois.

Sale temps génial pour le photographe

Rollei Retro - Photographie noir et blanc argentique - noir et blanc traditionnel Quesnoy sur Deûle.

L’orage menace

Je ne supporte pas les fortes chaleurs. Je reste calfeutré dans ma chambre claire devant mes écrans d’ordinateur. Météo France a lancé une alerte aux orages et à la grêle dans le courant de l’après-midi. Je scanne des photos de famille des années soixante en attendant que l’orage arrive. Quand les premières formations de cumulonimbus apparaîtront au dessus de la région lilloise, je me précipiterai dehors avec un compact argentique et j’essaierai de capturer en noir et blanc les plus belles masses nuageuses. Je me tiens prêt.

Samedi 27 juillet : apprenez à photographier des instants de vie

Photographe argentique à Lille

J’organise une rencontre photographique ce samedi 27 juillet à Lille.

Le thème concerne la photo de rue ou instants de vie. La séance dure environ deux heures et se déroule dans les rues du Vieux Lille. Je vous donnerai quelques astuces qui vous permettront de gagner en rapidité. Vous serez guidés notamment dans le choix des réglages de votre reflex. Vous devez donc posséder un reflex numérique ou argentique. Vous avez bien sûr un minimum de connaissances en photographie mais vous n’avez pas besoin d’être un expert pour suivre ce cours. N’ayez pas peur de ne pas être au niveau des autres. La séance se déroule de manière décontractée et sans compétition aucune entre les participants.

Cette fois-ci, je limite le nombre de participants à cinq personnes. Lors de la dernière rencontre, nous étions trop nombreux pour que tout le monde puisse vraiment profiter.

Pour participer à cette rencontre photographique, samedi 27 juillet 2013 à Lille, contactez-moi.

Les tambours – Scène de rue du Nord en noir et blanc argentique

Photographie du Nord de la France - Rollei Retro 100 - Canon EOS 3 - Canon EF 17-49 F4 L USM

Pellicule Rollei Retro 100

Mariage en Allemagne – Portrait couleur argentique

photographe mariage hauts de france tous budgets

J’avais embarqué le Canon EOS 3, un objectif 50 mm et le 17-40 F4 pour le mariage de nos amis en Allemagne. Je n’avais pas prévu beaucoup de pellicules pensant qu’il y aurait plusieurs photographes présents de la cérémonie au banquet. Je ne voulais pas gêner le photographe officiel. Il m’est arrivé une seule fois que ma présence dérange le photographe commandité. Je n’entravais pas la moindre du monde son travail. Je prenais garde de ne pas être dans sa ligne de mire. D’ailleurs, j’attendais systématiquement qu’il ne soit plus occupé par les prises de vues pour réaliser quelques portraits furtifs. Ici, avec mes amis allemands et ne parlant pas la langue de Goethe couramment, j’ai préféré me faire très discret. J’avais tort. Les jeunes mariés étaient demandeurs, très disponibles et toujours souriants. Aucun photographe professionnel n’était présent. Seuls quelques amis s’étaient chargés de prendre juste quelques photos après l’église. Au final, très peu d’images sont ressorties de cette journée pourtant détendue. Si j’avais su, je me serais permis de couvrir un peu plus cette journée très spéciale pour moi.

Pellicule Fuji Pro 160s

Lecteurs passionnés – Vieille Bourse de Lille – Photographie noir et blanc argentique

APX 100  - photographe - photographies  noir et blanc traditionnel

Hiver 2012 – Numérisation du négatif

La lumière est parfois très intéressante à l’intérieur de ce bâtiment historique situé au cœur du Vieux Lille. Un puits de lumière créé des ombres marquées sur les chineurs et les passionnés de vieux bouquins, livres rares, BD, cartes postales, vieux journaux et monnaies anciennes. Si on prend le temps de rester un peu et d’observer, on peut obtenir des clichés sympas, surtout en noir et blanc et avec une bonne pellicule argentique. Ici, j’avais encore mon Olympus OM et un Zuiko 50 mm. Pour conserver cette ambiance ombre et lumière, je me suis basé sur la règle du F16 et converti le couple vitesse / ouverture sur F5,6. Mais si on ne comprends rien à cette méthode d’exposition, il reste la mesure de la lumière sur la paume de la main.

Dans les Flandres – Photographie noir et blanc argentique

Objectif Canon 17-40 F4 L USM

Kodak Tri-X 400

J’écoutais Raymond Depardon l’autre jour à la radio. Il disait qu’il aimait la photographie primaire, les photos simples en quelques sortes et que beaucoup de photographes cherchent trop la complication. Certains pensent que plus la photo est compliquée, plus elle sera bonne. Je n’en suis pas si sûr, surtout si c’est uniquement dans le but de montrer la technicité. Mais à force de compliquer les choses, on finit par oublier le sujet. Parfois, il faut savoir se faire oublier.

Festival des arts de la rue à Vieux Condé – Photographie noir et blanc

Photographie noir et blanc - Vieux Condé

Boîtier Canon EOS 3 et 50 mm F/14

Travaux sur les berges du canal – Photographie noir et blanc

Pellicule noir et blanc Agfa APX 100 -

Wambrechies – Canal de la Deûle

Photographier une exposition pour améliorer sa technique

KODAK TMAX 100 - Cours photo expo - Lille Béthune Lens Arras - cours individuels - noir et blanc sans flash

Si vous êtes en panne d’idée en termes de sujets, pourquoi ne pas expérimenter la photographie dans des domaines que vous maîtrisez un peu moins. Par exemple, vous pourriez prétexter la visite d’une exposition pour vous entraîner au contrôle de la profondeur de champ ou la gestion des lumières difficiles. Dans les musées et les lieux d’exposition où l’éclairage artificiel est parfois délicat et le flash prohibé, c’est l’occasion de travailler la technique pure. Si les photos ne sont pas interdites, ce qui devient de plus en plus rare, vous pouvez alors prendre votre temps pour tester différentes vitesses d’obturation et ouvertures de diaphragme et multiplier les essais.

Ce genre d’exercice vous donnera par la suite des repères qui vous permettront d’opérer rapidement lorsque vous serez confrontés aux mêmes contraintes. Quand vous serez face à un sujet qui vous intéresse vraiment, le choix des réglages deviendra un automatisme. Savoir exactement comment procéder et ce quelque soit la situation est le véritable atout du photographe, surtout s’il n’a pas droit à plusieurs essais. Réussir une photo techniquement pas évidente à réaliser en une prise seulement, vous pouvez me croire, c’est très gratifiant. De plus, une fois libérés des considérations purement techniques, vous pourrez laisser place à votre créativité. Alors, prenez le temps de vous exercer dès que vous en avez l’occasion, un jour ou l’autre vous en tirerez les bénéfices.

Comment photographier dans un intérieur sombre ?

Lille – Le Tri Postal – Photographie noir et blanc argentique

Lille en noir et blanc par un photographe qui par tradition et passion pour l'argentique photographie toujours avec ses anciens appareils photo argentiques dans les rues de Lille 6 Vous pouvez le retrouver lors des rencontres photographiques organisées une fois par mois pour apprendre la photo de rue, la photo de nuit, apprendre à gérer la lumière et comprendre le fonctionnement de votre reflex numérique Nikon ou Canon. Tri-X 400 - Photographie noir et blanc argentique - Le Tri Postal

Pellicule Kodak Tri-X 400

Je voulais photographier le Tri Postal de Lille un samedi matin mais il était trop tôt. La lumière était plaisante, surtout pour une pellicule noir et blanc comme la Kodak Tri-X 400. Malheureusement, l’endroit était désert. Si on ne connait pas le Tri Postal, on pourrait croire qu’il s’agit d’une usine désaffectée. Or il n’en n’est rien.  Lire la suite

Cours photo à Lille – Prendre son temps

APX 100 - photographie argentique noir et blanc Lille - 59

Olympus 24 x 36 argentique et pellicule Agfa APX 100

J’observais ce photographe devant la façade de la cathédrale de Notre Dame de la Treille à Lille. Il semblait prendre son temps pour cadrer et régler son appareil photo. Je ne lui ai pas parlé mais j’avais l’impression que les réglages de son reflex numérique lui posaient problème vu le nombre d’essais et le temps passé dans la même position. C’est vrai que le sujet ici n’est pas évident à photographier en numérique. La forte lumière et la porte métallique noire ne rendaient pas l’exposition facile.

Les capteurs sont plutôt récalcitrants dans ce genre de situation. L’autofocus patine dans le vide. La mise au point est même parfois infaisable. L’exposition est à côté de la plaque. Bref, on sent bien les limites des appareils modernes. Il ne m’a pas fallu 8 secondes pour faire cette photo avec mon 24 x 36 argentique. L’appareil était déjà réglé sur une vitesse et une ouverture avant même de choisir un cadre. La luminosité étant suffisamment forte, je savais quelle combinaison vitesse/ouverture je pouvais utiliser. Quant à la mise au point, je n’ai pas eu besoin de m’en préoccuper puisque la zone de netteté est calée en hyperfocale.

La technologie est censée répondre à toutes les situations mais elle n’est toujours pas capable de remplacer le cerveau humain. Avec un minimum de connaissances de la lumière et de techniques de prise de vue, le photographe arrive à compenser les limites de l’appareil photo. Il faut savoir être patient, réfléchir face à une situation donnée et décider d’être le pilote aux commandes de son appareil et pas l’inverse. Ceux qui se reposent sur la technologie sans essayer de comprendre ce qui se passe, n’iront pas loin. Le jeune photographe devant l’église avait raison de s’obstiner. Je suis sûr qu’à force il aura réussi à obtenir l’image qu’il souhaitait.

Cours photo individuels Nord Pas-de-Calais

Photographier la ville en couleur comme autrefois

Glasgow en ouleur - Photo de 2001

L’université de Glasgow – Pellicule Fuji Superia

En classant les photos prises en Écosse entre 2001 et 2003, j’ai eu envie de revenir à la photo couleur comme autrefois. En ce début d’été, le soleil ravive les couleurs. Je me laisserais bien tenter par une sortie photo en milieu urbain avec du négatif couleur. À Glasgow, j’avais pris l’habitude de photographier la ville en couleur comme un paysage. J’aimerais refaire la même chose ici. Cela tombe bien, j’ai conservé trois films Kodak Color en 200 ISO au frais. Par contre, dans l’EOS 3, il reste une pellicule noir et blanc non terminée. L’envie de repartir dans une série de paysages urbains en couleur est trop forte. Pas de souci, je la remplace par une couleur et je la reprendrai là où je l’ai stoppée. Je rembobine la pellicule en n’oubliant pas de noter sur la boîte combien de prises de vues il me reste à faire. Le reflex rembobine automatiquement le film en laissant l’amorce sortie, cela permet de terminer le négatif noir et blanc plus tard. Il faut juste se rappeler qu’il ne s’agit pas d’un film vierge au risque de sur-imprimer la pellicule. Comme je suis un éternel étourdi, ce ne serait pas la première fois que j’expose deux fois la même pellicule par mégarde. Seul regret, j’aurais préféré de la Kodak Portra mais on fera avec ce que l’on a.

Bus dans Glasgow

Rolls Royce ?

Havelock street - Glasgow

Le photographe n’est pas toujours bien inspiré

TMAX 010

Par moment, je me demande pourquoi j’ai pris telle ou telle photo. Je ne suis pas toujours bien inspiré, loin de là. Il m’arrive de prendre une photo juste pour le plaisir d’appuyer sur le déclencheur. C’est d’autant plus vrai lorsque je pars sans idée pré-établie et que j’arpente les rues pendant des heures sans prendre une seule photo. Quand il ne se passe rien, au bout d’un certain temps, je me laisse aller à la première opportunité qui se présente devant moi. Je déclenche histoire de ne pas rentrer bredouille. C’est rarement une bonne idée. En général, je ne grille pas plus de deux ou trois vues mais après plusieurs années de pratique, les photos quelconques s’accumulent. Je me retrouve avec tout un tas d’images qui ne serviront jamais à rien, à part illustrer un billet sans inspiration.

Désolé pour le dérangement. Bonnes vacances à tous. 🙂

Apprendre la photo sur son lieu de vacances

Les vacances m’ont permis d’en apprendre beaucoup sur la photo

Dans les années 80 / 90, je ne partais pas en vacances sans un lot de pellicules couleur. Le matériel était basique mais les films Kodak et Fuji remplissaient le sac photo à tel point que j’avais beaucoup de peine à le fermer.Tout était prétexte à la photo : les promenades à pied ou en bateau, les visites de châteaux, les pique-niques en forêt, les randonnées en montagne et les excursions à la plage. J’emmenais le Pentax 24×36 partout où j’allais, même au restaurant. Je testais différentes techniques de prises de vue et j’essayais de travailler tant bien que mal les cadrages. Depuis, j’incite toujours mes amis passionnés de photographie à profiter de ces moments privilégiés pour s’exercer.

apprendre-la-photo-en-vacances-cours

Pellicule Kodak Gold 100

Philippe m’a contacté pour avoir quelques conseils pratiques avant de partir en vacances.

Le meilleur conseil que j’ai pu donner à Philippe qui vient de s’offrir le dernier reflex Nikon pour ses vacances en bord de mer, c’est de profiter de ces quelques journées de détente pour débuter avec le reflex dans de bonnes conditions et de s’y mettre sérieusement. Ce serait dommage avec un tel appareil de se contenter d’appuyer sur le déclencheur sans comprendre ce qui ne va pas. Sur place, il n’aura pas de coach pour le former aux bases élémentaires de la prise de vue mais il est apparemment capable de progresser tranquillement à son rythme en s’exerçant sur un thème à la fois. Tout d’abord, dans l’idéal, il devrait bien lire la notice de son appareil numérique. Cela semble une évidence mais peu de gens le font en réalité. Tout le monde n’a pas le courage de potasser une bible de fonctionnalités aux noms étranges et la plupart s’en remet complètement aux prouesses de la technologie vantées par le vendeur du magasin. Pourtant, une bonne connaissance de son reflex facilite grandement la prise de vue et permet de passer à l’étape amateur confirmé. Savoir à quoi correspondent les modes programmes est déjà un bon début.

Je lui ai indiqué les chapitres les plus utiles pour s’exercer à la photo créative avec son tout nouveau Nikon. Chaque soir, il peut en lire une partie et le lendemain essayer de mettre en application ce qu’il a appris la veille. Je lui ai aussi conseillé d’emporter deux ou trois magazines spécialisés traitant de sujets qui l’intéressent sur le moment. Il ne pourra pas tout apprendre sur la photo en seulement deux semaines de vacances mais il verra déjà quelques points importants. Les revues comme Réponses Photo, Chasseurs d’images ou Le Monde de la Photo sont d’excellents outils pédagogiques. Les articles sont concis, à la portée de tous et en général bien illustrés. Ils se lisent rapidement et permettent d’ouvrir l’esprit sur ce qu’est un bon cadrage ou de comprendre par exemple l’utilité de la priorité ouverture et de la priorité vitesse. De plus, en période estivale, les sujets choisis comme les lumières d’été, le fort contraste, la photo de paysage, correspondent bien aux attentes des photographes amateurs. Philippe fera son choix parmi les différents éditions en fonction des ses goûts personnels.

Ensuite, je lui ai dit de ne pas trop se prendre la tête avec les réglages de l’appareil. Au début, on se perd un peu entre petite et grande ouverture par exemple. Les modes dits créatifs plutôt réservés aux experts peuvent dérouter et même parfois énerver. A priori, ce n’est pas vraiment le cas de Philippe mais rien ne lui interdit de basculer en mode programme résultat quand il a un doute ou juste pour comparer avec ses choix de réglages. Dans 90 % des cas, ces nouveaux reflex numériques délivrent des images correctes à conditions de sélectionner le bon mode au bon moment. Il lui restera toujours deux ou trois petites choses à maîtriser, comme la méthode de mise au point, le suivi ou non du sujet en mouvement et les différentes mesures  de la lumière. Tout le reste, c’est du gadget. Il aura tout le temps d’assimiler plus tard la balance des blancs et les différents modes du flash par exemple. L’essentiel, quand on est en vacances, est de ramener de bons souvenirs.

Cours photos individuels.

Où trouver des informations pratiques sur l’argentique ?

APX 100

Agfa APX 100 – Olympus OM et Zuiko 35 mm

Numérisation de la pellicule.

Je l’avais annoncé dans un précédent billet, j’arrête de faire l’apologie de la photo argentique mais je n’abandonne pas pour autant la pratique, au contraire. Je vais essayer de produire plus d’images et de montrer plus de scans sur ce blog. Je n’ai plus envie d’expliquer les avantages de la pellicule, à mon sens encore bien nombreux comparés à la photo numérique. Je vais plutôt aiguiller les lecteurs vers des sites intéressants traitant de la photo argentique en général. Si vous êtes en quête de matériel et d’explications claires sur le traitement des pellicules par exemple, je vous conseille de lire le site Dans Ta Cuve pour commencer.

Pour ma part, je vais me mettre en condition pour essayer de sortir de belles photos noir et blanc, ce qui n’est pas forcément gagné d’avance, histoire de montrer à quel point une photo noir et blanc avec une pellicule argentique reste belle, même en 2013.

Quel scanner j’utilise pour numériser les négatifs noir et blanc ?

TX400

On me demande régulièrement avec quel scanner je numérise mes pellicules. Je vais y répondre une bonne fois pour toute. Actuellement, j’utilise un scanner EPSON 4990. C’est un ancien modèle mais qui me donne entière satisfaction. Ce modèle est aujourd’hui remplacé par le V700.  Avec ce type de scanner à plat, vous pouvez numériser tous les formats de films les plus courants. La qualité des fichiers est très honorable. Évidemment, je préfèrerais numériser mes films noir et blanc avec un scanner film haut de gamme tel le Nikon Coolscan 9000 ou mieux le Flexlight X1 d’Hasselblad, mais il faut débourser pour ce dernier une somme conséquente : 14 000 €.

Les couleurs du vieux bus

le bus kodak ektar 100

Théoriquement, je ne devrais plus présenter de photos couleur depuis que le blog s’intitule Histoires de photos en noir et blanc. Mais je pense que vous me pardonnerez. Il m’arrive encore d’imaginer des prises de vues en couleur dans des cas précis, comme ici avec ce vieux bus. Cet autocar des années soixante est en cours de restauration et quand je suis passé devant la première fois, j’avais bien évidemment un appareil photo chargé avec une pellicule noir et blanc. La teinte verte me plaisait beaucoup. Je suis revenu quelques jours plus tard avec une pellicule couleur, une Kodak Ektar 100. A chaque fois que je revois cette photo, je me dis que je devrais demander l’autorisation au propriétaire pour organiser une séance portrait à l’intérieur avec un modèle féminin. Je trouve que ce bus a un vrai potentiel photogénique et pourrait permettre de jouer la carte rétro.

Bye bye lumière d’hiver

APX 100

Pellicule noir et blanc Rollei retro 100 et Olympus OM

Enfin l’été est là. Place aux belles lumières et aux images chaleureuses. Les sorties photos sous le soleil étaient plutôt rares durant tout le printemps. Je crois que je peux les compter sur les doigts de la main. J’ai dû faire plus de photos de rues en hiver qu’au printemps. Celle-ci a été prise en mars. Les rayons de soleil ne sont pas indispensables en photographie y compris en photo de rue. Pour moi, la qualité de la lumière est plus importante que la quantité. On a parfois une bien plus belle lumière sous les nuages noirs qu’en plein été sous un ciel azur. Mais quand on a envie de jouer avec les ombres et la lumière, on attend avec impatience les beaux jours. Dommage qu’il ait fallu attendre si longtemps cette année. Pour moi, la saison estivale commence réellement maintenant.

Photo argentique : la fin d’un combat

photo-couleur-argentique-glasgow

A partir de ce jour, je n’écrirai plus à propos de la photo argentique. Je n’ai plus ni l’envie ni la force de défendre la pellicule. Le combat n’a plus lieu d’être depuis longtemps. La pellicule a perdu de son intérêt aux yeux du plus grand nombre. Et de toute manière, je trouve ringard de vouloir porter l’étendard d’un monde en voie de disparition, tel un vétéran fatigué. J’abandonne mes argumentations en faveur d’une pratique révolue et vouée à disparaître. Les explications techniques disparaissent donc du blog Histoires de photos pour laisser place aux images et aux récits. Je continuerai bien sûr à photographier avec ce médium qui me passionne toujours mais sans en faire le sujet principal de mes billets. Le type de pellicule et les boîtiers utilisés resteront mentionnés dans les mots clés et vous pourrez continuer à m’interroger sur les conditions de prise de vue ou sur les méthodes de numérisation. Désormais, je m’en tiendrai uniquement aux anecdotes et aux histoires de photos. J’espère d’ailleurs pouvoir illustrer les articles avec toujours plus d’images. Après tout, ce blog photo n’est qu’un journal, pas une association de défense de la photo argentique ou de sauvegarde de la pellicule.

Il ne fait pas beau mais nous n’allons pas rester enfermés

parapluie couloir

Parapluie dans un couloir

La grisaille… J’aurais encore préféré qu’il pleuve. La rue est toujours intéressante à photographier sous la pluie. Je n’ai pas envie de gâcher une seule vue aujourd’hui. Rien ne se détache, tout est plat. Cette lumière ne m’inspire pas, sauf pour un portrait posé. Faire un portrait dans l’encadrement d’une fenêtre permet de jouer avec l’ombre et la lumière même si celle-ci est faible. Si au moins j’avais un modèle à ma disposition. En pleine semaine, c’est difficile. Pour autant, je ne vais pas rester enfermé. Il y a toujours une silhouette à prendre dans les ruelles du vieux centre, sous les porches des églises et à l’intérieur des anciens passages. Tant pis si je reviens bredouille. Le weekend s’annonce ensoleillé et prometteur pour la photo en extérieur.

Pourquoi toujours assimiler l’argentique à la photo vintage ?

Les photographies argentiques n’ont pas forcément un look vintage. On lit tout et n’importe quoi sur le net. Beaucoup de contre vérités circulent sur les réseaux sociaux et montrent une grande méconnaissance de l’argentique. Certains jeunes ont des a priori concernant la pellicule. Ils imaginent que toutes les photos, même récentes, prises avec un négatif ou une diapo sont légèrement floues, assombries sur les bords avec des couleurs délavées.
J’ai ressorti le très beau livre « La France de Raymond Depardon » paru en 2010. Les photographies ont été réalisées en argentique avec une chambre, un gros appareil sur pied qui ne date pas d’hier. Pourtant les images restent incroyablement modernes et sont qualitativement supérieures à celles d’un appareil numérique grand public. Les couleurs et la netteté ont une précision que beaucoup envient. Rien à voir avec le style vintage.

diapositive numérisée - Lille - Scan diapos - scanner film

Photographie argentique – Diapo Fuji Sensia 100

Encore aujourd’hui, les appareils photo argentique, comme les reflex dernière génération munis d’une focale fixe ou les télémétrique argentiques style Leica, font bien mieux que le compact moderne de monsieur tout le monde. Et si on considère les images format 120 issues d »un Hasselblad ou d’un Rolleiflex, alors il faut sortir la cavalerie des reflex numériques si on veut atteindre le même niveau de qualité. Bien évidemment, tout dépend aussi des compétences du photographe et de la qualité du film utilisé. Pas étonnant si des auteurs photographes célèbres ont conservé au moins un boîtier argentique pour leur créations personnelles en parallèle d’un numérique dédié aux travaux sur commande.

Inversement, si vous voulez vraiment obtenir un style rétro, il ne suffit pas simplement d’acheter un appareil photo argentique quelconque et une pellicule. Il faudra surtout choisir les bons outils. Regardez du côté des appareils en plastique comme le Diana, le Holga ou le Lomo. Ces produits très tendances présentent tous les défauts possibles et imaginables favorisant les résultats aléatoires : mise au point approximative, réglage de l’exposition sur deux ou trois valeurs seulement, vitesses limitées, optique en plastique, déformation des lignes droites, bords effacés… Ceux qui recherchent un rendu vintage naturel sans passer par la solution logicielle seront servis.

Le canal de Bruges au grand angle – Photographie noir et blanc

Canal de Bruges

J’ai pris cette photo au grand angle avec le Canon EF 17-40 F4 L. Ne me demandez pas à quelle focale, je ne me souviens pas. Mais à vue de nez, je dirais 24 mm. J’aimais bien ce zoom sur le Canon EOS 3. J’avais trouvé là une bonne combinaison boîtier / optique. Cet objectif fait parti de la catégorie L de chez Canon. Dans cette gamme, le confort d’utilisation est vraiment remarquable. La bague de zooming est très agréable et très fluide. Quant à la mise au point, je n’avais rien à redire même dans les conditions extrêmes. Le 17-40 n’est pas super lumineux mais quand on photographie du paysage, on n’a pas forcément besoin d’une ouverture à F/2,8. Non, ce qui est parfait avec cet objectif, c’est la précision du détail à toutes les ouvertures. Avec le reflex argentique, il m’a offert de bons clichés en noir et blanc. Lire la suite