La photo de rue avec le Canon EOS 30 et le 28-105 II USM

J’ai véritablement commencé la photo de rue en 2001 quand je me suis installé à Glasgow.

C’est à cette époque que je me suis intéressé aux reflex argentiques avec autofocus. Je photographiais encore avec le Pentax de 1993 à mise au point manuelle et j’avais envie d’être plus réactif. Je me suis tourné vers le Canon EOS 30, la première mouture avant que le Canon 30v vienne le remplacer. Je dois avouer que j’étais très influencé par le magazine Réponses photo qui vantait les mérites du Canon EOS 30. Je me souviens, je me disais pouvoir photographier en toutes circonstances, plus rapidement et plus précisément avec l’EOS 30. Il fallait bien se trouver de bons prétextes mais c’est vrai que j’ai gagné en rapidité et les différents types de mesures de la lumière me plaisaient beaucoup. Et puis après tout, je gagnais bien ma vie et je pouvais me permettre d’investir dans un bon reflex expert. Je me suis mis à faire plus de paysages aussi mais c’est surtout dans les rues de Glasgow que je me suis amusé.

Glasgow / Scotland

Je prenais en photo mon environnement proche et le parcours que j’avais l’habitude d’emprunter entre le West-End et le centre de la citée. J’emmagasinais des souvenirs de mon quotidien sans savoir que je pratiquais la photo de rue. C’était une évidence pour moi. Il fallait retenir tous ces souvenirs. Le Canon EOS 30 m’accompagnait partout, au bureau, dans le métro, les musées et jusque dans les highlands. Je ne saurais pas vous dire combien de pellicules j’ai grillées avec ce reflex. Très vite, j’ai senti le besoin d’apporter un plus à ce boîtier qui était devenu mon compagnon de route. J’ai abandonné le timide zoom livré en kit avec l’EOS 30. J’ai jeté mon dévolu sur un objectif trans-standard très efficace : le Canon EF 28-105 II USM. Cet objectif est longtemps resté un TOP achat y compris sur les premiers reflex numériques Canon. J’étais ravi de la célérité de cet objectif à faire la mise au point et dans un silence très appréciable. Il couvre absolument tous mes besoins, du grand angle au petit télé. Aujourd’hui, on lui reprocherait son manque de luminosité mais quand on voit les piètres performances des kits actuels en 18-70, le Canon 28-105 n’a pas à rougir. Les contrastes sont superbes et la définition d’un très bon niveau.

Glasgow

Le Canon EOS 30 équipé de son 28-105 à tout faire, j’avais trouvé le couple idéal. Les rares occasions où je me suis permis de dévisser le 28-105, c’est lorsque je manquais de lumière et que le 50 mm F1,4 devenait indispensable, en intérieur en l’occurrence. Sinon, la quasi totalité des photos des rues de Glasgow ont été prises avec cet objectif. En 2003, les reflex numériques ont fait leur apparition dans mes sacs photo. Le Canon EOS 30 et son zoom m’ont suivi malgré l’attractivité du numérique. Forcément, les reflex numériques m’offraient l’avantage de déclencher sans compter.

Scotland - Glasgow city

Par la suite, les reflex numériques se sont succédé et le Canon EOS 30 perdait du terrain face aux boîtiers à pixels. J’ai revendu le compagnon en 2008, préférant conserver le Canon EOS 3 qui me suffisait amplement, vu le peu de pellicules que j’utilisais. Mais j’ai rapidement regretté l’EOS 30. Incapable d’abandonner l’argentique, j’avais régulièrement envie de retravailler avec ce petit boîtier. J’ai craqué en 2009 sur son remplaçant, le Canon EOS 30v. Ce dernier modèle ressemble de très près à l’EOS 30 mais dispose en plus de l’ETTL II, un système de gestion du flash bien meilleur sur le contrôle de la distance avec le sujet. Il possède aussi le fameux Eye Control qui permet de faire la mise au point avec l’oeil, simplement en pointant le regard sur le sujet. Le revêtement a été amélioré sur le 30v et un bel éclairage bleuté est venu agrémenter l’écran des réglages.

Glasgow - Scotland - Museum

Aujourd’hui, le 30v est toujours à portée de main et il y a constamment une pellicule d’avance dans le boîtier. J’ai aussi récupéré le zoom qui lui convenait si bien, le 28-105. Je ne pouvais pas faire autrement. C’est d’avantage nostalgique que raisonnable mais au moins je peux poursuivre mon travail de photo de rue comme avant. Si vous êtes à la recherche d’un excellent couple boîtier / objectif argentique, sans compromis sur les possibilités de réglages d’exposition, de mise au point et doté d’un bon viseur, choisissez le canon EOS 30/33 et le 28-105 II USM. Vous serez comblé, je vous le promets.

Bus dans Glasgow
Scotland - Glasgow
Provocation in Glasgow
Botanic Garden - Glasgow

5 réflexions sur “La photo de rue avec le Canon EOS 30 et le 28-105 II USM

  1. Bonjour, je viens de lire votre réflexion , je viens de me remettre , également , un peu à l’argentique … sur un eos 33 avec un 28-105 is usm et mon 100-400 L que j’utilise principalement sur mon 50d et 7d . Je n’avais plus shooter en argentique depuis 10 ans, et quel plaisir de retravailler son cadrage, de se déplacer, de prendre son temps , oui un réel plaisir que le numérique estompe peu à peu … A présent Je vais griller quelque film plus régulièrement avec cet appareil (l’eos 33) que je trouve fantastique et doté un très bon viseur !!!!

    • Bonjour Mat.
      Je te remercie de ton intervention. L’EOS 33, pour ceux qui ne connaissent pas, est l’équivalent du 30. La seule différence c’est le pilotage de l’autofocus par l’oeil qui n’est pas présent sur le 33. Mais cet accessoire n’est pas essentiel. Sur un EOS 33, on peut monter aussi un 50 mm F/1.8, un objectif fixe extra pour le bokeh argentique. On peut l’emporter partout et pour tout.A la différence des anciens argentiques 24 x 36 mécaniques, il monte au 1/4000 ème et se pilote comme un reflex numérique.

  2. Bonjour

    Je me suis mis au numérique il y a 3 ans, mais aujourd’hui, J’ai repris mon EOS30 et son EF 28-105 mm 1:3,5-4,5 II U S M. Je retrouve le plaisir et le mystère de la prise de vue sans concession. Le numérique me laisse quelque peu dubitatif.Je suis photographe amateur, mes meilleurs clichés à ce jour, ont été réalisés avec deux argentiques : le Pentax ME Super et le Nikon F70 (j’ai fait assez récemment scanné des films et diapositives couvrant une période de 1977 à 1999, et si en toute modestie le support original était excellent, le résultat m’a agréablement surpris). J’utilise aussi le tout nouveau canon EF 16-35mm f/4L IS USM mais hormis bien sur l’avantage du grand angle, je n’ai pas trouvé un grand plus en terme de « piqué » par rapport au 28-105.

    Félicitations pour votre article et les photos.

    Bien Cordialement

    Philippe

    • Bonjour.
      Je vous remercie pour votre témoignage. L’EOS 30 et le 28-105 II USM forment un excellent couple. Le 16-35 F/4L IS est vraiment excellent et apporte tout de même un plus à F/4 par rapport au 28-105 qui ne se montre pas très performant à pleine ouverture. Le contraste est aussi meilleur par exemple avec un 17-40 F/4 L.Personnellement, j’ai bien constaté une qualité d’image supérieure avec les objectifs de la gamme L même si je continue à apprécier cet objectif transstandard bien pratique de par sa compacité et suffisant pour de la pellicule, un support beaucoup moins exigeant que les capteurs d’aujourd’hui.
      Amicalement.

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