Deux méthodes pour photographier la nuit

Jardin botanique Montreal

Bien évidemment, cet article ne s’adresse pas à vous les experts, les baroudeurs, les mordus. Ce sont des basiques, des évidences pour vous. Je pense à ceux qui débutent à peine et qui aimeraient aller plus loin avec leur réflex numérique.

  • Avec un trépied

Si la lumière est très faible, il faut plus de temps au boîtier pour capter cette lumière. On parle alors de vitesse lente ou pose longue. Pour vous donner un repère, 1/15 est une vitesse lente. D’ailleurs, en dessous de 1/60, je pense que l’on peut parler de vitesses lentes. La nuit, les conditions de prise de vue deviennent délicates. Il faut essayer de capter la moindre source de lumière. Dans ce cas, l’exposition pourra durer une seconde, voire plusieurs secondes. Ce sont des poses longues.

Qui dit vitesse lente, dit… attention au loup… heu non au flou. Utilisez donc un trépied et oubliez votre flash, il ne vous sera d’aucune utilité. Mesurez la lumière sur votre sujet principal. S’il s’agit d’un édifice éclairé par des projecteurs par exemple, choisissez une ouverture et mesurez la lumière sur le monument en utilisant la mesure spot éventuellement. Ajustez l’exposition en surexposant légèrement. L’appareil en déduira une vitesse. Enclenchez le retardateur, c’est l’idéal.

J’ai pu photographier ces magnifiques illuminations de lanternes chinoises à Montréal grâce à un trépied. Cela m’a permis de rester à 100 ISO et ainsi obtenir une image fine et bien colorée. J’ai ouvert à F4, la mise au point et l’exposition ont été faites sur les lanternes au premier plan. J’ai obtenu une vitesse d’une demie-seconde (1/2).

Si vous n’avez pas de trépied, posez l’appareil sur le toit de la voiture, sur un muret, etc …

  • A main levée

La nuit, il est possible de travailler à main levée et sans flash. Imaginons que vous vouliez photographier une personne en extérieur. Placez votre sujet sous un lampadaire, à proximité d’une vitrine éclairée ou dans la lueur des phares d’une voiture.

Optez pour une sensibilité assez élevée : entre 800 et 1600 ISO. Mettez vous en priorité ouverture. Choisissez F4,5 ou  F2,8 si votre objectif vous le permet. Mesurez l’exposition sur son visage. Vérifiez que la vitesse est suffisante pour que l’image soit nette. Ajustez si nécessaire en surexposant. Mémorisez l’exposition ou reportez vitesse et ouverture en mode manuel. Faites plusieurs essais.

Je mets volontairement de côté la problématique de la température de couleur pour ne pas vous assommer de termes techniques. Sous certaines lumières, les visages apparaissent rouges, orangés. Il faudra donc recourir à certains réglages ou astuces. On abordera le sujet une autre fois, si vous le voulez bien.

2 réflexions sur “Deux méthodes pour photographier la nuit

  1. Merci pour les conseils !
    Je dois avouer que les progrès de la technique me bluffent !
    Moi qui considérait également le 1/60 comme étant la vitesse limite à main levée sur mon vieil argentique, il n’est pas rare que j’arrive à prendre des photos sans trépied au 1/10 avec mon boîtier stabilisé ! (mais il est vrai que c’est un peu plus sportif !).
    En tout cas, bravo pour vos photos, elles sont magnifiques !
    Mathias

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