Balade photographique à Gand

Gand - tirage papier

Ce samedi après-midi, je photographie la ville de Gand en noir et blanc.

Je retourne enfin à Gand avec un grand plaisir. Je n’ai pas mis les pieds dans cette ville magnifique depuis quelques années. Je vais bientôt préparer la sacoche et choisir le matériel. J’hésite encore entre un reflex argentique Canon accompagné d’un zoom 28-105, très polyvalent pour saisir les scènes urbaines, et le 24×36 Olympus OM avec son 35 mm F/2.8, plus léger et plus discret. Je dis toujours que la ville se traduit plus facilement au grand angle mais rien n’interdit de prendre un petit télé si on cherche à isoler des détails intéressants sur les façades des immeubles par exemple. Le Canon EF 28-105 est appréciable dans ce contexte et reste de taille modeste comparé aux zooms 70-300.

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Les prochaines photos de mariage seront argentiques

Les futurs mariés ont souhaité des photos noir et blanc argentiques.

A mon grand étonnement, je suis invité à un mariage dans le Pas-de-Calais par un couple que je ne connaissais pas, juste pour réaliser quelques photos noir et blanc argentiques.
En fait, ce sont les connaissances d’un ami qui leur a suggéré mes services. Ils sont venus visiter le blog Histoires de photos et apparemment, ils ont été séduits par mon travail en noir et blanc classique. Les futurs mariés souhaitent ma présence aux vins d’honneur en tant que photographe non-officiel. Ils m’ont demandé de réaliser quelques portraits en noir et blanc argentique pour cette seule partie du mariage. J’aurai donc deux à trois heures à consacrer à la séance photo. Ensuite, j’aurai la liberté de prendre un verre et déguster quelques canapés si les convives m’en laissent un peu.
Le reportage photo, lui, sera assuré de bout en bout en numérique par un cousin de la famille puisque les fiancés n’ont pas le budget pour engager un professionnel toute une journée. Je ne sais pas s’il sera en mesure d’assumer cette responsabilité et je me demande s’il a bien conscience qu’il ne pourra pas profiter de cette journée comme tout un chacun. En tout cas, cela n’a pas l’air d’inquiéter les jeunes commanditaires. Un mariage est un moment important dans la vie d’un couple. Les temps forts de la mairie, de l’église et même des préparatifs ne doivent pas être loupés. Enfin, c’est leur choix et je le respecte.

Photographe de mariage à Lille

Pour ma part, je serai dédommagé pour les dépenses occasionnées (pellicules, développements et déplacement), mais je ne serai pas rémunéré. En quelque sorte, c’est un échange de bons procédés. Je rends service à un ami proche et je profite de l’occasion pour agrémenter mon portfolio de portraits de mariés. Lire la suite

Le rituel du dimanche matin : la préparation du sac photo

Photo de rue du dimanche matin - pellicule Kodak TX 400

Le petit plaisir du dimanche matin commence par le choix d’un sac photo et d’un appareil.

Depuis quelques années, c’est devenu un petit rituel. Après un bon café fort et un solide petit déjeuner, je prépare un sac photo. Cela fait partie du plaisir du dimanche matin. Je choisis l’une des trois sacoches en fonction du type de photos que j’ai prévu de réaliser et du terrain de jeu ciblé. Si j’ai prévu d’assister à un spectacle de rue ou un événement majeur de la région, je prends le sac d’épaule pour pouvoir y glisser l’EOS 3, deux objectifs, un flash cobra, les pares-soleil et les accessoires de nettoyage des objectifs. Il est solide et offre une bonne protection contre les chocs. C’est utile quand on aime aller au contact. Quand je pars en expédition pour la journée et que j’ai besoin d’emporter un peu plus d’équipement photo, c’est le sac à dos de type trekker qui est privilégié. A l’intérieur, je peux ranger deux boîtiers, trois objectifs, des pellicules à gogo, des filtres, un vêtement de pluie, une gourde et un maximum d’accessoires. Il n’est pas étanche mais dispose d’une protection anti-pluie que l’on déploie en cas de besoin. C’est suffisant. Lire la suite

La photographie argentique – avec quel appareil ? Deuxième partie

Dans le billet précédent, la photographie argentique – avec quel appareil ? , je disais que l’on ne parle pas assez de certaines marques d’appareils photo argentique. Je sais que certains photographes aimeraient apprendre à travailler l’argentique avec un boîtier sérieux et pas cher mais sans faire de compromis sur la qualité. Ces appareils existent, on en trouve encore quelques uns sur la Baie et sur le bon coin. Malheureusement, les générations numériques et ceux qui n’ont connu que le Canon AE1 n’ont aucune référence en tête mis à part les célèbres marques allemandes dont le prix même justifié en freine plus d’un. C’est pourquoi, j’avais envie de vous faire part de mes coups de cœur en espérant pouvoir de temps en temps vous guider vers un appareil photo.

Agfa APX 100

Entre les bijoux de haute précision et les boîtes à clic archaïques, il existe toute une série d’appareils photo très intéressants et à des prix abordables.

On vient régulièrement m’interroger sur tel ou tel appareil, mais malheureusement, je ne les connais pas tous. D’autant plus que je suis resté fidèle au format 24 x 36 et en argentique, les formats peuvent être différents d’un modèle à l’autre. Certains boîtiers, peu connus du grand public, procurent un réel plaisir à pratiquer la photographie argentique. Je pense notamment aux moyens formats comme le Bronica, le Yashica Mat 124, Rolleicord, Kiev, Fuji 645. Pour ceux qui se demandent, ce sont entre autre les boîtiers que l’on plaque sur le ventre pour pouvoir viser. La définition est grossière mais je n’ai pas envie de rentrer dans le détail.

Si je devais à nouveau réaliser des portraits de mariés en argentique, je prendrais certainement un Pentacon Six Tl, le cousin, en quelque sorte, du célèbre Kiev 60 soviétique. C’est un boîtier étonnant qui n’a pas le look des moyens formats que l’on connaît tous. Il ressemble plus à un gros reflex argentique. Cet appareil a de sérieux atouts. Il est capable de délivrer des photos de très bonne qualité. Son objectif courant, le Zeiss Jena MC Biometar 2.8/80 lens est d’excellente facture et on peut lui associer bon nombres d’objectifs dont les fameux Carl Zeiss Jena. Fabriqué en Allemagne de l’Est, le Pentacon Six Tl permet de monter au 1/1000 de seconde. Il dispose aussi d’un synchro TTL au flash, semblerait-il. Son prix d’occasion tourne aux alentours des 300 euros, un tarif raisonnable au regard de ses possibilités. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de tenir en main un Pentacon Six Tl, mais d’après tout ce que j’ai pu lire sur le net, je suis déjà très intéressé par ce moyen format. Seul petit bémol, on peut parfois rencontrer des difficultés au moment du chargement de la bobine.

La photo présente ci-dessus est issue d’une pellicule 135 mm utilisée dans un reflex argentique. J’ai scanné la pellicule en pensant au moyen format. Je trouvais que le format carré convenait assez bien au sujet. Je dois avouer que je pense de plus en plus souvent à investir dans ce genre d’appareil. Le moyen format, c’est un autre état d’esprit que le reflex 24×36. On prend son temps et on compose différemment qu’avec un reflex. Avec le Pentacon Six Tl on pourra bien sûr réaliser toutes sortes de prises de vues et pas seulement du portrait. Si vous voulez en savoir un peu plus sur le Pentacon Six Tl, retrouvez les articles dans le blog : La cabine argentique.

Dernières traces de neige – photo noir et blanc argentique

Je voulais en finir avec les photos d’hiver. Je me suis empressé de scanner les dernières pellicules de neige fraîchement développées.

J’espère que cette fois-ci, c’est la bonne : la dernière des dernières offensives de l’hiver. Si on pouvait enfin reprendre la photo d’extérieur en manches courtes, ce serait une bonne chose pour le moral. Je crois que je vais classer vite fait bien fait les derniers scans des photos de neige, juste quelques mots-clés et deux ou trois clics dans les catégories via Adobe Bridge et le tour est joué. Cela m’étonnerait fort que l’on me demande des photos de paysages enneigés à l’approche du printemps, le vrai. Les images resteront planquées jusqu’au prochain hiver.

Stage photo : priorité ouverture ou priorité vitesse ?

C’est l’une des questions récurrentes des photographes débutants.

Quand on quitte le mode automatique, faut-il privilégier la vitesse ou donner la priorité à l’ouverture ? Dans quels cas utiliser l’un ou l’autre de ces modes dits créatifs ? Priorité vitesse et ouverture sont des notions évidentes pour le photographe expert mais déroutantes pour le débutant. Pour beaucoup, l’objectif est de réussir à faire de belles photos et ils ne comprennent pas l’intérêt de ces deux modes. L’image doit être bien nette, bien contrastée avec de belles couleurs. Malheureusement, ces critères ne suffisent pas à eux seuls. Une bonne photo c’est avant tout un regard personnel sur le monde, une mise en valeur du sujet, une interprétation de la réalité, un ressenti de la situation. Et tout cela passe par des choix pertinents au moment du déclenchement. Le placement, le timing, l’angle de vue et ce qui va être mis en avant dans le cadre ont autant d’importance si ce n’est plus que la qualité technique de la prise de vue. Mais cette manière d’appréhender la photo ne s’acquière pas en un jour ni au bout de quelques heures de stages. Il faut pratiquer durement et se forcer à comprendre pourquoi cela marche dans les photos des bons photographes.

Insolite

L’idéal serait de pouvoir suivre une formation qui explique pourquoi une photo est bonne et pourquoi une autre ne l’est pas. C’est un aspect un peu trop délaissé dans les clubs photo pour débutants. Au lieu de perdre un temps fou sur des logiciels de traitement d’images, les formateurs devraient enseigner aux photographes en herbe les bons gestes et leur apprendre à se poser les bonnes questions. Je n’ai pas déclenché au bon moment, j’ai mis trop d’éléments dans mon cadre, mon point de vue aurait été meilleur si je m’étais accroupi, le sujet principal aurait eu plus de force si je l’avais placé ailleurs qu’au centre de l’image, etc, etc… Lire la suite

La photo de rue avec le Canon EOS 30 et le 28-105 II USM

J’ai véritablement commencé la photo de rue en 2001 quand je me suis installé à Glasgow.

C’est à cette époque que je me suis intéressé aux reflex argentiques avec autofocus. Je photographiais encore avec le Pentax de 1993 à mise au point manuelle et j’avais envie d’être plus réactif. Je me suis tourné vers le Canon EOS 30, la première mouture avant que le Canon 30v vienne le remplacer. Je dois avouer que j’étais très influencé par le magazine Réponses photo qui vantait les mérites du Canon EOS 30. Je me souviens, je me disais pouvoir photographier en toutes circonstances, plus rapidement et plus précisément avec l’EOS 30. Il fallait bien se trouver de bons prétextes mais c’est vrai que j’ai gagné en rapidité et les différents types de mesures de la lumière me plaisaient beaucoup. Et puis après tout, je gagnais bien ma vie et je pouvais me permettre d’investir dans un bon reflex expert. Je me suis mis à faire plus de paysages aussi mais c’est surtout dans les rues de Glasgow que je me suis amusé.

Glasgow / Scotland

Je prenais en photo mon environnement proche et le parcours que j’avais l’habitude d’emprunter entre le West-End et le centre de la citée. J’emmagasinais des souvenirs de mon quotidien sans savoir que je pratiquais la photo de rue. C’était une évidence pour moi. Il fallait retenir tous ces souvenirs. Le Canon EOS 30 Lire la suite

Il faut que je reprenne des couleurs pour cet été

Côté soleil, je suis en négatif.

Je me trouve un peu pâle en ce moment. Grosse fatigue et manque de soleil, je commence à saturer. Après un hiver rigoureux et un peu trop long à mon goût, j’ai besoin de reprendre des couleurs. Je me suis prescrit une cure de Kodak Gold pour les premiers beaux jours de printemps. Je scanne les pellicules couleur juste pour me soigner en attendant l’arrivage d’un nouveau stock de négatifs. Revoir la lumière et ressentir la chaleur sur les négatifs des années précédentes, cela fait du bien.

Kodak Gold 200

Pellicule Kodak Gold 200

Je constate que tous les photographes récemment convertis à l’argentique ne connaissent pas les pellicules amateur comme la Fuji Superia et la Kodak Gold. Les négatifs noir et blanc ont apparemment plus la côte que la couleur chez les nouveaux adeptes. Une jeune photographe totalement novice en argentique me demandait comment éviter la surexposition avec une pellicule. Justement, il ne faut pas avoir peur d’exposer un peu plus longtemps un négatif. A contrario du numérique, les Fuji Superia et la Kodak Gold supportent très bien une forte surexposition. Elle est même conseillée pour obtenir un beau film au développement. Ainsi le grain disparaît et le scan en est facilité.

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Pas de photo à la tombée de la nuit avec un argentique ?

Photo d'un manège en noir et balnc argentique le soir avec vitesse lente - Photos de nuit en argentique et en noir et blanc

Pellicule Agfa APX 100

Tant qu’il y a de la lumière, on peut photographier à main levée, même la nuit, comme ici au 1/8 de seconde.

Histoires de photos : Blog photo argentique, récits et expériences.

Dernières neiges en noir et blanc argentique

OM2000 208

Cette semaine, ce sera peut-être la dernière occasion de photographier la neige dans la région. Si je ne le fais pas, ma compagne va me passer un savon. Elle reste nostalgique de sa région natale en Allemagne où la neige est abondante. Si dans les prochains jours, je prends la route et l’appareil photo, ce sera pour elle car en vérité, je ne suis pas très motivé pour aller affronter le froid. Ici, la neige n’est pas aussi belle qu’en montagne. Dans le Nord, on imagine mal une couche de neige immaculée type carte postale sous un beau ciel bleu. Le noir et blanc est donc plus approprié. Les négatifs Kodak et Agfa ainsi que les moufles sont déjà prêts, reste à attendre les probables derniers flocons de cet hiver.

Tri-X - 125

Cabines de plage – Cayeux-Sur-Mer – Photo couleur argentique

Tirage d'art format carré - Cabines de plage - Cayeux - France

Kodak Ektar 100 – Tirage numérique

La première chose qui m’a surpris quand j’ai scanné le négatif, c’est le ciel.

Tirages en édition limitée sur papiers Fine art.

Photographies de bords de mer, paysages côtiers et paysages urbains.

Format 30 x 30 cm : 60 €

Tirages couleur et NB

Conditions méteo et le moral du photographe

Olympus OM 2000 Agfa APX 100

Pellicule Agfa APX 100

Et moi qui pensais en avoir terminé avec le froid. Méteo France annonce le retour de températures négatives et de la neige à partir de lundi. La fatigue s’installe. Je m’invente mille prétextes pour ne pas sortir. Conséquence, je prends moins de photos. Et moins je photographie, plus le moral baisse. Pour une fois que j’ai un stock d’avance en négatifs noir et blanc, je ne vais quand même pas rester enfermé !

Je me souviens avoir photographié la côte bretonne en couleur

la côte sauvage en couleur - photographie de Bretagne - achat et vente

Numérisation du tirage

La côte bretonne est magnifique. J’ai retrouvé cette photographie couleur parmi les souvenirs de vacances. Un jour, j’y retournerai juste pour me remplir les yeux de ses paysages splendides et au passage, prendre quelques photos noir et blanc au format carré.

Lumière blanche, Agfa APX 100 et contrastes

scanner pellicule AGFA APX 100

La lumière était d’une tristesse… Je n’ai rien vu d’intéressant sur le plan photographique.

C’est le genre de lumière blanche qui n’inspire personne ou presque. Au loin, les tonalités et les formes se confondaient. Aucune ombre même légère n’est venue renforcer les reliefs. Il vaut mieux trouver un sujet à photographier de très près dans ce cas, mais absolument rien n’a attiré mon regard. A la rigueur, c’était une lumière plutôt appropriée au portrait. Dans le boîtier, l’Agfa APX 100 était encore restée à la première vue. C’est une pellicule que j’utilise essentiellement quand le soleil est présent. Malheureusement, ce jour là, je n’étais pas servi en matière de contrastes. Sur le chemin du retour, je me suis dit que j’aurais mieux fait de scanner les dernières négatifs noir et blanc qui m’attendent.

Je voulais tout de même vérifier si on peut restituer des tonalités intéressantes malgré la piètre qualité de la lumière. En passant sous le pont, j’avais remarqué une mouette planant au ras de l’eau. L’oiseau blanc contrastait avec la surface sombre du canal. J’ai saisi l’occasion pour déclencher au moins une fois. J’ai tout de suite mesuré la lumière sur le pilier grâce à la mesure centrale pondérée de l’Olympus. Il fallait éviter que le contre-jour ne vienne sous-exposer la scène. La photo ne vous intéressera certainement pas mais elle valait la peine d’être prise en guise de test. Le rendu des tonalités moyennes n’est pas mauvais. Si le ciel est blanc et la lumière sans intérêt, l’Agfa APX 100 mérite d’être exposée dans un milieu sombre.

Usine abandonnée – photographie noir et blanc argentique

Usine abandonnée en noir et blanc argentique - Kodak BW 400 CN

Pellicule Kodak BW 400 CN

J’ai arrêté de photographier avec la Kodak BW 400 CN.

A l’achat, elle coûte deux fois plus chère qu’une Tri-X. J’aimais bien les contrastes de cette pellicule. En plein soleil, elle offre un bon rendu. Enfin, c’est une affaire de goût. J’avais photographié des vieux ponts et des chemins de fer avec la BW 400. Les matières noires ressortaient bien. Je me laisserais bien tenter à nouveau par cette pellicule un peu à part. Le développement s’effectue avec la chimie destinée aux pellicules couleurs. Vous pouvez donc la déposer dans votre laboratoire de quartier sans devoir attendre des jours. L’autre particularité de ce négatif, c’est l’absence de grain. Il disparaît au moment du développement. Je crois que je vais faire une entorse à mes restrictions budgétaires. Cinq négatifs de 36 poses ne vont pas me ruiner et j’économiserai sur les cinq paquets de cigarettes que je n’achèterai pas. Je sais, c’est une mauvaise excuse. Je ne fume pas. Non, franchement, j’ai bien envie de goûter à nouveau à cette Kodak noir et blanc. Je pourrais commencer avec une série de photos d’usines à l’abandon. Pour cela, il faut que je me renseigne auprès des spécialistes du genre Urbex dans le Nord Pas-de-Calais. Je ne connais pas de sites intéressants et accessibles. Si vous avez des bons tuyaux, je suis preneur.

Matériel photo argentique amateur et qualité d’image

festival mondial cornemuses Glasgow EcosseCanon EOS 30 – Objectif Canon EF 75-300 USM

J’ai replongé dans mes archives de 2002. A l’époque, je photographiais encore avec du matériel photo basique, surtout au niveau des objectifs. Les pellicules étaient choisies exclusivement dans une gamme amateur. Je suis sidéré de constater que la qualité des photos argentiques n’est finalement pas si mauvaise. Comparées aux photographies actuelles prises avec du matériel pro, les photos se défendent bien. Aujourd’hui, je suis moins exigeant quant aux performances de l’équipement. Je ne suis pas non plus à la recherche de l’ultime précision des images ni de l’exactitude par rapport à la réalité. Le style de photos que je faisais autrefois en couleur me plaît à nouveau. S’il y a une chose que je corrigerais, ce sont les défauts des scans de l’époque.

Certes, aujourd’hui, les focales fixes lumineuses m’intéressent davantage qu’avant. Si je le pouvais, je m’équiperais en objectifs de la marque Carl Zeiss, comme le 135 mm F/2, montés sur un reflex EOS par exemple mais n’ayant pas les moyens de mettre 2000 euros dans une seule optique à l’heure actuelle, un 75-300 USM III d’occasion à 130 euros pourrait faire l’affaire. Évidemment, l’objectif est moins prestigieux et bien moins qualitatif mais quand il s’agit de photographies argentiques de tous les jours, des souvenirs du dimanche sans grande importance et tant que cela reste dans le domaine du loisir, je pense que je peux être moins exigeant. Sur un reflex numérique haut de gamme, il va sans dire que je serais plus pointilleux sur le choix des objectifs. Les capteurs récents ne pardonnent aucune imperfection de la part des lentille. Quant à l’argentique, à moins de vouloir photographier dans des conditions de lumières difficiles et prétendre exposer ses photos en grand format dans une galerie d’art, dans ce cas, les objectifs de qualité sont recommandés.

Quel sujet photo choisir en noir et blanc ?

Photographie noir et blanc argentique - berges du canal de la Deûle

Pellicule Agfa APX 100

Vous venez de placer un négatif noir et blanc dans votre premier appareil photo argentique.

Vous avez déniché une antiquité sur la baie et vous êtes heureux d’avoir remporté l’enchère. Vous avez jeté votre dévolu sur ce bloc notes à la Tintin parce que vous aimez les vieilles mécaniques et la photo noir et blanc à l’ancienne. Les articles élogieux à propos de cet engin et les photographies qui l’accompagnent ont eu raison de vos doutes. En questionnant les relations sur les réseaux sociaux concernant le choix d’une pellicule, vous avez décidé de goûter à la Kodak. Les négatifs noir et blanc commandés sur le net sont arrivés avant le boîtier tant convoité. Quand le colissimo est enfin livré, vous vous empressez de manipuler l’objet afin de vérifier qu’il ne présente aucun défaut, que le mécanisme fonctionne bien. Vient le moment de positionner un négatif correctement. La tâche est plus facile qu’il n’y paraît. C’est un moment de bonheur quand vous appuyez sur le déclencheur et que le compteur de vues indique que le film avance comme il faut. L’appareil est disponible pour une première exposition. Vous êtes impatient de parader fièrement dans la rue avec votre boîte en métal. Vous allez pouvoir tester le noir et blanc classique avec la Tri-X. Et là, vous vous demandez quel sujet photographier.

Reporter photographe, c’est un métier !

Corvette - Kodak Ektar 100

Pellicule Kodak Ektar 100

J’ai ouvert le capot de l’appareil photo trop tôt.

Le négatif à l’intérieur n’était pas rembobiné. La lumière a dû griller au moins deux vues. Il y avait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. La dernière fois c’était en 2001, face au château de Eilean Donnan en Ecosse. A l’époque, je photographiais avec un reflex Canon EOS 30. Sur ce modèle, la pellicule se rembobine automatiquement en fin de parcours. Théoriquement, on ne peut pas faire d’erreur. J’étais distrait. C’était impardonnable.
Cette fois-ci, c’est avec le boîtier mécanique. C’est bête, je venais de prendre en photo un fait divers. Alors que je longeais le canal à la recherche d’éléments graphiques offerts par les friches industrielles du coin, une immense tour de béton en cours de démolition a basculé du mauvais côté. Des gravas ont ouvert une brèche dans l’enceinte de séparation censée protéger le chemin du halage. Les débris ont atterri à l’endroit même où je venais de passer dix minutes plus tôt.

Je ne pense pas que j’aurais été blessé. Par contre, j’aurais eu la frousse de ma vie à entendre le fracas épouvantable que cette masse de béton a engendré. C’est certain. Je ne pouvais pas rester à distance. Je me suis approché des ouvriers qui se pressaient de déblayer le chemin. Je me suis permis de prendre une photo de cette scène insolite. Peu de temps après, la police est arrivée sur place. Quelque part, je n’étais pas mécontent d’être témoin de cet incident. Pour une fois, j’avais l’occasion de jouer au reporter photographe. Sauf que malheureusement, encore stupéfait de ce qui venait de se produire, j’ai ouvert le dos de l’appareil avant même d’avoir rembobiné. C’était la dernière vue sur le négatif.

Bon dimanche.

Les dunes du Nord – tirage noir et blanc en vente

Dunes du Nord - tirage noir et blanc

Photographie disponible sur papier Baryté

Format 20×30 cm : 35 €

Format 30×40 cm : 55 €

Photographie noir et blanc argentique – Impression pigmentaire sur papier Canson Baryta 310 grs
Vente de photographies noir et blanc classiques – Paysages de bords de mer – Paysages du Nord et Belgique.