Développement des négatifs noir et blanc. A la recherche d’un vrai labo pro.

TMAX 100 traces de calcaire au développement - manque d'agent mouillant

Peut-on encore trouver un bon laboratoire photo à Lille ?

Un des mes amis qui habite Marcq en Barœul, dans le Nord, m’avait demandé de prendre des photos souvenirs de son quartier avant de déménager. Pour cette occasion, j’ai utilisé de la Kodak TMAX. J’ai déposé les pellicules noir et blanc dans un laboratoire en vu de les faire développer. Je ne suis pas très à l’aise avec le développement maison et je préfère confier ce travail à un professionnel. Il n’y a rien d’exceptionnel sur cette pellicule mais j’attends tout de même un travail propre de la part d’un laboratoire photographique. Les négatifs sont revenus dans un mauvais état et apparemment mal rincés. Des traces de calcaire apparaissent sur toute la longueur du film. Ce n’est pas très grave en soi mais c’est très décevant, surtout quand il s’agit d’un labo qui a pignon sur rue.

Il faut que je puisse compter sur un prestataire sérieux à qui je peux confier mes pellicules sans crainte. Je ne fais pas uniquement des photos par amusement. Dans certains cas, ce sont des images destinées au tirage. Dans d’autres cas, ce sont des portraits sur commande. Je sais, je devrais me mettre une bonne fois pour toutes au développement maison mais j’ai peur d’être incapable d’exécuter un développement de qualité et de manière constante. Le rendu doit être régulier car je scanne mes négatifs et je déteste les mauvaises surprises sur mes propres images. Quand je ne suis pas pressé par le temps, j’envoie mes films dans un labo parisien. Jusqu’à présent, je suis satisfait de leur travail et les tarifs sont corrects. Malheureusement, je perds beaucoup de temps entre l’envoi et la livraison. Et en cas d’urgence, j’aimerais trouver un prestataire fiable dans la région de Lille, voire un peu plus loin. À la rigueur, je préférerais un artisan passionné plutôt qu’une enseigne qui se fiche de la qualité. Si vous avez une adresse, n’hésitez pas à me la communiquer.

29 réactions sur “Développement des négatifs noir et blanc. A la recherche d’un vrai labo pro.

  1. Honnètement, la seule solution reste le développement maison. J’ai eu les même déboires que vous sur Lille et cela m’a franchement, très franchement agacé: il a fallu que je re – rince mes films alors qu’en bandes de 5 vues c’est vraiment délicat. A la « grande époque » où je ne faisais que du film, je développais tous mes noir et blanc et même les films inversibles et les résultats étaient toujours excellents, bien meilleurs que ceux obtenus dans des labos et surtout constants. Travaillez en bain perdu, surveillez vos temps de dévoloppement et d’agitation, la température: bref rien qu’un peu de soin et vous serez comblé. Après trois à cinq films d’essais vous serez parfaitement à l’aise. J’ai pour ma part décidé que je ne reprendrais l’argentique sérieusement que lorsque j’aurais une place correcte pour sécher mes films, hors poussière.

    • Merci Didier pour ces conseils. Effectivement, il y a aussi la question des poussières. Mais quand je vois les photos de certains photographes qui développent eux-mêmes, je suis stupéfait.

      • En plus avec un peu d’habitude (et quand je dis « un peu » je ne parle pas de 10 ans!) vous allez découvrir différents produits et techniques qui vont vous permettre de moduler vos résultats. pousser vos traitements etc … Ce qu’aucun labo ne pourra jamais vous faire (et ça c’est normal)

        La suite logique est de bobiner vos films vous même pour faire de toutes petites pellicules (genre 12 poses) pour expérimenter. Mon truc préféré pour le portrait: le coup de chaud-froid pendant le développement pour craqueler la surface sensible …. et vous avez un portrait version vielle peinture qui s’écaille … un régal tiré sur papier coton ou sir toile.

  2. Je vais suivre attentivement ce thread. En tout cas je sais déjà dans lequel ne pas aller sur Lille suite aux résultats que j’avais eu (et après vérification par un pro, le labo a effectivement fait n’importe quoi sur les négatifs, certainement produits périmés et mauvais rinçage, les négatifs ont une teinte rosée).
    On m’a conseillé aussi de développer à la maison et que ce n’était pas si difficile à faire.

    • Je me demande s’il reste encore un vrai bon labo photo d’ailleurs sur Lille. En attendant les recommandations éventuelles, je vais continuer à faire développer les négatifs chez Négatif +. Au moins, je n’ai pas de mauvaise surprise avec eux, enfin pour l’instant.

    • J’ai commencé à développer mes films j’avais 17 ans, je l’ai fait pendant 6 ans à raison de 3 à 5 films par semaine. Je n’en ai JAMAIS loupé un, et je ne suis pas un surhomme. LE truc je crois, quelle que soit la température de traitement choisie, s’y conformer – par exemple il est idiot de vouloir traiter à 24°C s’il fait 15°C dans la piece …. les bains vont refroidir trop vite et vous aurez des variations de température au cours du développement. Rincez bien – Connaissez votre eau de ville – Si elle est pleine de calcaire il faut finir avec un agent mouillant. et moi je retirais l’excédent d’eau en faisant glisser deux doigts mouillés en pince de chaque coté. Jamais de pince ni d’outil abrasifs. – une bonne cuve, de marque avec des spires propres et sèches et roule 🙂

  3. Je développe mes films depuis peu. J’aime beaucoup faire cela et j’apprécie le moment que je passe avec moi-même et ma tambouille. Rien de tel pour avoir un moment tranquil 😉

    • Je ne suis pas arrivé à répondre directement à ta question sur égouttage ou non. donc je la met ici:

      Si tu as les doigts très humides, virer l’excédent d’eau permet d’éviter la formation de gouttes qui vont forcément laisser des traces car elles concentrent le calcaire ou les polluants à leur périphérie. Les gouttes ne se forment que sur la partie support, pas trop sur la partie sensible, donc tu peux y aller. C’est fragile oui, mais ce n’est pas du cristal non plus.

      Deux choses me reviennent sur l’eau.

      1-J’avais une eau très calcaire donc je remplissait un bidon de 5 litres que je laissait reposer à température ambiante pendant une journée – les cochonneries finissent au fond, il suffit de pomper par le dessus; cela limite grandement la présence de particules lourdes.
      2- L’autre avantage : la mise à température ambiante de l’eau Il suffit de la mesurer et d’ajuster les temps avec les abaques qui vont bien. Donc en gros je traitais entre 17-18°C l’hiver et 20-24 °C au printemps (l’été j’étais plutôt dehors 🙂 Donc selon la période de développement il y avait plus ou moins de grain 😉 mais rien de méchant. Sinon pour être vraiment plus précis tu peux contrôler la température avec un chauffage pour aquarium …. en faisant gaffe de ne pas te l’éclater dans les mains 🙂

      • C’est rigolo comme depuis que tu as lancé ce fil tous ces petits trucs remontent à la surface. Cela remonte à plus de … (beaucoup) … ans 🙂

      • « Quand j’étais petit » j’ai remonté et animé pendant deux ans un ancien club photo …. je ne m’y connaissais pas beaucoup plus que les autres alors on a appris ensemble. C’était sympa et on ne se prenais pas la tête, alors que les clubs que j’ai vu aujourd’hui ont une « légère » tendance à tourner autour de celui qui a la plus grosse … optique; Pas vraiment mon but.

      • Merci bcp pour toute ces précisions. En fait, je contrôle la température de l’eau et des chimiques. Je mets tout à 20 deg. pile-poil. Je pousse le vice en filtrant l’eau. J’aime bien le Tri-X mais j’aimerais bien parfois lui donner un peu moins de grain. Je peux faire cela en prologeant le développement?

      • 1- Je reprends juste. La tri-X je ne la connais pas.
        2- Contrôler à ce point c’est bon pour les dias, le n/b permet une bien plus grande latitude. Au moins avec les anciens péloches à grain rond (Ilford FP4 ou HP5) Sur les nouvelles je ne sais pas. En même temps qui peut le plus peut le moins donc ce n’est pas un reproche 🙂
        3-Pour faire monter le grain -> Développer plus chaud (donc) plus vite et en agitant plus; donc en procédant à l’inverse je pense que tu dois limiter la poussée. Maintenant (voir ci dessus) je ne connais pas les peloches « modernes ». Je pense cependant que les principes de la chimie n’ont pas changé depuis un bout de temps.

        Enfin tu as aussi des révélateurs extrèmement fins qui auront des temps de développement long. Tout ceci milite pour un allongement des temps, une baisse de température une agitation régulière mais douce (c’est pas un shaker 🙂

        Tu l’s compris je ne suis pas catégorique sur les films récents (on dirait que je me répète, ça doit être l’âge)

        Amicalement

  4. Rien ne vaut le devellopement maison au moins on est sur du résultat et si il y a des soucis on ne s’en prendre qu’à soit même ! Je fait tout mes devellopement moi même sauf les quelques films couleur que je donne a un petit Labo sur Strasbourg qui fait du superbe travail 🙂
    Mais perso je dis si n fait de l’argentique surtout en B&W faut aller jusqu’au bout de la chaîne c’est aussi une satisfaction personnel

  5. Je peux pas vous conseiller, mais je vous met en garde contre Fujifilm rue de Bethune travail médiocre, perte de pellicule…

  6. Fred,
    Quand j’ai recommencé à shooter en argentique, j’ai hésité à développer moi-même mes négs n&b : j’avais les mêmes appréhension que toi.
    Alors j’ai pris un cours avec le photographe de ma ville pour raffraichir et fixer correctement le processus dans ma mémoire. Je crois que c’est un des meilleurs investissements que j’ai fait au niveau photo argentique.
    Avec des développeurs « commerciaux » et si tu es rigoureux et appliqué (ce dont je ne doute pas au vu de ce que tu nous montres régulièrement ici), il est très difficile de se planter.
    Les seuls films que j’ai foiré en développement, c’est quand je testais différentes recettes de Caffenol (un développeur « maison » à base de café et vitamine C), mais maintenant que j’ai les bonnes mesures, même les développements au Caffenol se passent bien.
    Y a en plus vraiment le plaisir de s’occuper toi-même (et aux petits oignons) de tes négs, et le moment où tu sors plus ou moins fébrilement l’objet du désir de la spiral, c ‘est juste magique ^^

    Note complémentaire : je galère beaucoup plus sur les scans que sur le développement (n&b) perso 😉

    • Je te remercie pour ton précieux témoignage Seb. Effectivement, cela me semble plus valorisant de développer soi-même et certainement plus rassurant une fois que l’on a acquis la bonne méthode. Je vais certainement reprendre une petite formation rapide et faire quelques essais maison. Merci.

  7. Bonjour,
    Parmi vous, quelqu’un ferait il un test à partir de négatifs 24 x36 et 6×6 c’est du noir et blanc. Les photos ont été faites dans les années 60…
    Suis en recherche d’un passionné de la région de lille et je garantis qu’il s’agit de photos très originales, surprenantes, avec bp de potentiel (thémAtiques : les afros aux USA, Paris insolite…)

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