Photographier un site historique malgré l’absence de belles lumières – Béguinage de Courtrai – Belgique

Photographie argentique noir et blanc Belgique pellicule Koda TX400 et Olympus OM2000

Olympus OM 2000 – Objectif Zuiko 35 mm F/2.8 – Pellicule Kodak TX 400

Quelle drôle d’idée de choisir un jour de grisaille pour aller photographier le cœur historique de la ville de Courtrai. Parmi tous les projets photo du moment, le béguinage était le sujet qui m’intéressait le plus ce dimanche là. Je n’étais pas très motivé, la lumière était d’une tristesse… Le ciel livide ne mettait pas en valeur les vieilles façades. Les maisons datent du 17eme siècle mais le béguinage existe depuis 1238. Le site est très bien entretenu et se visite librement. Tout ce qui lui manquait, c’est une belle lumière. Elles sont pourtant charmantes ces maisonnettes blanchies à la chaux sous un beau rayon de soleil. Cet endroit est d’habitude si chaleureux et reposant. La dernière fois que je l’avais photographié, c’était en été et en couleurs, avec le Leica Minilux. L’ambiance était tout autre. Alors qu’à deux pas, en plein centre ville, le vacarme de la fête foraine était assourdissant, un calme religieux régnait entre les murs du béguinage. Le seul bruit que l’on entendait était le claquement du miroir de mon Olympus, à chaque déclenchement.

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Portrait dans la rue – photographie noir et blanc argentique

Hier, on m’a demandé avec quel objectif je faisais ces portraits improvisés dans la rue. A vrai dire, je n’ai pas un objectif de prédilection. J’emploie celui qui est vissé sur le boîtier à ce moment là. Ces portraits arrivent de manière inattendue et peuvent être réalisés avec un 50 mm, comme un 35 ou un 28 mm. Quand il s’agit d’une séance portrait programmée, alors j’emploie plutôt un 85 mm ou le 70-200 F/4, mais pas dans la rue. Dans la rue, ce sont systématiquement des focales courtes et ce qui va changer entre les différents objectifs, c’est la distance avec le sujet. Évidemment, plus la focale est courte, comme le 28 mm, plus je me rapproche.

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Batacuda et l’enfant – Photographie noir et blanc argentique

Photographie de spectacles de rues en noir et blanc - Photographe Lille - Portraitts - mariages - événements Batacuda et l'enfant tirage noir et blanc argentique cadre photo

Pellicule Ilford HP5

 Voici une photo prise lors du festival des arts de la rue à Vieux-Condé dans le Nord.

L’homme dans la ville

Lille - L'homme dans la ville - photographie noir et blanc argentique en vente dans la boutique tirages

Série en construction.

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A quel ISO faut-il exposer la Fuji Superia 200 ?

Je réponds à une question qui m’a été posée concernant l’exposition d’une pellicule couleur amateur, la Fuji Superia 200.

On m’a récemment reproché d’être un peu trop technique dans mes billets, alors je vais faire un effort quant à mes explications. La question peut sembler étrange pour bon nombres de photographes numériques, mais elle est en réalité très pertinente. Ce qui est valable pour la Fuji Superia, l’est tout autant pour une Kodak Gold, ou une Kodak Portra. Les négatifs couleurs sont conçus pour supporter des écarts importants de lumière surtout en surexposition. Si vous vous trompez dans les réglages en ouvrant le diaphragme un peu plus que la normale ou en choisissant une vitesse plus lente que celle préconisée par votre appareil, la pellicule va encaisser facilement. Même si la quantité de lumière que va recevoir la pellicule est trop importante, il n’y aura pas de problème. Au contraire, cette surexposition est même recommandée.

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Lumières changeantes – Photographier dans la rue avec un boîtier basique

La luminosité change vite, trop vite. Le vent chasse un nuage pour aussitôt en amener un autre. L’alternance soleil-nuage rend l’exposition difficile. Quand on ne dispose que du mode manuel, il faut attendre que la lumière revienne et déclencher rapidement. Dans ce genre de situation, je préfère utiliser un reflex argentique du type autofocus avec priorité ouverture par exemple et pouvoir effectuer une mesure rapide et précise, comme l’EOS 3, tout en jonglant avec la molette arrière pour sous-exposer ou surexposer une scène. Les appareils basiques ne permettent pas de gérer l’exposition sans quitter l’œil du viseur ni même la mémoriser. Il faut alors que la luminosité soit constante ou avoir le temps de modifier ses réglages.

photographe-de-rue-lillois-noir-et-blanc-argentique

Pellicule APX 100 – Olympus OM 2000 – Zuiko 35 mm

Avec un boîtier du type Olympus OM, Canon AE1 ou Minolta X500, le couple vitesse / ouverture est réglé définitivement pour la lumière du soleil. Le déclenchement peut intervenir dès que le soleil refait son apparition. C’est un choix de paresseux. Je n’ai pas envie de m’enquiquiner avec les réglages de l’appareil à chaque changement de luminosité. Mon but c’est d’être le plus possible libérés de toute contraintes techniques même si je passe à côté d’une belle occasion. Si quelque chose d’intéressant à photographier alors que je me trouve à l’ombre, dans ce cas je m’autorise un déréglage de l’appareil après une nouvelle mesure de l’exposition. Ma main fait office de référence pour calculer l’exposition et je conserve les valeurs ouverture et vitesse tout le temps où je reste dans les mêmes conditions de luminosité. Cela me laisse plus de temps pour choisir un cadrage.

Voilà, c’est ma façon de procéder quand je photographie ans la rue avec un boîtier argentique des années 80.  Je ne recommande pas cette méthode de travail. Chacun procède comme il l’entend. Je ne vois pas pourquoi j’irai imposer mes vieilles manies. D’ailleurs, il n’existe pas une méthode pour photographier dans la rue. Certains vont être particulièrement attentif à l’instant et d’autres vont soigner l’ambiance, les contrastes. Tout dépend de la personnalité du photographe de son expérience terrain, de son matériel et du style recherché. Personnellement, j’aime bien me simplifier la vie. Moins j’ai d’options, mieux je me porte dans l’action et plus j’ai de plaisir à déclencher. Mais je ferais certainement autrement avec un numérique hybride et encore différemment avec un Nikon D810. 

Photos d’intérieur en noir et blanc pour échapper à la pluie

APX 100

pellicule Agfa APX 100

Faire des photos un jour de pluie, c’est bien, surtout en noir et blanc. En milieu urbain, l’ambiance est parfois plus intéressante quand il pleut. D’ailleurs, la pluie est souvent une aubaine pour certains photographes de rue. Mais au bout d’un moment, il faut bien se mettre au sec. J’ai dû me trouver un abri rapidement, des litres d’eau se sont abattus sur moi en un éclair. Un parapluie ne m’aurait servi à rien avec ce vent. Mon boîtier argentique ne craint pas la pluie mais mes habits ne sont pas étanches. La prochaine fois, je me réfugie sur une terrasse couverte d’un café dans le centre ville. Là au moins, je pourrai observer les passants surpris par la pluie et les photographier quand ils courent se réfugier dans les centres commerciaux.

Un reflex numérique pour remplacer la diapo ?

Les couleurs vives du film inversible me manquent.

Les couleurs d’une diapo sont différentes d’un négatif. La brillance et le contraste sont plus marqués avec un film diapo. J’ai arrêté la diapo en raison des coûts d’achat et de développement. Mais je reste nostalgique des photos de paysages prises avec une Velvia ou une Provia. Les couleurs vives des appareils photo numérique et notamment celles des reflex remplacent aisément la diapositive couleur. Le reflex numérique pourrait devenir une alternative en ce qui me concerne. Sur le marché de l’occasion, ils sont vendus en nombre. On peut aujourd’hui trouver des boîtiers sympas comme le Nikon D90 ou le Canon 40D à des prix raisonnables. L’idée de revenir au numérique me tente. Reste à choisir un boîtier.

Photographier en intérieur

Mat

Pellicule Kodak 200 UC

Portrait couleur et lumière naturelle

Le flash direct a un effet désastreux sur les visages. L’ambiance est cassée et des ombres disgracieuses apparaissent. J’enseigne aux photographes débutants à se passer du flash intégré en intérieur. L’idéal est de profiter de la lumière naturelle provenant d’une fenêtre. Si la lumière est insuffisante, il faudra se contenter d’une faible profondeur de champ en ouvrant le diaphragme au maximum et éventuellement choisir une vitesse lente. Dans tous les cas, il faut éviter de photographier en tout automatique. Il vaut mieux garder la main et choisir soi-même les réglages afin de préserver l’ambiance générale. Les photographes possédant un kit reflex n’ont pas forcément la chance d’avoir un objectif lumineux leur permettant d’opérer en basse lumière comme les pros. La seule possibilité pour eux est d’augmenter la sensibilité du capteur. Aujourd’hui, avec un reflex numérique récent, il ne faut pas hésiter à tester les 400 et 800 ISO de son boîtier. En argentique, je préconise les 400 ISO, comme la Kodak Portra.

Cours photo individuel région Nord Pas-de-Calais.

Numérisation de négatifs, restons positifs

TMAX 100 - scan positif d'un négatif

L’activité de numérisation de négatifs photos et papiers a baissé ces deux derniers mois. Je reste optimiste. Les particuliers pour qui je numérise sont heureux de redécouvrir leurs photos de famille ou leurs anciennes photos de vacances sur leur écran d’ordinateur. Cela a été long à se mettre en place mais à force de patience, mon travail a fini par payer. Je ne cris pas victoire tout de suite mais je suis sûr qu’à terme je devrais pouvoir ouvrir une boutique de prestations photos à Lille ou les environs. Même si par la suite, les travaux sur scanner seront certainement toujours plus nombreux, je continuerai à travailler de manière artisanale. Parce que je préfère être considéré comme un artisan de la photo plutôt qu’une énième entreprise impersonnelle.

Je remercie toutes celles et ceux qui m’ont fait confiance.

Numérisation de vos négatifs noir et blanc.