Photographies à encadrer

Faire des photos, c’est bien. Les partager, c’est bien aussi, les imprimer, c’est mieux. Je suis de l’ancienne garde. J’estime que l’on ne peut vraiment apprécier une photographie qu’en l’imprimant, surtout sur un beau papier. L’idéal, c’est l’encadrement. Pour moi, il n’y a rien de tel qu’un tirage sur papier baryté accompagné d’un passe-partout.

Séance portrait avec Delphine

Portrait noir et blanc argentique - Citadelle de Lille

J’ai eu la chance de rencontrer Delphine qui s’est proposée de poser pour moi en tant que modèle, le temps d’une séance portraits très classiques à Lille. Delphine n’est pas seulement modèle, elle est aussi comédienne et n’a eu aucune difficulté à jouer devant mon objectif. Delphine est très à l’aise. En une heure, l’affaire était bouclée. La séance s’est déroulée dans d’excellentes conditions de lumière. J’ai travaillé avec une pellicule Kodak BW400CN.

Matériel utilisé : Canon EOS 3 et zoom Canon EF 70-200 F4 L USM.

Repérages

Photo vintage facile avec quel appareil ?

Je pars à la recherche de lieux intéressants qui pourraient faire l’objet de scènes pour les prochaines séances photo. L’idéal serait de pouvoir choisir un endroit correspondant au style ou la personnalité de chaque modèle. Ce n’est pas toujours évident et il faut éviter de tomber systématiquement dans les clichés du genre " jeune femme romantique dans un décor idyllique ". Il n’est pas interdit de casser les codes. Alors je prends des notes et j’essaie d’imaginer l’ambiance en noir et blanc. Parfois, c’est le lieu même qui m’inspire et me donne envie de travailler sur tel ou tel thème. En ce moment, mes repérages se font surtout en milieu urbain mais avec l’automne qui approche je vais commencer à explorer les espaces naturels. Une fois les endroits repérés, je ferai appel à de nouveaux modèles qui auront envie de participer à une séance sur le thème de l’automne. Pour moi, les lieux où les portraits vont être réalisés ont beaucoup d’importance et doivent servir le modèle.

Dernier scan argentique : la Kodak TMAX 100

TMAX100

Il me fallait une dernière vue pour terminer la pellicule de 36 poses logée dans le Mju II. La cathédrale de la Treille avec son portail sculpté mis en valeur grâce au jeu des ombres était un bon choix . J’aime beaucoup utiliser la Kodak TMAX 100 quand le soleil est bien présent. Les contrastes sont beaux. Les nuances de gris sur la pierre sont bien restituées. Cette pellicule convient parfaitement à la photographie d’architecture. Elle offre des détails fins. C’est un réel plaisir de la numériser.

Photographies noir et blanc : intérieur ou extérieur ?

tearoom

Photographie noir et blanc argentique

 

La lumière est désastreuse depuis ce matin. Je ne suis pas du genre à réclamer systématiquement un rayon de soleil quand je pars photographier en extérieur. On fait de très bonnes photos par temps couvert. D’ailleurs, j’apprécie la lumière diffuse pour les portraits. Le rendu est plus doux. Mais ici, tout est d’un gris maussade. À tel point que je me demande si je ne devrais pas plutôt rester à l’intérieur aujourd’hui. Un salon de thé pourrait faire l’affaire.

Reprise des séances portraits en noir et blanc argentique à Lille

Photographe lillois style retro noir et blanc modèles femmes et hommes

Séance portraits rétro à Lille – Modèle : Tarika

Lundi dernier, c’était la rentrée pour moi aussi. L’activité portraits a débuté avec Tarika, passionnée par le style rétro. Nous nous sommes mis d’accord sur une série de portraits en noir et blanc classique, dans le centre du Vieux Lille. La séance n’a duré qu’une heure. Je n’ai utilisé qu’un seul objectif avec l’EOS 3 : le 50 mm. En temps normal et vu les conditions de lumières plutôt favorables, j’aurais utilisé de la Kodak TMAX 100. Exceptionnellement, j’ai choisi de travailler avec la Kodak BW400CN par nostalgie.

Tarika 1

BW400CN - 018

BW400CN - 016

BW400CN - 027

Photographes de l’ombre

Nous, photographes anonymes, espérons sortir de l’ombre un jour. Nous ne connaîtrons certainement jamais la gloire et ce n’est pas très important mais parfois nous attendons juste un peu de reconnaissance de la part des autres. Nous poursuivons quand même inlassablement notre quête de la bonne image, celle qui fera plaisir à notre commanditaire, celle dont nous pourront être fiers parce que nous sommes des passionnés. Nous travaillons d’arrache-pied afin d’améliorer notre écriture. Le langage de la lumière n’est pas toujours facile à traduire en image mais notre volonté et notre envie nous poussent à faire toujours mieux.  Malheureusement, nos créations ne sont pas forcément compréhensibles ou acceptées par tous. Il faut parfois savoir accepter la critique et ne pas baisser les bras. Alors, en attendant d’être reconnus, nous continuons à photographier dans l’ombre.

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Photographies argentiques – Pellicules Kodak TMAX et reflex Canon EOS 30v

 

La Kodak BW400CN va disparaître

usine BW400CN

Pellicule Kodak BW400CN

Je suis triste. La pellicule Kodak  BW400CN va disparaître. C’est encore un précieux film argentique en moins dans la gamme du noir et blanc. Apparemment, la demande n’est pas assez forte pour soutenir la production. C’est un négatif que j’apprécie beaucoup pour ses noirs profonds et son absence de grain visible, assez unique dans la catégorie des 400 ISO. Le gros avantage de ce négatif, un peu à part, est que l’on peut s’adresser au laboratoire photo du coin lorsqu’on a besoin d’un développement rapide. En effet, la Kodak BW400CN se développe comme un négatif couleur. Je l’utilisais plus souvent quand je vivais en Écosse. J’aimais bien photographier les paysages avec un fort contraste. Dans les rues de Glasgow, je chargeais le reflex Canon avec la BW400CN pour photographier aussi bien les scènes de rue que l’intérieur des bâtiments et des musés. J’ai toujours eu des images bien nettes et un beau noir et blanc grâce à ce film. J’ai décidé d’en commander un lot avant qu’il ne disparaisse. Je ferai certainement une série de portraits avec, une manière pour moi de lui faire mes adieux.

Mon Olympus me manque

Olympus OM 2000 - Zuiko 35 mm - Kodak Tri-X 400

Si j’avais su, je ne me serais jamais séparé de ce 24 x 36 argentique. Il rendait bien des services. Léger, petit, facile à manier, je pouvais l’utiliser tel un compact avec l’avantage d’un vrai viseur. Dans la besace, il ne prenait pas de place et je pouvais l’emporter partout sans être encombré. J’aimais bien utiliser la Rollei Retro et la Kodak Tri-X avec l’Olympus. Oh, ce n’était pas le meilleur des appareils photo argentique. Il était bruyant et l’accrochage de la bobine avait tendance à m’énerver mais j’ai pu réaliser de bonnes photos grâce à lui. J’avais décidé de mettre en vente tout le vieux matériel soi-disant pour faire un peu de place dans les placards et récupérer un peu d’argent pour investir dans d’autres accessoires photo. Finalement ce n’était pas une bonne idée. J’ai encore la sensation du toucher quand je le tenais dans les mains. C’est toujours pareil quand on se débarrasse de son vieux matériel, on le regrette amèrement un jour ou l’autre.

Laissons faire l’appareil photo

Lever de soleil - Photo couleur argentique scannée - Ancien appareil photo Pentax avec 50 mm

Pentax P30t – Pellicule Fuji Superia 100 ISO

 

La photographie, ce n’est pas très compliqué. Il suffit d’appuyer sur le déclencheur au bon moment et l’appareil s’occupe du reste. Ce n’est pas la même histoire avec les autres disciplines artistiques. Oh bien sûr, il faut savoir repérer les situations délicates et anticiper les problèmes d’exposition mais nul besoin d’être un surdoué pour obtenir une bonne photo. La seule chose à faire est de choisir un cadre, éventuellement un point de vue si on a la possibilité de se baisser ou de se déplacer. Le sujet et la lumière sont primordiaux. Grâce à la technologie avancée du numérique, l’image se forme toute seule. Faîtes un peu confiance à votre appareil photo. N’essayez pas de lui imposer un réglage manuel parce que cela vous semble pertinent. Il est suffisamment intelligent pour analyser la situation. Un appareil argentique aussi basique que le Pentax P30t sait le faire, alors pourquoi pas votre numérique ?

Dernier scan argentique : Ypres

TMAX 100

Les photos de l’entre deux : ni bonnes ni mauvaises.

J’ai dû scanner à nouveau toute la série noir et blanc réalisée à Ypres en Belgique. Je n’ai pas su récupérer les photos stockées sur le disque dur tombé en panne. Dans le lot, il y avait cette vue n°36 qui me pose toujours problème. C’est une photo prise avec un appareil 24 x 36 que j’ai découpée au format carré. L’originale ne me convenait pas dans son format vertical laissant trop d’espaces vides en haut et en bas. J’ai vaguement essayé de trouver un compromis en la recadrant. J’ai même tenté un recadrage à l’horizontal, mais sans succès. Quelque chose d’autre m’ennuyait déjà à l’époque où je l’avais scannée la première fois, c’est la mauvaise répartition des passants dans le cadre. Et forcément, je ne vois que ce défaut maintenant et j’éprouve une sorte de frustration car cette photo fait partie des images de l’entre deux comme beaucoup d’autres. Elles sont ni bonnes ni mauvaises .

En l’observant avec un œil neuf et avec du recul, je me rends compte qu’elle méritait mieux. Je n’ai pas su déclencher au bon moment. Si la première personne à vélo était plus à droite, on aurait mieux distingué son visage sur le fond noir. Ensuite, le coin de l’image en bas à droite est désespérément vide. Une autre personne aurait été la bienvenue, même un bras ou une jambe auraient apporté un meilleur équilibre à cette image. D’ailleurs, je pense que c’est exactement ce qu’il fallait, une moitié de corps pour fermer l’image. Ici, tout est dans l’art de choisir le bon timing quand les éléments se mettent en place avec exactitude comme dans un tableau ou une scène de cinéma avec des figurants. Ce n’est pourtant pas compliqué de réaliser ce genre d’image. L’unique intérêt de ce type de photo réside dans l’occupation intelligente de l’espace. Parce qu’après tout, il n’y a pas grand chose à voir à cet endroit. Le cadre étant défini, il suffisait d’être patient et d’attendre une meilleure composition de l’ensemble.

Ce jour-là, j’étais avec un ami et je lui expliquais qu’il faut être réactif lorsque l’on fait de la photo de rue. Je lui montrais comment préparer son appareil photo, notamment en basculant en mode manuel et en utilisant l’hyper focale. Malheureusement pour moi, j’ai confondu réactivité et précipitation. Être rapide ne signifie pas déclencher vite à tout instant sans réfléchir. Il faut savoir être prêt et attendre le moment opportun, sinon cela n’a aucun intérêt de photographier ce genre de scène dans la rue. J’ai voulu faire le malin et c’est raté. Cela dit, je me suis rattrapé un peu plus tard. Je suis retourné à Ypres pour photographier la ville, toujours en noir et blanc argentique. Seul, j’ai pu me concentrer sur mes actions et choisir de façon un peu plus pertinente les instants. J’en parlerai une prochaine fois. Allez, je retourne à mes scans. Bonnes photos à toutes et à tous.

Journal en noir et blanc d’un photographe du Nord

Photographe du NPC théâtre de rue et festivals - noir et blanc argentique - HP5

Photographe argentique – Pellicule Ilford HP5

 

Aujourd’hui, j’avais du temps devant moi. Du temps pour écrire, pour scanner ou encore pour faire les photos que j’aime. C’était le moment de reprendre les projets personnels en suspens et de finaliser quelques articles. Je n’ai rien fait du tout, incapable d’entreprendre quoi que ce soit de créatif. J’ai passé ma matinée à lire des interviews de photographes amateurs sur des blogs amateurs. J’avais envie de voir comment les jeunes passionnés appréhendent la photographie. Tous font part de leur expérience même embryonnaire avec beaucoup d’assurance et de certitudes. À les lire, ils ont appris instantanément tout ce qu’il faut savoir sur le langage photographique et savent déjà tant de choses à propos de cet art qu’ils veulent absolument partager leurs connaissances et distillent même quelques conseils.

C’est vrai que tout va très vite de nos jours. Un individu peut passer de l’anonymat à la célébrité ( toute relative ) en à peine un an et ce grâce aux réseaux sociaux et sites de partage et c’est comme cela dans tous les domaines, pas seulement la photographie. Les moins de vingt ans d’aujourd’hui sont des experts et font la critique des livres, de matériels ou de services pros de grandes marques. Leurs idoles sont des personnes influentes du web, elles-mêmes encore inconnues six mois auparavant. Nul besoin de posséder un talent quelconque pour gagner cette popularité enviée par tous. Il faut juste des moyens et user subtilement des outils de communication modernes du net. Les tutoriels et tests de matos pullulent sur le net. On ne sait plus si on a affaire à de vrais magazines ou des imposteurs.

Personnellement, j’ai mis du temps pour comprendre les fondamentaux de la photographie. Puis, petit à petit et à force de volonté, je me suis formé en autodidacte. Cela a pris des années. Encore aujourd’hui, j’ai encore quelques doutes quant à ma façon de procéder. Je ne parle pas de la technique. Je considère que c’est acquis depuis une bonne dizaine d’années. Je parle de l’aspect esthétique et artistique de la photographie. Sur ce plan, rien n’est jamais définitif. Un jour, on peut aimer ce que l’on fait et le lendemain ne voir que des défauts. L’inverse est plus rare mais cela arrive. La lecture des grands photographes m’a fait beaucoup de bien, les conseils des pros aussi. Je ne pense pas que la jeune génération a l’envie et la patience de s’imprégner des œuvres d’artistes de notre temps. Leurs références s’arrêtent à Flickr, Tumblr  et 500px.

Récemment, je me plaignais de la baisse de fréquentation du blog et du manque d’interaction avec les lecteurs. On me conseillait de développer la rubrique "matériel", de créer des tutos mais aussi de suivre et commenter l’actualité. Outre les questions des internautes concernant la numérisation de pellicules ou le choix d’appareils photo argentiques, on m’écrit aussi pour me reprocher mon manque de professionnalisme sur le plan journalistique. Soi-disant, je devrais entre autres citer mes sources. J’hallucine. Faut-il absolument se faire passer pour un webzine pour pouvoir gagner le cœur des lecteurs ? Je rappelle que l’on peut être auteur sans être journaliste, que l’on a encore le droit de s’exprimer sur des sujets qui nous passionnent comme la photo noir et blanc par exemple sans passer par des artifices en marketing et pro-consommateurs. Je tiens à conserver le caractère très personnel et indépendant du blog. Je vous rassure, vous êtes bien en train de lire le journal d’un photographe du Nord.

Pas de snapshot en photographie argentique ? Et pourquoi pas ?

Agfa Ultra 100 - portrait enfant

Portrait enfant Agfa Ultra 100

J’entends souvent dire qu’en photographie argentique il faut faut prendre plus de précautions qu’en numérique sur la façon d’exposer la pellicule. Oui et non. On peut très bien se laisser aller à la spontanéité. Les photographies sont parfois plus belles quand on réagit spontanément sous le coup d’une émotion, à la condition tout de même d’être vigilent aux conditions de lumières et à la mise au point. Mais cela se prépare avant. Et avec un peu d’habitude, on sait repérer les situations à risque. Alors moi je dis oui au snapshot argentique.

Et pourtant, nous continuons à photographier dans la rue

Tri-X 401

 

Entre les véritables artistes, les mauvais imitateurs, les gens qui comme moi pratiquent en dilettante, je ne compte plus le nombre de blogueurs ayant une rubrique dédiée à la photographie de rue. Je ne connais pas les motivations de chacun. Certains vouent une véritable passion pour cette discipline et malgré leur position d’anonyme, ils produisent des pépites. D’autres ne font que suivre le mouvement sans réellement comprendre les subtilités de ce genre photographique. Capturer des scènes de vie ans l’objectif, c’est tendance, alors on "shoote" n’importe qui, n’importe comment. Ceux là pensent qu’ils suffit d’appuyer sur le déclencher et de coller une étiquette "street photography" pour pouvoir affirmer haut et fort leur statut de photographe de rue.

Rollei Rollei - 064Rollei -

En apparence, la photo de rue peut sembler facile à mettre en œuvre parce qu’il n’est pas nécessaire de partir loin, de se lever de bonne heure ni même d’acquérir un matériel onéreux. Il suffit d’arpenter la rue en espérant tomber par hasard sur un sujet qui sort de l’ordinaire sans devoir faire appel à des modèles, investir dans des accessoires de studio. Du coup et grâce au numérique, la photo de rue est devenue le passe-temps favori de nombreux amateurs. Les images produites sont bien souvent converties en noir et blanc certainement dans le but de recréer un style d’autrefois. Très peu de photographes fonctionnent en argentique. C’est bien trop risqué.

Malheureusement, la plupart du temps, les photographies qui inondent les sites de partage n’ont aucun intérêt, ni sur le plan artistique ni sur le plan documentaire. Les cadrages restent incertains, l’absence de réel sujet est flagrante et des figurants qui ne jouent pas le jeu, on s’interroge devant ces photos ennuyeuses. Si au moins, les images étaient agréables à regarder…

 

KODAK Tri-X dans la rue

Construire une image intéressante sur le thème de la rue, est à mon avis l’exercice le plus difficile en photographie ( loin derrière le reportage de guerre bien entendu, mais ici on parle de pratique en amateur ). Saisir les attitudes intéressantes des passants, jouer sur les coïncidences, mettre en valeur le décor et la lumière tout en faisant en sorte que l’espace soit parfaitement organisé, c’est soit un véritable exploit soit le résultat d’un coup de chance. Évidemment, quelques rares photographes ont un véritable don pour ce travail exigeant. Mais beaucoup ne se rendent pas compte de la médiocrité de leurs images et en sont pourtant fiers.

À suivre …

TMAX 100 346