Erreur de débutant : des photos noir et blanc sous-exposées

un négatifTMAX 100

Je pensais avoir chargé le boîtier en 400 ISO. J’ai donc photographié en mode manuel, bien souvent avec des vitesses rapides, comme s’il s’agissait d’une 400 ISO. Or, c’était un négatif de 100 ISO en Kodak TMAX que j’utilisais. J’étais persuadé ne plus avoir de stock en TMAX 100 ISO. Résultat, une bonne partie de la pellicule est fortement sous exposée. Les images sont exploitables mais seulement trois vues sont réellement correctes. Le reste est moche. Le grain a mal supporté les gros écarts d’exposition. J’ai essayé de récupérer un peu de matière grâce au scanner. J’arrive plus ou moins à équilibrer la lumière mais les nuances de gris ne sont pas belles et la perte de netteté est importante. L’aspect de la photo n’est pas du tout naturel. La Kodak TMAX n’apprécie pas les erreurs d’exposition. J’aurais shooté en TRi-X ou en Ilford HP5, je n’aurais pas eu ce souci. Je n’en suis pourtant pas à ma première pellicule. Même après vingt ans de pratique argentique, on peut encore faire des erreurs de débutant. C’est dommage, j’avais des images intéressantes sur ce négatif.

Blog photo argentique – Nord

Des photos faciles en mode manuel

Cycliste le long du canal - Photographie noir et blanc classique

J’ai photographié les scènes de rues sans réfléchir

Finalement, le soleil était généreux ce dimanche après-midi. J’ai quitté les pantoufles pour rejoindre le centre ville et ses anciennes rues pavées. J’ai photographié en noir et blanc malgré les belles couleurs de printemps. Je ne me suis pas posé de question. J’ai pris un boîtier et un seul objectif fixe, un 50 mm. Le soleil était généreux, les pellicules AGFA APX 100 étaient les bienvenues. J’ai décidé de photographier à l’instinct sans me compliquer la vie. Tout ce que j’avais à faire était de me laisser guider par la lumière. Toutes les photos ont été prises en mode manuel et les trois quart avec la même valeur d’ouverture et de vitesse. L’appareil est resté longtemps au 1/500 à F/8 puisque j’avais décidé de rester dans la lumière. Rarement, j’ai dû changer de diaphragme. Les seules fois où je suis passé à une autre ouverture, c’était soit pour isoler un sujet, soit lorsque j’étais en contre-jour. Même la mise au point n’était pas nécessaire. Le 50 mm était en hyperfocale, encore un souci en moins. J’avais l’impression d’opérer en snapshot. Quand on photographie de cette manière, on oublie complètement l’appareil photo et on ne se préoccupe plus que de ce qui se déroule sous nos yeux. C’est très plaisant. Je peux remercier le soleil qui m’a bien aidé. J’ai hâte de voir les développements.

De la photographie de rue sans un rayon de soleil ?

Pentax P30n - Photographie noir et blanc argentique - Le serveur

J’avais l’intention de sortir prendre quelques photos de rue ce matin. J’espérais pouvoir jouer avec les ombres et la lumière. Malheureusement, le ciel couvert ne laisse aucune chance au soleil et j’ai décidé de rester à la maison. Rien ne m’empêche de faire de la photo de rue même quand il n’y a pas de soleil. J’ai encore plusieurs Kodak Tri-X dans la sacoche. Cette pellicule reste efficace par temps gris et offre de belles nuances qu’elle que soit la lumière. Avec un peu d’inspiration, j’arriverai toujours à saisir des scènes de rue intéressantes. J’ai bien l’impression de mettre des barrières là où il n’y en a pas et de me trouver des excuses pour ne pas arpenter les rues.

Je sais que la street photography moderne, c’est mieux sous le soleil. Sauf que cette fois, la lumière est vraiment plate. Pourtant je sais aussi que les photos seront meilleures en s’approchant du sujet si la lumière est médiocre. Quand on photographie une scène au loin quand tout est gris, on ne distingue pas grand chose, à moins de se concentrer sur une forme ou une silhouette qui contraste avec le reste.
A contrario, un portrait rapproché sera plus intéressant avec une luminosité uniforme. Les détails du visage seront plus subtils que s’il est exposé à une forte lumière. Trouver des personnes qui acceptent de poser pour un portrait dans la rue doit être possible, même un dimanche matin. Mais voilà, je ne suis pas motivé pour un sou. Je n’ai même pas pris la peine de préparer mon sac photo. Je remettrai à plus tard cette sortie photo manquée et je vais me mettre à l’écriture de mon prochain billet sur le photographe pantouflard ou plutôt me défouler dans un nouvel article sur les photographes du dimanche.

Le mur de l’atlantique – Blockhaus de la seconde guerre mondiale – photographie noir et blanc argentique

Blockhaus mur de l'atlantique

Tirage haute qualité :

Cette photo est imprimée sur papier baryté. Je réalise moi-même les tirages sur imprimante professionnelle EPSON avec encres Ultrachrome K3. Ce procédé d’impression assure une grande longévité aux tirages. J’attache une grande importance à la qualité du travail, si jamais vous étiez déçu, j’accepte volontiers le retour.

Qu’avez-vous prévu de photographier ce weekend ?

Objectif Canon EF 50 mm pour photographier la nuit

Avez-vous une idée de sujet photo ?

Mise en vente de photos de paysages flamands en noir et blanc

Paysages flamands en noir et blanc argentique

Photographie noir et blanc pour cadre 30 x 40 cm

C’est une très belle journée de printemps qui s’annonce. Je retourne en Flandre belge photographier ces paysages singuliers avec un seul boîtier argentique, une focale fixe, le 50 mm, et quelques pellicules noir et blanc. Je compte bien prendre du bon temps en photographiant les paysages de la campagne belge avec le minimum de moyens. J’ai envie de voyager léger. J’ai besoin de m’évader un peu et de produire de belles images dans un cadre paisible en espérant pouvoir prochainement ajouter de nouveaux tirages dans la galerie.

Cette photographie noir et blanc d’un chemin au bord du canal de Damme en Belgique, prise en 2012, est désormais en vente. Elle est disponible au format 30 x 40 sur papier baryté. Les tirages sont produits à la demande dans un délai maximum d’une semaine et seront limités à 30 exemplaires. L’expédition en colissimo est gratuite en France métropolitaine. Je demande une participation de 5 € pour une livraison en Belgique et Luxembourg. Pour les autres destinations, veuillez me contacter.

Prix du tirage 30 x 40 cm : 55 €.

Un excellent Olympus argentique pour de la photo noir et blanc

APX 100 OM 2000 et objectif Zuiko en photo noir et blanc

Pellicule Agfa APX 100

L’Olympus OM 2000 m’accompagne partout et je commence vraiment à l’apprécier.

J’aimais déjà son prédécesseur l’OM2n dont je me suis séparé un peu trop vite pour le remplacer par un reflex autofocus Canon. Quelle idée ! Enfin, l’Olympus OM 2000 me permet de renouer avec les fameux objectifs fixes Zuiko lumineux et la mise au point au stigmomètre. Le boîtier est un 24×36 on ne peut plus classique. Son viseur est très clair et bien dégagé. Il est léger et facile à utiliser. Les réglages ne posent aucun souci. Quand on photographie depuis des années avec le même type d’appareil, on s’y retrouve facilement. Et une personne qui débute en photo argentique s’adaptera rapidement. Ici on ne se complique pas la vie avec une multitude de boutons dont on ne se sert jamais. Les opérations principales à effectuer sont vitesses et diaphragmes.

L’OM 2000 possède en plus, par rapport aux autres appareils de sa génération, une mesure spot via un sélecteur sur le côté gauche. La mesure spot est assez rare sur ce genre d’appareil photo et s’avère appréciable pour exposer juste quand les conditions de lumières sont délicates à gérer. Par contre, il faut régler les ISO manuellement. L’OM 2000 ne le fait pas automatiquement comme sur les reflex argentiques récents grâce au codage DX. Il m’arrive d’oublier de tourner la molette quand je change de pellicule. L’OM 2000 a tendance à surexposer légèrement mais c’est une sécurité en argentique. Avec les négatifs noir et blanc, il faut exposer pour les ombres sous peine d’enterrer les noirs. Ce que j’aime particulièrement sur ce petit boîtier, c’est la prise en main qui est très bonne. Le chassis inspire confiance. Il est très solide tout en étant léger. L’OM 2000 est aussi très compact et c’est ce que je recherchais pour de la photo de tous les jours.

Olympus OM 2000 vu du dessus

Encore quelques diapos du Québec à numériser

Fuji sensia scanner film

Les dernières commandes de numérisations que j’avais encore à traiter sont terminées. Je n’ai plus de travaux clients en cours et aujourd’hui le temps est décidément trop maussade pour une sortie photo. J’ai donc un peu de temps devant moi. J’en profite pour scanner les quelques diapos dont celles du Canada restées dans l’ombre depuis trop longtemps. Parmi les photos de lacs, de forêts et de côtes sauvages du Québec se cachent des diapos un peu plus insolites. Ce sont avant tout des anecdotes très personnelles et des bons moments passés entre amis à Montréal. Les scans de ces diapositives couleur ne feront certes pas l’objet de tirages Fine Art mais pourront éventuellement servir à l’édition d’un recueil de souvenirs sous forme de livret commandé chez Blurb par exemple.

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Développement des négatifs noir et blanc. A la recherche d’un vrai labo pro.

TMAX 100 traces de calcaire au développement - manque d'agent mouillant

Peut-on encore trouver un bon laboratoire photo à Lille ?

Un des mes amis qui habite Marcq en Barœul, dans le Nord, m’avait demandé de prendre des photos souvenirs de son quartier avant de déménager. Pour cette occasion, j’ai utilisé de la Kodak TMAX. J’ai déposé les pellicules noir et blanc dans un laboratoire en vu de les faire développer. Je ne suis pas très à l’aise avec le développement maison et je préfère confier ce travail à un professionnel. Il n’y a rien d’exceptionnel sur cette pellicule mais j’attends tout de même un travail propre de la part d’un laboratoire photographique. Les négatifs sont revenus dans un mauvais état et apparemment mal rincés. Des traces de calcaire apparaissent sur toute la longueur du film. Ce n’est pas très grave en soi mais c’est très décevant, surtout quand il s’agit d’un labo qui a pignon sur rue.

Il faut que je puisse compter sur un prestataire sérieux à qui je peux confier mes pellicules sans crainte. Je ne fais pas uniquement des photos par amusement. Dans certains cas, ce sont des images destinées au tirage. Dans d’autres cas, ce sont des portraits sur commande. Je sais, je devrais me mettre une bonne fois pour toutes au développement maison mais j’ai peur d’être incapable d’exécuter un développement de qualité et de manière constante. Le rendu doit être régulier car je scanne mes négatifs et je déteste les mauvaises surprises sur mes propres images. Quand je ne suis pas pressé par le temps, j’envoie mes films dans un labo parisien. Jusqu’à présent, je suis satisfait de leur travail et les tarifs sont corrects. Malheureusement, je perds beaucoup de temps entre l’envoi et la livraison. Et en cas d’urgence, j’aimerais trouver un prestataire fiable dans la région de Lille, voire un peu plus loin. À la rigueur, je préférerais un artisan passionné plutôt qu’une enseigne qui se fiche de la qualité. Si vous avez une adresse, n’hésitez pas à me la communiquer.

Qu’avez-vous photographié ce weekend ?

NB - 126

Tramway vu du pont – photographie argentique

La lumière était magnifique. Je me suis amusé à photographier les ombres en noir et blanc.

Photographie de rue – noir et blanc argentique

Rollei Retro 100 - photographie de rue en noir et blanc argentique

Pellicule Rollei Retro 100

En Belgique aussi, je m’adonne à la photographie de rue. Ici, c’était dans la charmante petite ville d’Ypres. Je photographiais les étudiants belges en train de fêter bruyamment  un événement dont je ne me rappelle plus le nom. C’est le dernier rouleau de négatif Rollei Retro. J’aimais beaucoup cette pellicule noir et blanc, surtout pour son prix très intéressant. Aujourd’hui, je l’ai remplacée par l’Agfa APX 100 mais c’est en fait la même émulsion.

Portraits sur commande – Et si on revenait à l’argentique ?

Pellicule Kodak dont le grain est le plus fin au monde

Nul besoin d’un appareil photo numérique pour faire un beau portrait. Une belle pellicule et une bonne optique suffisent. L’idéal est de pouvoir utiliser des focales fixes. Elles sont plus performantes que les zooms de base. Si vous souhaitez photographier votre modèle en intérieur, prenez un 35 mm lumineux, voire un 28 mm. Un objectif 50 mm convient parfaitement aussi et ne coûte pratiquement rien. La photo ci-dessus a été prise avec un canon EOS 3, un objectif Canon 50 mm F/1,4 et une pellicule Kodak Ektar 100. Avec très peu de moyens, on peut très bien réussir ses photos de portraits en argentique.
Sur les 24 x 36 Canon, j’aime beaucoup le 85 mm. Les détails sont fins et les contrastes sont beaux même à grande ouverture. Le 135 mm F/2 est un must. D’un point de vue qualitatif, je n’en connais pas de meilleur pour le portrait. Les flous d’arrière-plan sont magnifiques. Si vous avez la possibilité de l’emprunter ou le louer pour un mariage, je vous le recommande. Les photographes qui veulent se concentrer uniquement sur le portrait et optimiser leur parc d’objectifs peuvent faire confiance à cet objectif de rêve. C’est un excellent investissement. Il vaut largement un 24-70 de la série L.

Je fais très peu de portraits en couleur. Les derniers ont été réalisés avec un EOS 7D et un 85 mm que j’ai dû louer pour seulement une journée. Louer du matériel numérique n’est pas vraiment rentable mais c’était dans le cadre d’une commande, alors pour une fois je pouvais me le permettre. Si on me demandait à nouveau une séance photo couleur, je proposerai certainement une prise de vue avec du matériel argentique. En fait, tout dépend du type de portrait. Pour une séance photo en extérieur avec des modèles, je privilégierai les reflex et les focales fixes, du grand angle au petit télé. Pour des portraits officiels de mariés, j’hésiterai entre mes reflex argentiques Canon habituels et un Moyen Format. Quant au film couleur, le choix serait simple. En portrait couleur, la pellicule reine est sans conteste la Kodak Portra mais je pourrais aussi reprendre la Kodak Ektar qui me plaît beaucoup. Je me suis habitué à ce négatif ultra performant. Le grain est extrêmement fin et les scans sont toujours très propres avec cette pellicule.

En noir et blanc, la question ne se pose pas. Les portraits sont systématiquement travaillés avec du négatif. La qualité et la beauté des nuances de gris restent inégalées en argentique. Je ne suis pas prêt de lâcher le film argentique dans ce domaine. En couleur, c’est différent. Les derniers reflex numériques Nikon et Canon sont ultra performants, surtout en 24×36. Malheureusement, les boîtiers sont très chers à l’achat et je ne produis pas suffisamment de portraits pour rentabiliser un tel investissement. Alors, pour les prochaines séances, j’ai bien envie de reprendre des pellicules couleur et de photographier en lumière naturelle. Si vous êtes de la région Nord P.de.C et si vous avez envie de participer à une séance photo en vous prêtant au jeu du modèle, vous pouvez me contacter.

Je préfère le grain argentique au bruit numérique

Photographe noir et blanc Nord Lille Béthune

Autant je déteste le bruit généré par un capteur numérique, autant j’apprécie le grain d’une photo argentique.

Les photographes sont de plus en plus exigeants avec leur reflex numérique. Il y a encore quelques années, on demandait aux capteurs des images potables à 1600 ISO. De nos jours, un reflex délivrant des images propres jusqu’à 3200 ISO seulement est inacceptable. Le niveau de sensibilité exploitable est d’année en année plus élevé. 6400 ISO semble être devenu la norme aujourd’hui. Bientôt, shooter en deçà de 12800 ISO sera impensable dans une ambiance sombre ou pour des photos de scène. Les images doivent être impérativement lisses et sans bavure aucune même dans des conditions de prise de vue extrêmes. Les fabricants d’appareils photo tentent de repousser sans cesse les limites. Dans un futur proche, la nuit la plus noire ne sera plus un obstacle pour le photographe novice. Il pourra capturer des scènes impossibles aujourd’hui. Alors on dira, mais comment faisait-on avant ?

Le bruit numérique est un défaut provoqué par l’amplification du signal. Il en résulte un amas de tâches de couleurs qui rendent l’image pâteuse. Je trouve ça moche. Quand j’utilise le Canon EOS 40D de mon ami ou le Canon G5 de ma compagne, j’évite de dépasser le seuil fatidique recommandé par les magazines spécialisés qui ont pris le soin de détailler les performances de chaque capteur. Pour exemple, le Canon G5 est bloqué à 100 ISO maximum et si j’en ai la possibilité il reste à 50 ISO. A partir de 400 ISO, l’image manque de définition. Quant au 40D, je monte  rarement au delà de 1250 ISO. Ce qui est un peu juste en photographie de concert dans certains cas. Les modèles plus récents dans la gamme expert permettent de photographier à 1600 ISO sans dégrader l’image. Et si on monte en gamme, les boîtiers pro grimpent facilement à 6400 ISO tout en conservant un bruit modéré.

En argentique, on ne parle pas de bruit mais de grain. Il est plus ou moins présent selon les pellicules. Ainsi, une Kodak Tri-X a un grain plus marqué que la Kodak TMAX par exemple. Et si on descend à 100 ISO, les Ilford Delta 100 en noir et blanc ou Kodak Ektar 100 en couleur, le grain est très fin, à tel point qu’on le distingue à peine sur un agrandissement A3. Il existe différents niveaux de sensibilité en argentique. Cela commence à 25 ISO et peut aller à 3200 ISO. Certes à ce niveau de sensibilité, le grain est visible. Tout le monde n’apprécie pas les images granuleuses. Pour les photographes nourris au numérique, le grain est même rédhibitoire. Alors que pour moi, c’est ce qui fait le charme d’un tirage argentique. Quand on regarde un tirage réalisé à partir d’une Kodak poussée à 3200 ISO par exemple, on pourrait presque toucher le grain de la pellicule. Je considère le grain argentique comme la texture du papier à dessin. Il offre une belle sensation de matière brute aux tirages barytés. Et cette sensation est inimitable en numérique.

Blog photo argentique.

Améliorer les contrastes : retouche ou pas retouche ?

APX 100

Pellicule AGFA APX 100

Pauline m’a contacté pour connaître mon avis. Elle photographie en numérique et il semblerait qu’elle ait des difficultés à obtenir un beau contraste. Après avoir jeté un oeil à son blog, je lui réponds que ses images me semblent correctes au niveau des contrastes. Tout naturellement, je lui ai suggéré de donner un coup de pouce à ses images via Photoshop, Lightroom ou Gimp si nécessaire. Mais elle préfère ne pas avoir recours aux logiciels et maximiser la qualité d’image au moment de la prise de vue. Elle se demande si son matériel photo doit être remis en cause ou si c’est un manque de connaissances de sa part.

J’étais très étonné de sa réponse. Ses dernières photos sont en noir et blanc. J’en déduis que Pauline photographie directement avec un réglage du filtre monochrome et en jpeg. Ses images sont ensuite certainement directement envoyées sur le net sans correction. On parle tellement de traitement d’images de nos jours que je n’imagine pas un photographe numérique se passer de post traitement. Cette étape est indispensable. Même s’il arrive que les fichiers jpeg soient directement exploitables, un passage par un logiciel est toujours utile. Les appareils photo, quels qu’ils soient, ne sont pas capables de délivrer systématiquement et dans toutes les conditions de lumière des images parfaites en tout point. Il manque toujours un peu de détail par ci ou un peu de lumière par là. Et bien souvent, on a besoin de rendre plus lisible une partie seulement de l’image.

APX 100

Ce genre d’opération a toujours existé et s’avère nécessaire. Une photographie noir et blanc, qu’elle soit argentique ou numérique, peut être interprétée de mille façons. C’est aussi une histoire de goût. En argentique, depuis très longtemps, on intervient localement sur les images : ciel, visages et zones trop sombres… Les photographes auteurs reconnus qui confient leurs pellicules photo à des professionnels du labo argentique n’ont pas tous les mêmes exigences en termes de contrastes. Et les tireurs adaptent leur travail au labo en fonction des goûts de chacun. Les tirages sont plus ou moins contrastés. Certains aiment les images douces et d’autres les contrastes violents. Il n’y a pas de règle.

Cela dit, Pauline a raison de s’interroger sur sa méthode de travail et de vouloir comprendre la lumière avant de recourir bêtement à la retouche systématique. La qualité de la lumière et la maîtrise de la prise de vue influent sur la qualité de l’image. Trop de photographes se reposent sur les performances de Lightroom et des fichiers RAW. Beaucoup ne prennent pas en considération l’angle de la lumière ou la manière dont est éclairée une scène. Résultat, les images sont parfois irrécupérables parce que le photographe n’a pas tenu compte des surfaces réfléchissantes au moment de la prise de vue. Ce qui a pour conséquence de brûler les pixels. Une bonne connaissance de la lumière et de la façon de l’interpréter lui permettra d’effectuer 90% du travail. Le contraste sera alors naturel et ne nécessitera pas de corrections massives et destructrices dans Photoshop. Ensuite, rien n’interdit Pauline d’intervenir localement et de peaufiner les détails.

Photo contre jour noir et blanc Agfa APX 100 - photographe argentique Lille

Photo argentiqueNumérisationTiragesCours photo

Photographes de rue, le soleil est votre allié

APX 100 photo de rue en noir et blanc OM2000
… mais ça, vous le saviez déjà.

Je n’ai pas encore fait développer les dernières pellicules noir et blanc et j’attends avec impatience de voir les scènes de rue que j’ai prises ce dimanche. Pour l’instant je me contente de ressortir cette photo prise cet hiver sur un pont, au dessus de canal de la Deûle, dans le Nord. Bon, je suis toujours et encore en retard quant à la numérisation de mes propres négatifs mais c’est l’histoire d’une semaine. Il s’est passé tellement de choses devant mon viseur ce weekend que j’espère ne rien avoir loupé. Tout est allé très vite. J’ai déclenché sans réfléchir. Ces derniers temps, je commençais à filer un mauvais coton en essayant d’économiser un maximum de vues. C’est idiot. Il faut que je revienne à mes fondamentaux d’avant : photographier à l’instinct.

Le soleil a amené une foule de gens sur les quais du port de plaisance et forcément, j’en ai profité pour m’adonner à mon sport favori : la photo de rue. Quel plaisir de renouer avec la photo de rue sous un soleil de printemps. Grâce à cette quantité de lumière, on peut étaler la profondeur de champ tout en conservant une vitesse relativement rapide. A F/16, tout est net. Si on choisit de construire des images complexes avec un premier plan proche net et un arrière plan détaillé, sous un beau ciel bleu et beaucoup de lumière, on peut photographier à F/16 sans avoir recours à des vitesses lentes. Mon Olympus OM argentique était chargé en négatif Kodak Tri-X. Autrement dit l’appareil était réglé sur 400 ISO et je ne suis jamais descendu en dessous des 1/500 de seconde. C’est pratique pour figer les passants dans la rue. Ah oui, je vous rappelle que pour être absolument sûr de figer une personne en mouvement, il faut compter environ 1/500 de seconde, surtout si celle-ci est proche. Pour les flous, il faudra repasser un peu plus tard.

La lumière étant constante, pour effectuer les réglages, il n’y a rien de plus facile. On passe facilement d’un couple vitesse/ouverture à un autre. Par exemple, avec une exposition réglée sur 1/500 à F/16, la pellicule ( ou le capteur ) reçoit la même quantité de lumière qu’avec le couple 1/4000 à F/5,6. En plein soleil, comme référence, on peut s’inspirer de la règle du F/16 qui consiste à choisir la vitesse la plus proche de la valeur ISO de la pellicule ( ou celle du reflex numérique ). Ainsi, pour 400 ISO, cela me donne 1/500 à F16 et pour 100 ISO, on choisira 1/125 à F/16. Si on ouvre de deux ou trois crans le diaphragme, il suffit d’augmenter d’autant la vitesse. Je vous avouerai que je ne travaille pas systématiquement de cette façon puisque les reflex Canon argentiques que j’utilise sont pourvus d’une mesure de la lumière fiable et performante. Mais quand on ne dispose pas de cellule, c’est une méthode efficace et simple à appliquer.

Savoir capturer une belle lumière avec des ombres marquées ou des couleurs vives est un avantage en photographie. Et quand on a compris l’intérêt que représente le soleil sur le plan technique, le photographe de rue a tout gagné.

Cours photo dans le Nord.

Des rencontres photographiques pour apprendre les bases de la photo à Lille

Apprendre la photo à Lille - Débuter avec un reflex

En dehors des cours photo, je vais rarement à la rencontre d’autres photographes.

On se croise sur les réseaux sociaux, on échange parfois sur nos blogs respectifs mais on ne se connaît pas véritablement. Pourtant, j’ai le sentiment que le courant passe bien avec certains photographes de la toile. Avant de m’investir dans les réseaux sociaux, je ne comprenais rien à Twitter. Puis, j’ai vite compris la formidable opportunité que représentait cette cour de récréation. Pour la première fois, je pouvais communiquer avec d’autres passionnés. De temps en temps, les échanges sont enrichissants et sérieux et j’ai commencé à entretenir un lien amical avec de véritables connaisseurs. Ce qui n’est pas toujours le cas dans l’entourage d’un fou de photographie. Tout le monde aime la photo mais peu de gens y pensent du matin au soir et c’est difficile d’avoir une conversation pointue avec des proches.

En diffusant des infos sur le monde de la photo, je me suis rendu compte de l’intérêt des personnes qui me suivent sur certains sujets. J’ai vu l’occasion de diffuser ma propre vision de la photo et surtout d’attirer de nouveaux visiteurs sur le blog. Twitter est un formidable relai d’informations. En quelques caractères, on peut faire grimper l’audience d’un site, voire même la faire exploser. Et en effet, le blog est passé rapidement d’une centaine de visites  à 15 000 visites par mois. Ce qui m’a permis de me faire connaître et de dispenser des cours de photographie dans ma région. Du coup, je reçois régulièrement des questions diverses et variées à propos de matériel photographique, de numérisation ou de prise de vue. Mis à part les cours photo, tout se passe par internet et jamais de vive voix. C’est dommage.

Je sens que beaucoup de personnes ont la volonté de progresser dans la pratique de la photo et parfois, il ne leur manque pas grand chose pour s’exprimer librement à travers ce média. Je ne suis pas un photographe talentueux. J’ai simplement beaucoup pratiqué et j’ai lu énormément d’ouvrages sur tout ce qui touche à la photo. J’ai acquis un minimum de connaissances sur les techniques de prise de vue et c’est ce qui m’a permis d’être réactif face à une situation intéressante sur le plan photographique. Mais je travaille toujours et encore l’approche artistique, chose difficile à acquérir. Alors que certaines personnes réussissent à produire de belles choses en très peu de temps et sans vraiment réfléchir, moi, je dois constamment me remettre en question sur le plan artistique. Par contre, je peux apporter mon aide à ceux qui découvrent l’univers de la photo et j’aime ça. C’est pourquoi, je réponds avec plaisir aux demandes des photographes débutants.

Aujourd’hui, j’ai envie d’aller plus loin dans l’échange avec les passionnés de la photo. J’ai l’intention d’organiser des rencontres autours de la photo avec ceux et celles qui aimeraient pousser un peu plus loin leurs connaissances ou tout simplement apprendre les bases. Je n’ai pas encore une idée précise de la manière dont cela pourrait se dérouler mais je sais que la rencontre devra être informelle et se faire dans un esprit amical. L’objectif de ces rencontres serait par exemple d’apprendre à photographier tel ou tel type de sujet ou de découvrir de petites astuces sur son reflex. Tout est possible dans la mesure où l’on partage un moment de détente et de convivialité. Si vous avez des idées, n’hésitez pas à m’en faire part. Je me tiens à votre disposition le dimanche matin à Lille.

Quel intérêt de photographier par temps gris ?

Kodak TX 400

Choisir un matin brumeux comme celui-ci pour pratiquer la photo de rue n’était pas une très bonne idée en fait. Je n’ai pas obtenu les images que j’espérais. Le brouillard n’était pas assez dense pour créer une ambiance mystérieuse et la lumière était insuffisante pour générer de beaux contrastes. Certains photographes diront que sans un rayon de soleil, la photo de rue n’a aucun intérêt. La grisaille ne me dérange pas plus que ça d’ordinaire. En noir et blanc, on peut toujours tirer parti d’une lumière plate. Mais quand on manque d’imagination, on rejette la faute sur la météo.

Photo argentiqueNumérisationTirages  – Cours photo

Du HDR monochrome ? Vous n’y pensez pas !

BW street - France - Kodak TX

J’ai l’impression que les photos actuelles sont de plus en plus trafiquées.

On ne cherche plus à améliorer ses prises de vue. On triture l’exposition, on dénature les couleurs, on massacre les contrastes, on injecte massivement de la luminosité là où il n’y en a pas. Je parle du traitement HDR employé à outrance dans les photos numériques. Cette opération qui consiste à équilibrer les ombres et les lumières pour récupérer du détail devrait être utilisée de façon chirurgicale et devrait passer inaperçue. Au lieu de cela, on crée des images complètement irréalistes. Les résultats sont souvent désastreux. Lire la suite

Photographes du dimanche et retour du printemps

Kodak TMAX 400 - photo de cygnes blancs

Kodak TMX 400

Ce dimanche, on a eu droit à un belle journée ensoleillée dans le Nord. Je suis sorti avec un compact argentique histoire de prendre quelques photos du port de plaisance sous une belle lumière de printemps. J’ai mis une pellicule noir et blanc dans le petit Olympus Mju II, un négatif Kodak TMAX 400. J’étais convaincu de pouvoir faire une pellicule complète rapidement tellement la lumière était belle et les contrastes intéressants mais c’était sans compter la présence de nombreux promeneurs sur les quais. Ils ne se sont pas gênés de se poster juste devant mon objectif et de discuter entre eux faisant comme si je n’étais pas là. C’est un signe d’impolitesse manifeste. Bon d’accord, si j’avais pris un zoom imposant comme un fusil de chasse, personne n’aurait osé rester planté dans ma ligne de mire. Une série de photos prises en rafale et je leur aurais cloué le bec. Lire la suite

Améliorer ses photos : une histoire de cadrage

Cadrer, décadrer, basculer son cadrage en photographie de rue. tout est possible.

Pellicule Kodak TMY

Mon conseil photo du jour :

Appliquez-vous lors de la prise de vue. Soignez votre cadre. Ne vous préoccupez pas du reste. Laissez tomber les réglages du boîtier. Mettez votre reflex numérique en position automatique si cela peut vous aider. Observez bien les éléments qui apparaissent dans le viseur et éliminez ceux qui gênent la lecture de l’image. Vérifiez votre travail attentivement. Recommencez. Évitez d’inclure trop de choses dans votre cadre, faites simple, sinon rapprochez-vous du sujet. Vérifiez à nouveau vos images et les améliorations à apporter. Recommencez la prise de vue. Regardez les bords de l’image à travers le viseur avant de déclencher. Voyez ce qui ne va pas dans votre cadrage et recommencez avec un angle différent.

Améliorer ses photos : c’est aussi une histoire de cadrage. Voilà, bon amusement.

Travaux de numérisation en cours : les pellicules 135 mm noir et blanc du mois

Je reçois continuellement des travaux de numérisation de films négatifs, de diapositives et de tirages papier en tout genre. Les commandes de scans arrivent de toute la France mais peu de la région de Lille. C’est étonnant, je ne l’explique pas. Je ne veux pas croire que les Nordistes seraient les seuls à ne pas posséder de vieilles photos de famille à faire reproduire, agrandir, « scannériser » comme disent certains. Je devrais ouvrir une boutique de prestations photo dans la région de Lille. J’aurais peut-être une meilleure visibilité. Lire la suite

Des photos de plage en noir et blanc avec un vieux reflex numérique

photo noir et blanc plage en été

Non, votre ancien reflex numérique n’est pas obsolète.

J’ai emprunté le reflex numérique d’un ami et je suis allé photographier les plages de la côte d’Opale. Cela faisait un an que je n’avais pas utilisé un Canon numérique mais j’ai rapidement retrouvé mes marques avec le 40D. J’avais l’impression de retourner dans le passé alors que l’EOS 40D n’est pas si vieux. Comparé aux autres boîtiers argentiques que j’utilise depuis des dizaines d’années, il est quand même un peu plus moderne. Mais les appareils photo évoluent tellement vite… Sur le papier, l’EOS 40D est désormais largement battu par la nouvelle génération de boîtiers numériques mais je n’oserais pas le qualifier d’antiquité pour autant. Il est encore capable de capter la lumière, c’est le principal.

Quand je lis les complaintes de certains photographes à propos de leur boîtier devenu trop vieux, cela me fait bien rire. Je peux comprendre qu’il faut bien se trouver des excuses parce qu’on a envie de la version ultime. Mais quant à affirmer que son reflex numérique est devenu obsolète en l’espace d’un an seulement, il ne faut pas pousser. C’est juste un effet de mode que subissent les technophiles insatiables. Dans le domaine professionnel, la problématique est complètement différente. Le pro doit pouvoir répondre aux exigences des commanditaires et se mettre à niveau par rapport à la concurrence. Mais quand on est un photographe du dimanche, l’objectif est de pouvoir parader avec le joujou dernier cri, à défaut de pouvoir montrer de bonnes photos.

Dans le menu du 40D, je me suis permis de créer un nouveau profil utilisateur et j’ai remis tous les paramètres de préférence à zéro : accentuation, contraste etc… En noir et blanc, je préfère doser moi-même les niveaux à posteriori sur l’ordinateur. J’ai choisi de travailler en RAW car j’avais envie de convertir les images de bord de mer en noir et blanc histoire de comparer avec les photos argentiques prises au même endroit les années précédentes. Comme chacun sait, ce format brut offre plus de souplesse pour notamment améliorer le rendu du noir et blanc. J’ai donc ressorti ma vieille boîte à outils ( Lightroom et DXO ) et relancé la moulinette de traitement d’images comme autrefois. J’ai bien fait de conserver les scripts de l’époque qui m’ont permis d’accélérer le travail.

Je ne suis pas déçu du résultat. Le niveau de qualité du Canon 40D est tout à fait honorable. Concernant les images en noir et blanc, la pellicule est pour moi toujours supérieure en termes de richesses de nuances et précision des tonalités. Cela dit, avec un ancien appareil comme le 40D, on peut obtenir de belles nuances de gris même si on ne s’approche pas réellement du rendu d’un négatif noir et blanc. Le photographe amateur n’a pas forcément besoin de reproduire avec exactitude les particularités d’un film argentique. Ce qui compte pour lui, c’est la qualité d’image et pas le style des gris. Pour un photographe non professionnel qui aurait envie d’un boîtier plus abouti qu’un appareil d’entrée de gamme, les anciens reflex numériques de la gamme expert et disponibles sur le marché de l’occasion sont particulièrement intéressants. Je viens de voir des EOS 40D à moins de 300 euros sur la Baie.

Donc, si vous possédez un boîtier âgé de trois / cinq ans, dans un parfait état de fonctionnement, soyez rassurés, votre appareil photo n’est pas obsolète. Ne cédez pas aux sirènes du marketing juste pour avoir le sentiment d’être « Up to date ». Vous avez envie de faire évoluer votre équipement ? Procurez-vous plutôt un objectif lumineux par exemple. Vous verrez une nette différence par rapport au zoom de base fourni dans le kit. Et sortez faire des images.

Le noir et blanc avec un Fuji X-Pro1 ou un Olympus OMD ?

Voiture ancienne Pellicule Kodak TMAX

Ce n’est pas parce que je photographie exclusivement en argentique que je ne m’intéresse pas aux nouveautés numériques.

Je continue de m’informer sur les progrès technologiques en matière d’appareils photo. Je garde un œil sur les magazines spécialisés et les tests terrains effectués par mes confrères photographes. Je ne dis pas que je ne retournerai jamais au numérique. Quand je vois certains dossiers techniques et les exemples de photos prises avec un Fuji X100s, un X-Pro1 ou un Olympus OMD,  cela me donne envie de retenter l’expérience, surtout pour la couleur. L’OMD m’a particulièrement séduit avec ses couleurs incroyablement belles. On dirait parfois de la diapo professionnelle.

Ces boîtiers un peu à part pourraient dans un futur proche faire de l’ombre aux reflex numériques experts voire même pros. Ils n’ont pas encore la réactivité d’un reflex et encore moins celle d’un télémétrique mais il faut avouer qu’ils ont de sérieux atouts pour venir rivaliser sur le terrain des appareils professionnels. J’imagine bien un OMD ou un X-Pro1 en complément d’un Full Frame lors d’un reportage de mariage par exemple. D’ailleurs, j’aimerais bien savoir ce qu’en pensent les spécialistes de la photo de mariage équipés en numérique.

Pour ma part, si je devais renouer avec le numérique et si j’optais pour cette nouvelle génération de boîtier, il faudrait que l’on puisse m’autoriser une période d’essai, avant de me décider entre un Fuji et un Olympus. Si je suis presque convaincu de la qualité des images couleurs délivrées par les deux marques, je suis encore un peu sceptique quant à la facilité de manipulation et la simplicité d’utilisation de tels outils photographiques. L’argentique conserve un avantage sur ce point. Les trois mécanismes essentiels à prendre en compte en argentique sont : ouverture, vitesse et mise au point. Les menus et sous-menus complexes des appareils numériques me rebutent.

Il y a un autre point qui me chagrine. Repartir dans le monde du pixel, cela signifie un investissement conséquent car il faudrait aussi m’équiper de bons objectifs. Je ne suis pas « geek » mais exigeant sur le parc optique. Je serai alors peut-être tenté de stopper la pellicule noir et blanc. Aujourd’hui, je peux encore me permettre de consommer du négatif noir et blanc. Mais si j’investis une telle somme dans un Fuji X-Pro1 ou un Olympus OMD, j’aurais du mal à supporter à la fois le coût des produits argentiques et celui d’un équipement numérique haut de gamme qu’il faut sans cesse faire évoluer.

Je suis toujours attaché au noir et blanc argentique parce que je n’ai encore jamais trouvé d’équivalent en numérique. Il m’arrive de temps en temps de découvrir de beaux traitements numériques chez mes confrères mais c’est plutôt rare. Avec un négatif noir et blanc, le résultat est là. On ne se pose pas de question quant à la gamme de gris. Il suffit de choisir une émulsion et traiter ou faire traiter le développement correctement et on est sûr d’obtenir de belles nuances de gris. Je ne sais pas vraiment de quoi est capable un OMD ou un X-Pro en terme de noir et blanc. Évidemment, tout dépend du savoir faire du photographe au moment de la prise de vue et surtout lors du traitement informatique de l’image via Lightroom ou les logiciels de conversion. Mais, je voudrais vraiment être sûr des possibilités de ces deux appareils.

Alors vous, heureux possesseurs de ces deux merveilleux boîtiers Fuji et Olympus, si vous pouviez m’éclairer à ce sujet et si vous pouviez me montrer vos images converties en noir et blanc, je vous serais reconnaissant. La photo ci-dessus a été prise avec un reflex argentique Canon et une pellicule Kodak TMAX 400. J’aimerais vraiment pouvoir retrouver le même style d’image, le même genre de nuances. Je me demande si c’est réellement possible avec l’un ou l’autre des capteurs numériques précédemment cités.

La street photography, c’est mieux sous le soleil

Le soleil est revenu en force aujourd’hui sur le Nord de la France et c’est tant mieux car je suis au bout du rouleau. Je commençais à développer une phobie du noir et à déclencher des crises d’angoisse en rafales. Le labo m’avait prescrit deux tubes de HP5 pour pallier au manque de lumière. Une dose de 1600 ISO de temps en temps ne peut pas faire de mal. Par contre, il faut éviter de forcer sur les ISO, on risque une surexposition. Je ferai tout de même un passage au scanner pour vérifier tout ça.

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Un blog Tumblr de photos noir et blanc argentiques

J’ai décidé d’ouvrir un blog Tumblr exclusivement constitué de photos noir et blanc argentiques pour ceux qui n’ont pas besoin de blabla.

Tout le monde n’a pas envie de se coltiner des histoires de photos argentiques. Les sujets évoqués ici n’intéressent pas le visiteur égaré. Pour beaucoup, l’argentique est mort depuis longtemps. Le numérique a envahi les esprits et les médias au point que même les plus âgés ont oublié la pellicule. Seuls les derniers accros au grain d’argent et les quelques jeunes à la recherche d’infos sur une pratique qu’ils considèrent « fun » viennent intentionnellement consulter le blog Histoires de photos.

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