Mon laboratoire photo me décevait

Voici une photo que j’avais bien failli mettre aux oubliettes, jusqu’au jour où je décide de la numériser moi-même.

Le tirage que mon laboratoire photo préféré m’avait rendu, ne me plaisait pas du tout. L’image était surexposée, floue, et je dirais même, sale. Ma première réaction fut :  » Fred, tu as encore raté ta prise de vue ! ». Jusqu’au jour où j’apprends, grâce au magazine Réponse photo, que la surexposition est souhaitable avec les pellicules du type négatif. A force d’être déçu par les tirages papier de mon labo, je me renseigne sur l’utilité de faire l’acquisition d’un scanner à la maison.

A la lecture de nombreux articles, je vois vite les possibilités offertes par ce genre de matériel. Ajustement de la lumière, des contrastes, des dominantes de couleurs, agrandissements à gogo, accentuation de la netteté aux petits oignons et réglages en tout genre. Je me décide donc à faire griller la carte bleue et me dirige alors vers un scanner pour films. Un Minolta Dimage Scan Dual IV !!! Ouah, rien que le nom me faisait passer en catégorie semi-pro.

Les résultats étaient pour moi « époustouflants », comme le dirait cet acteur italien de génie : Roberto Benigni. Je redécouvrais enfin mes images, avec leurs couleurs chaudes, naturelles ou tout simplement nettes. Rassuré de constater que le problème ne venait pas du photographe, mais bien de ces stations de développement dont les manettes sont bloquées sur un standard. Et tant pis pour les expositions délicates.  Je me suis alors plongé des nuits entières à scanner et scanner mes vieux négatifs. Je revivais ainsi mes voyages, mes rencontres, mes souvenirs.

Par la suite je ne demandais que le développement seul à mon laboratoire … préféré. Dans leur jargon, il faut dire un « DVS ». Les employées étaient charmantes, et commençaient à me connaître : « Pour Monsieur, ce sera un DVS ? » J’avais trouvé enfin mon équilibre. La plénitude au moment de déclencher sachant quel type d’image j’obtiendrais.

Aujourd’hui, je suis passé au numérique. Au réflex numérique, devrais-je dire. Mais je n’ai pas pour autant abandonné la pellicule. Au contraire. Malheureusement, mon laboratoire photo n’existe plus. Faute aux méchants pixels gloutons. Alors je commande des DVS par-ci par-là. Et la prise de vue en argentique continue…

Université de Glasgow - négatif scanner

Université de Glasgow.

2 réflexions sur “Mon laboratoire photo me décevait

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