Les pièges que j’aurais pu éviter – une photo pourtant facile

Photo noir et blanc dunes plage en plein été. Photographie discussion, critiques et esais argentique. Apprentissage de la photographie à Wambrechies, Marcq, Bondues

J’élimine régulièrement un bon paquet de photos au moment de la numérisation.

Quand j’observe mes négatifs fraîchement développés, je vais parfois au devant de belles surprises. Mais, il arrive aussi que je sois déçu de mon travail. Soit la photo ne retranscrit pas ce que j’ai vu sur place, soit je n’ai pas fait attention aux détails gênants. Sur le blog Histoires de photos, je montre uniquement ce qui me semble intéressant, acceptable. Les trois-quart des photos sont refoulées. De temps en temps, je fais l’impasse sur quelques défauts si je juge l’image utile pour illustrer un billet. J’ai un oeil très critique sur mes photographies. J’analyse chaque image et je note mes erreurs. Je vois ce que j’aurais dû faire au moment de la prise de vue pour ne pas répéter les mêmes erreurs. C’est une autre manière d’apprendre. Cela ne m’empêche pas pour autant de me tromper à nouveau sur le terrain.

La photo noir et blanc a été prise avec un compact argentique Olympus. Il n’y a pas de réglage d’exposition et de mise au point à effectuer. L’appareil gère tout en automatique. La seule chose à faire est de bien choisir l’endroit où l’on va diriger l’objectif pour qu’il puisse calculer une exposition moyenne correcte, puis appuyer sur le déclencheur à mi-course.  J’ai fait l’erreur de prendre la mesure de la lumière sur le sable. La forte luminosité que le sable renvoyait a conduit l’appareil photo à sous-exposer massivement. Résultat, le ciel est trop dense. J’aurais dû lui demander de mesurer la lumière sur une surface moins claire.

Le deuxième souci dans cette photo et cela saute aux yeux, c’est la ligne d’horizon qui n’est absolument pas droite. Je pourrais me faire pardonner en prétextant que le viseur est trop étriqué pour pouvoir bien visualiser les lignes, mais là, c’était quand même facile à vérifier avec le ciel et la mer. Une photo bancale est immédiatement recalée dans un concours. Je me suis concentré sur les proportions de la photo. Je voulais un maximum de sable dans la partie basse. J’ai pensé à orienter l’objectif vers le bas, mais je n’ai pas pensé à vérifier si mon cadrage était bien droit.

Passons sur le fait que la photo soit sous-exposée et qu’elle ne soit pas droite. Le rendu contrasté du noir et blanc passe encore et peut être corrigé dans Photoshop. Quant à l’orientation, on peut facilement redresser l’image.  Le plus gênant, c’est la position de mon sujet dans le cadre. J’avais demandé à ma compagne de se diriger vers la plage. J’ai attendu un moment qu’elle s’éloigne pour laisser une place importante au paysage. Elle devait juste servir de marqueur dans l’espace. Seulement voilà, j’ai trop attendu. Ses cheveux se confondent avec la végétation. En principe, j’aurais dû prendre la photo dix pas en arrière, quand sa silhouette se détache bien sur le sable, à gauche. Autre possibilité : je pouvais attendre qu’elle se situe à la lisière des dunes. Elle aurait occupé un endroit stratégique de l’image : le tiers supérieur droit. Autrement dit elle se serait trouvée sur l’un des points de force de l’image.

La réussite d’une photo tient à peu de choses. Avant d’appuyer sur le bouton, il faut penser au cadrage et décider comment disposer les différents éléments pour assurer une bonne lecture de l’image. En l’occurrence, ici, j’avais le temps. Le placement des personnages, la répartition dans le cadre et les plans qui se détachent bien sont aussi importants que le sujet lui même. Aussi, le rendu d’une image ne fait pas tout. Ce n’est pas parce que les couleurs ou le style du noir et blanc nous plaît que la photo est bonne.

Numérisation de vos anciennes photos papierBlog photo argentiqueVente de photographies noir et blanc pour cadres

La photo du dimanche : un homme seul dans la brume

Photographie paysage sous la neige - Homme seul marchant sur le port dans la brume

Noir et blanc argentique

C’est une photographie que j’ai réalisée avec un compact argentique très prisé des connaisseurs, l’Olympus Mju II. Ce que j’ai retenu de ce moment, c’est l’ambiance brumeuse sur le petit port de plaisance de Wambrechies.

Seriez vous prêt à poser pour une photo déjantée ?

Photo dérengeante - Les adorateurs de Lucifer

En général, les personnes à qui je demande de poser pour un portrait hésitent avant d’accepter. Eux, non.

Ce n’est pas une scène de cinéma d’épouvante. J’ai pris cette photo lors d’un salon consacré au manga et aux comics. Ce genre d’évènements attire bon nombre de personnages originaux. J’en ai profité pour prendre quelques portraits de passionnés de dessins animés japonais. Puis, le trio satanique est apparu.

Il m’a suffit de leur montrer l’appareil photo pour qu’ils adoptent immédiatement une posture apparemment bien étudiée. Ils m’ont imposé une mise en scène, je n’avais plus qu’à déclencher. Je ne suis pas attiré par l’univers diabolique et sanguinolent, mais là, je ne pouvais pas faire autrement. D’une certaine manière, ils sont fascinants. Ils assument complètement leurs goûts ou leurs croyances, je ne sais pas trop. Ils sont extravertis et un brin provocateurs, à l’opposé de ce que je suis en fait.

Dans la rue, je recherche des visages intéressants pour des portraits posés. Ici, ce sont les comportements qui m’ont intéressés. Je ne pense pas faire dans la photographie sociale. Ce n’est pas mon but. Mais les gens me fascinent. Certains posent de façon très naturelle, à croire qu’ils ont une aptitude innée pour le portrait, tandis que d’autres sont un peu mal à l’aise devant une caméra. Dans tous les cas, je leur demande d’être eux-mêmes.  Eux jouent carrément la comédie. Ils sont exceptionnels.

Le défi du club photo: photographier des instants de vie

Photographie de rue - Instants de vie - Le défi du club photo: photographier des instants de vie

Photo argentique – Pellicule Kodak TMAX

J’ai accepté de participer à un projet photographique initié par le club photo de ma ville. Il s’agit de photographier des « instants de vie » dans la commune.

Ce n’est pas un thème facile. Photographier les gens dans la rue demande une certaine audace. J’en parle en connaissance de cause. J’ai maintenant une dizaine d’années de pratique et malgré cela, dans certains cas, je suis encore obligé de me faire violence. J’essaie de me faire le plus discret possible. Je porte des couleurs sombres. Je place tranquillement le viseur devant mon oeil. Je cadre au mieux et je déclenche une seule fois. J’évite de viser trop longtemps la personne pour ne pas être repéré mais aussi pour ne pas déstabiliser cette personne. Cependant, j’ai encore parfois quelques hésitations. Lire la suite

La photo du dimanche : 14H30 sur une plage du Pas-de-Calais

Blockhaus allemand seconde guerre mondiale - Mur de l'atlantique - Photographie noir et blanc argentique

Sur certaines plages du Pas-de-Calais on rencontre des vestiges de la Seconde Guerre Mondiale.

A chaque fois que je peux me rendre à Wissant, j’en profite pour rendre visite à ce blockhaus imposant. Je l’ai photographié plusieurs fois, en couleur, en noir et blanc, en numérique et en argentique. Mais c’est cette image en noir et blanc que je préfère. Ce jour-là, j’ai bénéficié d’excellentes conditions de lumière. Un peu avant midi, les nuages s’éloignaient à l’intérieur des terres, laissant apparaître une belle luminosité avec un ciel intéressant. La lumière convenait bien au type d’image que j’espérais, contrastée mais pas trop, juste assez pour sentir la texture du béton.

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Photographe : se remettre en question

photographie noir et blanc argentique d'art

Cette année, je n’ai pas pris de bonnes résolutions. Je me suis juste fixé un objectif : être plus créatif dans mes images. Pour y parvenir, je vais devoir prendre plus de risques et produire plus.

Auparavant, j’avançais un peu au hasard. Fini tout ça. J’en ai assez de l’à peu près et de la facilité. Mes photographies doivent maintenant correspondre à ce que j’ai imaginé, pensé, préparé. J’ai besoin de créer à partir de mes humeurs, mes envies du moment et pourquoi pas mes peurs. Il faut que je puisse mettre en scène les choses. C’est une autre dimension que je ne soupçonnais pas il y a encore un an.  Dorénavant, je veux être plus créateur qu’observateur.

Pour cela, je dois repenser ma méthode de travail, produire encore et encore, et surtout m’améliorer. C’est une étape supplémentaire dans mon parcours photographique que je veux absolument franchir. Je n’ai pas envie de rester cloisonné dans une production banale, ordinaire. Dommage que cette prise de conscience arrive aussi tardivement. Ce n’est pourtant pas la crise de la quarantaine, elle est loin derrière moi.

Bien sûr, je ne pourrai atteindre ce but que si je m’en donne les moyens, le temps et le courage. Malheureusement, je suis envahi de doutes et rongé par les complexes. Quand je vois le travail magnifique de certains jeunes photographes, autodidactes, amateurs, je me dis que j’ai encore du chemin avant d’approcher leur talent d’artiste. Parce qu’il s’agit là de création artistique et non pas simplement de bonnes images. J’admets que mes photos soient la plupart du temps techniquement correctes, mais cela ne me suffit plus. J’ai besoin de faire preuve de plus de créativité.

Ce dont je rêve, c’est de pouvoir construire un vrai portfolio et d’arriver à trouver une cohérence dans ma photographie. Rendez-vous l’année prochaine.
En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous de réaliser les photos dont vous rêvez.

Cette photo noir et blanc est disponible en tirage 30 x 40 cm dans la galerie tirages d’art.