Le rituel du dimanche matin : la préparation du sac photo

Photo de rue du dimanche matin - pellicule Kodak TX 400

Le petit plaisir du dimanche matin commence par le choix d’un sac photo et d’un appareil.

Depuis quelques années, c’est devenu un petit rituel. Après un bon café fort et un solide petit déjeuner, je prépare un sac photo. Cela fait partie du plaisir du dimanche matin. Je choisis l’une des trois sacoches en fonction du type de photos que j’ai prévu de réaliser et du terrain de jeu ciblé. Si j’ai prévu d’assister à un spectacle de rue ou un événement majeur de la région, je prends le sac d’épaule pour pouvoir y glisser l’EOS 3, deux objectifs, un flash cobra, les pares-soleil et les accessoires de nettoyage des objectifs. Il est solide et offre une bonne protection contre les chocs. C’est utile quand on aime aller au contact. Quand je pars en expédition pour la journée et que j’ai besoin d’emporter un peu plus d’équipement photo, c’est le sac à dos de type trekker qui est privilégié. A l’intérieur, je peux ranger deux boîtiers, trois objectifs, des pellicules à gogo, des filtres, un vêtement de pluie, une gourde et un maximum d’accessoires. Il n’est pas étanche mais dispose d’une protection anti-pluie que l’on déploie en cas de besoin. C’est suffisant.

Mais lorsque j’ai envie de griller de la pellicule noir et blanc dans les rues pavées du Vieux Lille, je préfère de loin la sacoche en bandoulière. J’ai opté pour le Passport Sling de Lowepro. Depuis que j’ai cette sacoche, je ne peux plus m’en passer lors de mes promenades en ville. Il est confortable, léger et très discret. Il ne ressemble pas à un sac photo classique et ne suscite pas la convoitise. Il est surtout appréciable pour son ergonomie et ne me gêne absolument pas pendant mes déplacements. Il épouse la forme du corps, ce qui fait qu’on l’oublie facilement. En général, j’y mets le petit reflex Olympus, lui aussi très compact et ultra léger. Peu encombrant, il m’accompagne aussi dans les librairies et devient un sac de ville anodin. Si on a besoin de plus de place, on peut utiliser l’expansion qui permet de ranger un livre photo, par exemple. Dans le Passport Sling, je peux aussi mettre un reflex expert comme l’EOS 30v. J’ai essayé avec l’EOS 3 et il entre tout juste dans l’étui rembourré. Pour du matériel professionnel et des objectifs lourds, il n’est pas du tout adapté. On ne pourra pas y placer un 70-200 F/2.8 par exemple.

En ce moment, je réserve le dimanche matin à la photo urbaine, quand les rues sont encore calmes. J’ai pris l’habitude d’emporter l’OM 2000. Il est dorénavant prioritaire pour la photo de rue, devant les autres reflex argentiques. Sa simplicité d’utilisation et la possibilité de travailler en hyperfocale en font un outil efficace. En plus du boîtier et de son 35 mm, je peux me permettre d’ajouter dans le Passport Sling un second objectif Zuiko, tellement ils sont petits et légers. Par contre, je prends très peu de pellicules. Trois négatifs suffisent en général. Je fais très peu d’images le dimanche matin. Je n’ai pas besoin de ramener des centaines de prises de vues. Loin du tumulte du samedi après-midi, je prends mon temps pour observer les places vides. Je choisis tranquillement ce que je vais photographier. Je ne m’impose aucun résultat, je suis là pour le plaisir de déclencher en toute sérénité. A partir de l’instant où je prépare mon sac photo, je me plonge déjà dans ma passion et j’essaie d’en profiter au maximum tout au long de ma promenade du dimanche.

Photo argentiqueNumérisationTirages  – Cours photo

12 réactions sur “Le rituel du dimanche matin : la préparation du sac photo

  1. On est dimanche, je viens de lire ton article et… j’envie ton rituel !
    Mais pas de motivation particulière pour faire la même chose !
    Pas grave, ça va revenir avec les beaux jours… 😉

  2. Bonjour Fred,
    Le soucis du détail comme d’habitude et une référence pour les amateurs et les vieux briscards comme moi 🙂 Je ne connaissais pas les sacoches Lowepro, je vais m’y intéresser. Bonne continuation.

  3. C’est plaisant de voir que certains travaillent encore une argentique, moi qui ne fait que du numérique. J’ai racheté quelques appareils argentiques sur des brocantes (un eos 600, un practika M30) et je n’ai pas encore osé me lancer. La seule crainte, ne pas être capable de sortir une seule photo potable, tellement habitué au 7D et à sa technicité moderne… Néanmoins cette histoire de choix du sac est la même lorsque je décide d’aller faire quelques photos en me baladant… Bravo pour votre site que je suis avec beaucoup d’interêts, même si je n’ai pas encore franchi le pas de l’argentique.

    • Sois le bienvenu Steph. Tu as un avantage, c’est ton 7D. Tu peux t’en servir pour évaluer la lumière si tu ne te sens pas en confiance avec les boîtiers argentiques. Si tu aimes la photo, une pellicule ne devrait pas te poser de problème.

  4. Pingback: Qu’y a-t-il dans ton sac photo ? | Histoires de photos

  5. Pingback: Passage à vide | Histoires de photos

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