La diapo a-t-elle encore une place dans le monde de la photo ?

Expo photo voitures collection voitures d'exception en couleurs

La diapositive a-t-elle encore un quelconque intérêt de nos jours ?

Les inconvénients de la diapositive sont nombreux par rapport au numérique. La pellicule est chère à l’achat comme au développement. Grosso modo, il faut compter entre 14 et 18 euros pour une pellicule de 36 poses, prix d’achat et développement compris. L’exposition est délicate. Contrairement au négatif, la diapo ne supporte pas une mesure approximative de la lumière. Une surexposition même légère peut s’avérer fatale et c’est malheureusement définitif. Vous ne rattraperez pas les hautes lumières comme le permet le RAW et Lightroom. Ensuite, il faut posséder un scanner dédié à la photo pour pouvoir publier ses diapos sur le net ou les imprimer sur papier. Franchement, la diapo ne fait pas le poids face au numérique.

Alors que le numérique fait des merveilles en termes de qualité d’image, de couleurs et de netteté, on se demande quelle légitimité peut avoir la diapo aujourd’hui. Les capteurs des appareils photos numériques actuels sont tellement performants, pourquoi vouloir encore photographier avec de la diapo ? Et si nous ne sommes pas satisfaits des images délivrées par notre APN, les logiciels nous aident à doper les couleurs, accentuer la netteté, renforcer les contrastes. Donc, ce qui autrefois faisait la force de la diapo, à savoir des couleurs intenses et une netteté incomparable, est aujourd’hui complètement dépassé par le numérique. Vous ne trouvez pas ?

Pourtant, je m’accroche mordicus à l’argentique. J’ai construit ce blog en grande partie autour du négatif. Mais concernant la diapo, je ne trouve pas d’argument pour plaider en sa faveur. Oh bien sûr, si j’étais fortuné, je pourrais me faire plaisir, comme on se fait plaisir en conduisant une voiture de collection. J’exposerais de temps en temps un film inversible avec un Mamiya ou un Pentax moyen format.
J’avoue être parfois nostalgique des couleurs de la diapo. J’ai tenté de recréer une fois ou deux le style d’une Velvia ou d’une Provia à partir d’une photo numérique, sans vraiment y parvenir. Finalement, je me suis fait à l’idée que le numérique pouvait remplacer la diapo tout en acceptant ne pas retrouver les mêmes sensations.

J’invite les photographes à venir témoigner de leur passion pour la diapo. Ils pourront défendre leur émulsion préférée et expliquer pourquoi, à l’ère du numérique tout puissant, il peut être intéressant de choisir une diapositive et dans quelles conditions.

Velvia 50 for beach photography and kites.

702
Lille 2004

Scotland. A place where I'd like to live.
Voiture Bélier

Fuji Velvia

Fuji Velvia 50 pellicule photo numérisée

13 réflexions sur “La diapo a-t-elle encore une place dans le monde de la photo ?

  1. Bonsoir Fred,

    J’ai beaucoup travaillé à l’époque (c’est loin) avec des émulsions « ilnversibles » et surtout les Ektachrome de Kodak…en faillite depuis plusieurs semaines et j’en ai gardé d’excellents souvenirs 😀

    Quelle saturation dans les couleurs….comme d’ailleurs avec le cibachrome d’Ilford.

    Bonne soirée Fred

  2. J’ai été un inconditionnel de la diapo, travaillant en Provia essentiellement. Si les couleurs du numérique n’ont jamais le même éclat, on peut s’en approcher en utilisant des polas et en jouant ensuite sur le développement du RAW. Et comme en dynamique, on a sensiblement les même caractéristique en numérique, on a souvent des résultats qui, s’ils ne sont pas identiques sont en tout cas très proche du rendu des diapos.

    Je crois malheureusement qu’il est difficile de trouver des arguments en faveur du film inversible : la plupart étant aussi des arguments en faveur des capteurs à part peut-être les effets de moirage qu’on a quelques fois sur le numérique ou la réponse non continue au spectre lumineux ce qui fait quelques fois apparaitre des couleurs bizarre avec le numérique (on perd certaines fréquence du spectre lumineux, ce qui n’est pas le cas avec le film)… C’est vraiment le seul argument que j’ai en poche et il est bien faible et surtout sans valeur a part dans des cas vraiment particulier (utilisation en cinéma par exemple pour la photo de plateau sur des tournages au film… de plus en plus rare eux aussi).

  3. Salut Fred

    Je n’ai jamais pratiqué la diapo mais quand je vois la qualité des photos que tu présente dans ton article je me dis que ça semble intéressant !
    A mon avis l’utilisation de la diapo n’a du sens que si tu utilise un moyen format argentique, pour la qualité du fondu entre zone nette et floue. Pour avoir des couleurs bien saturées et une qualité d’image exceptionnelle.

    À bientôt

  4. Pour avoir beaucoup utilisé de la diapo et même encore récemment…… . Je trouve le rendu des couleurs bien souvent exceptionnelles pour moi!

    Très bon article et superbement illustré!

  5. J’utilise encore des diapo et des négatifs, j’ai pas d’appareil photo numérique, ils sont très chers et mon Holga, lomographique me rend de très bons résultats.
    Comme tous ont dit, les couleurs au numérique ne sont jamais semblables au analogue.

  6. De mon côté, je redécouvre la photo argentique depuis peu. Je pratique le Noir et Blanc et la diapo pour la couleur.

    Je ne suis pas du tout un expert en photographie mais voici ce que j’apprécie avec les diapos :
    – vous l’avez dit : les couleurs en pleine lumière. Je possède un Canon EOS 5D qui n’est pas mauvais dans ce domaine, mais je trouve que la Velvia 50 a de plus belles couleurs (principalement lorsque la lumière est intense ce qui est souvent le cas en Provence).
    – de plus, le résultat est immédiat : certes avec le numérique, on peut modifier en post-traitement. Mais la retouche photo derrière son écran d’ordinateur, ça n’est pas mon fort. Et cela s’éloigne de ce qui est pour moi un côté plaisir de la photo (être dehors et rechercher l’inspiration dans ce qui nous entoure).
    – la qualité/le piqué : mes diapos scannées ont a mon sens une résolution aussi bonne (voire meilleur) que celles prises avec le capteur 14 Mp plein format.
    – le côté exigeant et non modifiable de la diapo est aussi pour moi un avantage : sachant que je n’ai pas le droit à l’erreur, je porte naturellement beaucoup plus attention aux paramètres de prise de vue contraste/exposition/reflets…
    – le format : ça fait peut être un peu ringard, mais rien de tel qu’un projecteur et un écran pour partager ses photos en famille. Au lieu de s’agglutiner derrière un écran d’ordinateur… Bon vous me direz, on peut aussi acheter un vidéo-projecteur (mais ça n’est plus le même prix).

    Le critère de coût que vous avancez (le cout d’achat et de développement est effectivement élevé), mais il faut bien voir que l’achat d’un appareil argentique (forcément d’occasion) est bien moindre que celui d’un numérique. Pour ma part, j’ai acheté un Canon EOS 30V comme neuf pour 140 euros, ce qui laisse un peu de temps avant d’amortir un boitier Numérique équivalent. Et, comme indiqué précédemment, on ne prend une photo que lorsque l’on est sûr qu’elle soit réussie, on prend donc moins de clichés qu’avec un numérique (à prendre en compte pour comparer les coûts globaux) sans que cela soit à mon sens un inconvénient (combien de photos prises en numérique qui ne servent pas à grand chose…).

    Donc, personnellement, je serai triste de voir disparaitre cette technologie. J’envisage même d’acheter une machine Jobo d’occasion pour révéler les films moi-même.

  7. pour trouver un intérêt à l’inversible, il suffit d’une seule projeter, avec un bon projecteur, surtout muni d’un bon objectif (Zeiss Super Talon, ou top du top, Leica Color Plan ou Super Color Plan).
    le niveau de détail projeté est saisissant! à l’heure actuelle, AUCUN vidéo projecteur ne peut rivaliser!
    Depuis que j’ai un Leica Pradovit avec un Color Plan CF 2.4/90 (CF adapté aux Kodachrome), je suis encore plus fan de la diapo!

  8. j’irais aussi dans le sens de jeandemi juste au-dessus.
    Sans jamais avoir eu l’occasion de projeter avec de telles bêtes de courses, j’avoue que malgré tout l’expérience de la projection avec du matériel de qualité correcte et de bonnes images restent pour moi irremplaçables.
    J’ai depuis quelques temps un vidéoprojecteur avec lequel j’arrive à restituer plutôt bien des films et des images numériques, mais je n’ai pas encore atteint la sensation que j’ai pu avoir avec la moindre de mes diapos

  9. La couleur en numérique manque cruellement d’âme. Quand je vois ce qu’ont fait en kodachrome Steve McCurry ou les photographes du National Geographic je regrette d’avoir découvert la photo si tard. Bon je n’ai que 24 ans et ça n’aurait pas changé grand chose puisque j’ai commencé l’an dernier.

    J’ai récupéré l’argentique de mon père – un Fuji St801 que j’adore – parce qu’à l’inverse du noir et blanc, ça ne me branche pas du tout de passer 1h sur l’ordi pour un raw en couleur. Et les logiciels de substitutions comme DxO Filmpack n’y changent rien. Par contre j’ai déjà passé des nuits sur Silver Efex.

    Bref, depuis deux mois, après avoir déclenché 20 000 fois en moins d’un an avec mon premier réflex numérique, je découvre une autre approche de la photo. Je n’ai fait développer qu’une pellicule couleur pour l’instant. Pas d’erreur d’expo malgré une pile vieille de plusieurs années, introuvable aujourd’hui et qui marche quand bon lui semble.

    C’est bon signe. Quand j’aurais vraiment confiance dans ma capacité à exposer à l’oeil je tenterai la diapo. Mais pour l’instant faut que je finisse ma Tri-X !

    Ravi d’avoir découvert ce blog !

    Th.

  10. Et moi qui ne travaille quasiment qu’à la Provia…
    Oui, le rendu des couleurs, surtout les verts me concernant.
    Et puis le numerique c’est bien, mais pour un portrait couleur il faut comparer Nega et Dia pas numerique et dia, l’effet couperet du numerique sur les petites pdc etant redhibitoire me concernant…
    Mais voila, c’est cher… En meme temps, si j’achete pres de 800€ de dia pas an (souvent plus), en 3ans je n’arrive pas au prix d’un 5d3 dont ces meme 3ans seront la duree moyenne d’amortissement vu la rapidite de son obsolescence… Alors que mon Leica R8 a depuis longtemps feté ses 10ans… C’est important l’amortissement…
    Bref, meme si de plus en plus j’ajoute du numerique dans la proportion num/dia de mon travail, je reste fidèle a ma Provia (bon, a la base j’etais plutot E200 mais malheureusement, kodak nous a abandonné…)
    En tout cas, bonne question, comme toujours 😉

  11. il n’y a pas besoin d’un long discourt.
    Une diapositive 6×6, un bon projecteur et un écran de 4 m².
    A ce moment on est dans une image superbe et incomparable.

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